État d'esprit

Je suis dans un de ces moments creux de la vie. Ceux où on essaie de se retrouver après s'être un peu perdu. De ceux qui suivent les déceptions, où après avoir fait tout ce qu'on voulait jusqu'à s'en vouloir, on aspire à nouveau à une certaine stabilité. Même si pour cela, il vaut mieux rester seul pendant un petit moment. Faire une mise au point, méditer, réfléchir et prendre soin de soi. Avant de se laisser emporter une bonne fois pour toutes?

Je suis un doux rêveur, un naïf qui croit aux amours éternelles. Cette bêtise m'a valu bien des claques, même si je me suis toujours relevé par la suite. Le pire, je pense, c'est que j'ai toujours envie d'y croire. Pas à la femme parfaite, mais à celle qui, imparfaite, me conviendra parfaitement. Cette relation faite de complicité, de confiance, de sourires, de magie et d'une grosse dose de communication. De celles où on joue comme des enfants, on se protège comme frère et sœur,  on parle comme des amis et on se dispute comme mari et femme. Après tout, ce n'est pas inaccessible puisque je l'ai connu, au moins temporairement. Mais est-ce bien raisonnable d'espérer vivre quelque chose de plus fort, par sa sincérité, sa réciprocité et sa longévité? Sans doute vaut-il mieux ne s'attendre à rien mais être prêt à tout.

Mon esprit est donc partagé entre un besoin de me reconstruire seul, l'espoir qu'une jolie histoire puisse encore arriver et la crainte que l'attente que cet espoir se réalise ne finisse par me détruire.

Je passe le plus clair de mon temps à travailler, faire du sport et cuisiner sainement afin de ne pas avoir trop honte de mon corps, au moins. Je sors toujours car j'ai besoin de voir du monde et de faire de nouvelles connaissances mais j'ai diminué les sorties et varié leur style afin de goûter à d'autres plaisirs et de mettre de l'argent de côté dans le but d'acheter mon propre appartement et de quitter la maison de mon père définitivement et sans dépendre de personne.

Et puis quoi, encore?

Je suis justement en train de préparer le souper quand mon père rentre après avoir fini de travailler. Il me regarde avec un petit sourire et je me demande ce qui lui prend, lui qui ne parle pas beaucoup, voire pas du tout, à part pour me faire des reproches ou me raconter ce qu'il fait de son temps libre avec ses amis. Il me confie alors qu'il a "peut-être quelqu'un pour moi".

J'en ai été choqué! Ok, j'ai trente-deux ans, je suis célibataire et j'habite toujours chez mon père. Ok, je suis loin d'être opposé au fait que l'on me parle de personnes intéressantes. Mais c'est tout de même humiliant, non? Je ne suis pas fan des histoires "arrangées" mais le fait que ça vienne de mon père, j'ai trouvé ça encore pire. Comme si je n'étais pas capable de trouver quelqu'un de bien par moi-même. Enfin, en même temps, si je suis parvenu à en trouver, une chose est sûre: ça n'avait jamais fonctionné puisque j'étais seul.

De nature curieuse, je demande tout de même de qui il s'agit car quand on habite dans une si petite ville, on connaît pratiquement tout le monde. Il est incapable de me donner son nom mais m'explique qu'il soigne sa maman, qui a travaillé avec moi il y a plusieurs années. Il ajoute encore qu'elle est vraiment jolie, visiblement sportive et très bien de sa personne. Il a conclu en disant qu'apparemment elle est en couple mais que son compagnon ne semble pas à la hauteur de ses espérances et qu'elle a souri et rougi quand mon ancienne collègue lui a dit, en parlant de moi: "C'est de quelqu'un comme ça dont tu aurais besoin".

Je veux savoir à quoi elle ressemble, impossible que je ne l'ai jamais croisée auparavant! Après plusieurs minutes de recoupages d'informations sur Facebook, je finis par tomber sur elle. Mignonne, effectivement, même si je ne suis pas naturellement porté sur les blondes. Son profil indique étrangement qu'elle est célibataire. Je vois que nous avons certains amis en commun... des gens dont je suis où j'ai été proche, pour certains. Et d'après les photos, elle est allée en vacances avec eux! Intéressant... cependant, je n'ai aucun souvenir de l'avoir déjà vue quelque part, encore moins de lui avoir jamais parlé.

Je renonce cependant momentanément à faire connaissance: dans quelques jours, c'est la fête au village et j'ai un programme bien chargé. Je risque de ne pas être disponible pendant un bon moment et d'avoir bien d'autres choses en tête...

Bonjour!

Cela fait une semaine que la fête est terminée, je suis retourné au travail pendant deux jours qui m'ont semblé longs et pénibles, s'en est suivi un week-end d'évasion mentale durant lequel je suis resté chez moi presque tout le temps. J'avais besoin de repos et de me retrouver. Toujours connecté, je fais le tour de différents sites de rencontres, sans conviction. Je réfléchis beaucoup. Ensuite, je repense à cette petite blonde et je retourne faire le tour de son profil, ses photos. Je finis par me dire que celui qui ne tente rien n'a rien et par cliquer sur le bouton "Ajouter". Après tout, les mariages arrangés ne durent-ils pas plus longtemps que les autres, statistiquement parlant? Je ris intérieurement en me disant que, de toutes manières, il y a de fortes chances pour qu'elle rejette l'invitation puisqu'on ne se connaît pas.

Le lendemain, à ma grande surprise, j'avais une amie de plus sur Facebook. Extrait d'un dialogue entre deux des voix dans ma tête: "Qu'est-ce que je fais? Je lui parle? Ça fait pas un peu précipité? en même temps, si je ne lui parle pas, à quoi ça servait de l'ajouter? Oh allez, arrête de réfléchir, dis-lui quelque chose! Oui, mais quoi? "Bonjour", pour commencer, ce serait pas mal". Je suis du genre à me poser beaucoup de questions pour finir par foncer, tête baissée. Du genre à agir sous la pression.

À nouveau, j'ai été positivement surpris: une conversation agréable avec quelqu'un qui semble mature et qui manie l'ironie avec une certaine habileté. Elle est en couple depuis deux ans et place des barrières de politesse et des distances correctes mais elle m'avoue qu'elle remet certaines choses en question en ce moment et se pose beaucoup de questions. Typiquement le genre de situation que je cherche à éviter! Cependant, elle ne semble pas disposée à discuter de son couple, ce qui est sans doute mieux pour tout le monde. Après tout, ça n'engage à rien de faire connaissance et ces quarante-cinq minutes sont passées à la vitesse de l'éclair. Pourquoi se priver de moments plaisants?

Quelques jours plus tard, une autre conversation. Cinq heures. On s'approche un peu plus, on teste l'humour, on fait vraiment plus ample connaissance. Des petits détails de la vie quotidienne, de l'instant présent: elle suit des cours d'italien et j'adore les langues latines. Elle a l'air déçue de sa situation mais, au moins, je la fais rire. Elle m'a même posé quelques questions sur ma situation personnelle. On a eu un peu de mal à décrocher, même si j'ai eu l'impression de la forcer un peu à ne pas me laisser...

Le week-end a cette fois mis la fête à l'honneur. De piscines en soirées, en passant par des apéros, des marches, un resto... La fatigue s'est à nouveau installée et la discussion a repris avec elle. Elle s'est renseignée pour savoir si j'étais quelqu'un de correct. Elle maintient toujours une distance décente, néanmoins. Elle a dû écrire le mot "amical" cinq fois sur ses sept dernières phrases. Est-ce qu'elle veut éviter que je m'attache pour ne pas avoir la pression de savoir qu'elle a la possibilité de me faire souffrir? Ou est-ce qu'il s'agit d'auto persuasion afin qu'elle ne laisse pas inconsciemment la conversation dériver? Je l'ai encore fait rire, elle rentre vite dans les jeux de rôles. Elle m'a demandé si je m'attachais vite et m'a dit qu'elle aimait bien écrire avec moi, maintenant. Elle a sous-entendu qu'on se verrait probablement un jour mais que nous allions nous contenter d'écrire amicalement pour le moment. J'avoue que je commence à penser un peu à elle. Elle, de son côté, a juste avoué, ce matin, qu'elle avait pensé à un de nos délires, au réveil. On avait évoqué la possibilité de partir loin pour écrire un livre: la suite de mon journal de Bridget Jones à moi (un recueil de mes déboires amoureux que j'ai écrit durant un an et que j'ai perdu dans un crash de disque dur), une histoire qu'on pourrait "écrire à deux", dans le sens métaphorique du terme. On vivrait notre histoire et je l'écrirais. Ce que vous êtes en train de lire en ce moment! Elle m'a suggéré un endroit de rédaction: l'île Harbour, aux Bahamas. Tentant, quand on voit les images...

Lionne à Lion: nouveau moyen de communication

Elle avait posté une chanson en italien, "Adesso tu" qu'elle a enlevé pour "ne pas avoir de remarque". En substance, elle disait "maintenant, tu es là, au centre de mes pensées" (je parle de la chanson, là). Je n'ose pas penser qu'elle l'a postée en pensant à moi... Mais elle l'a surement enlevée pour ça.

D'ailleurs, c'est elle qui est venue vers moi, sur Facebook, en me parlant de cette île dans les Bahamas. Qui y a pensé dès le réveil. Je l'ai laissée venir et je n'ai pas dû attendre longtemps. Elle apprécie sans doute réellement le fait de parler avec moi. C'est encore elle qui est revenue vers moi, le soir, par SMS, comme elle avait mon numéro. Elle m'a dit que quand elle disait "amicalement", c'était le plus souvent pour taquiner mais peut-être aussi pour laisser une certaine distance.

Elle commence à prendre un peu de place, dans ma tête en tout cas. Ce n'est pas pour me déplaire car je préfère penser à elle qu'au passé, par exemple. D'un autre côté, je ne sais pas ce qu'elle veut réellement ou ce qu'elle pourrait vouloir. Je ne suis donc pas sûr qu'il soit bien raisonnable de m'attacher à elle... il faut voir de quelle manière on s'attache, évidemment.

Ce qui est mignon, c'est qu'une certaine complicité s'installe déjà. On a détecté le mot parasite de l'autre et on s'amuse à jouer avec. Elle n'arrête pas de dire "drôle" et moi, je dis "intéressant" dès que j'en ai l'occasion... maintenant, c'est moi qui dis "drôle" et elle qui place "intéressant" un maximum de fois dans la conversation. On se parle un peu en italien ou en espagnol. Je suis le vilain et elle, la connasse. On est du même signe astrologique: elle est la lionne, je suis le lion. Ça devient presque des petits surnoms. Mignon!

La voix de la Lionne

Aujourd'hui, c'est moi qui ai envoyé le premier SMS. Plus gentil que vilain. Elle travaillait mais j'en ai reçu quelques-uns, malgré tout, entre deux clientes... et je lui ai dit que j'avais envie d'entendre sa voix (histoire de voir si elle n'avait pas un accent tout pourri). Elle a commencé par me taquiner, tout d'abord. Puis, elle m'a appelé! Elle n'a pas d'accent pourri, elle a même une jolie voix. Elle donne l'impression d'être à l'aise; de mon côté, même si je n'en ai sans doute pas l'air, j'étais un peu stressé.

Je voudrais devenir une drogue, pour elle. Surtout que je commence à beaucoup regarder mon GSM, inconsciemment. Je serais attachant et un peu fougueux, d'après elle. Toujours des jeux de mots... et je lui ai dit que j'aimerais la rencontrer. Ce qui risque d'être encore un peu plus stressant, pour tout dire. Je crois que je ne pourrais pas la "draguer" plus clairement sans être... lourd.

Surprise!

Hé bien, je n'ai pas eu le temps de stresser! Elle m'a dit qu'elle arrivait et je ne l'ai pas crue. J'ai probablement bien fait, même si elle est vraiment venue. Je la trouve plus jolie qu'en photo. Et elle sent bon! Je crois que j'avais un sourire ridicule collé sur le visage et que je n'ai fait que débiter des âneries pendant une bonne heure. Mais elle a beaucoup souri, aussi... Elle m'a expliqué que, comme moi, elle voulait "passer une étape" de plus et savoir si on était physiquement compatibles. Ça n'avait pas l'air si amical. Je lui ai glissé deux bisous dans le cou, à défaut d'autre chose. Elle a tout de même maintenu une certaine distance, je ne sais même pas si je lui plais. Je me suis vu l'embrasser plus d'une fois mais je suis pratiquement certain que j'aurais pris un vent et puis je ne veux pas forcer les choses. Elle m'a demandé si elle avait marqué des points... Elle avait l'air assez sûre d'elle à ce sujet et assez contente d'avoir fait péter le score. Je dois avouer qu'elle m'a scotché, ce n'est pas la première fois qu'elle me surprend positivement. Elle avait dit tout à l'heure que j'étais attentif et surprenant mais... Elle ne se débrouille pas mal, à ce niveau-là! Et j'adore ça.

Dire que j'ai entendu sa voix pour la première fois il n'y a même pas 12h... On fait tout à l'envers et j'ai l'impression que ça va vite alors qu'elle roule avec le frein à main. Mais j'ai clairement retrouvé un petit sourire, une motivation, un but... La rendre folle de moi! Je suis fou. Je ne devrais pas m'emballer. Elle m'a envoyé un sms pour me dire qu'elle était bien rentrée alors j'en ai profité pour mettre les pieds dans le plat. Je lui ai clairement demandé si je lui plaisais. Je l'ai regretté immédiatement et puis je me suis dit que ça me calmerait de me prendre une belle claque. Elle a répondu qu'elle était trop coincée sous la couette pour me répondre, qu'elle pouvait juste me dire que j'étais... Drôle. Son mot fétiche. Et maintenant, je suis "spécial", hum. Je ne sais pas si je dois me vexer ou être content. Bon... Je ne vais pas tarder à aller me coucher, moi.. On aura les idées plus claires demain, normalement, il paraît.

La lionne s'approche... Un peu

Aujourd'hui, on s'est envoyé quelques messages pendant qu'on bossait. Elle m'a dit qu'elle avait pensé à moi ce matin mais qu'elle n'arrivait pas à éclaircir ses idées. On se taquine toujours, on glisse quelques mots en italien. Elle n'est pas trop grande, ce qui lui permet de mettre des talons sans me mettre une tête. Je trouve que c'est plutôt une bonne chose mais elle a eu l'air de se vexer quand je lui ai dit: "Tu peux toujours mettre des talons alors, Minipouce!". Hum. J'ai passé la moitié de ma journée à regarder mon GSM... A force de second degré, on a failli ne plus savoir à quel moment il fallait rire et à quel moment il fallait prendre les choses au pied de la lettre. La limite des sms et le manque cruel de non-verbal amènent à des situations de ce genre, parfois. J'ai pris l'initiative de téléphoner pour avoir au moins les intonations de la voix et ranger ce léger malentendu directement aux oubliettes, la méthode m'a paru efficace.

J'ai eu envie de la revoir, déjà. Apparemment, elle n'était pas opposée à l'idée et elle a pris de la paëlla pour deux. J'avais un sourire jusqu'aux oreilles en conduisant sur le chemin du retour du boulot, j'avais misé sur le fait que mon père n'était pas là ce soir et... Je me suis trompé. Il a tout de même gentiment évacué les lieux, même si ça me gênait un peu. D'ailleurs, quand je lui ai expliqué, elle était un peu gênée aussi. Quelle situation! Ce serait plus simple si j'avais mon chez moi.

On a bu du vin blanc et elle a parlé un peu plus. Elle m'a raconté son parcours scolaire et professionnel. La douce rêveuse, un peu rebelle, qui a des problèmes avec l'autorité, qui ne se livre pas facilement. Une lionne.. Qui réfléchit, qui se remet en question, qui considère que rien n'est définitivement acquis, que les gens évoluent, qu'ils peuvent se rencontrer dans une période où ils se donnent des choses et puis se quitter parce que ce n'est plus le moment. Elle m'a un peu parlé de sa relation actuelle en faisant un parallèle avec ça. Sa situation ne lui convient plus, elle la traîne presque comme un boulet et sait qu'il va falloir rompre ses chaînes, même si certaines choses de son passé la retiennent encore. Elle semble un peu perdue, ne pas savoir ce qu'elle veut, ni avec quel genre de personne. Dire que je pensais être le champion de la prise de tête, je crois que j'ai trouvé mon maître!

Elle maintient toujours une certaine distance. De très légers contacts mais pas de bisou ni de câlin à l'horizon. Elle m'a dit que j'avais l'air immature, aussi! Ca m'a un peu choqué. Bien calmé, en tout cas. Elle cherchait peut-être à provoquer une réaction, à ce que je me défende. Si c'est le cas, elle utilise le même genre de méthodes que moi et elle me ressemble un peu plus que ce que je ne pensais. Déjà qu'elle est, selon ses dires, "trop franche et directe", rebelle, qu'elle n'aime pas qu'on ne lui fasse pas confiance...

Quand elle est rentrée, on a continué par sms et je lui ai dit que je pouvais le paraître mais que ce n'était pas moi. Elle a dit que c'est ce qu'elle pensait, aussi. Elle a bien volontiers admis qu'on pouvait avoir une conversation sérieuse sur le fond, même si la manière de parler était comique ou si elle était truffée de digressions visant à distraire un instant les esprits. Il y a tellement de moments où il faut être sérieux.. Et qu'est-ce qui est plus précieux qu'un sourire?

Elle est en train de gratter le vernis pour voir qui je suis vraiment. Ça fait plaisir et ça fait un peu peur, en même temps. Cela dit, elle n'a pas eu l'impression de me connaître mieux, de son côté.

En tout cas, on doit se revoir... Encore. 

Un bon écrivain?

Une journée avec un peu plus de distances, aujourd'hui. Je n'ai pas envie de paraître collant. Même si j'aurais voulu que mon GSM vibre plus souvent, je n'ai pas écrit pour écrire, pour ne pas se lasser, épuiser le truc. Elle devait faire son ménage, en plus, après le boulot... Elle m'a fait sourire plusieurs fois, alors que c'est moi qui ai affirmé vouloir être son dealer de sourires. Notamment quand elle m'a dit qu'elle était en congé et que j'aurais ma place dans son programme, comme s'il s'agissait d'une évidence. Elle m'a dit aussi qu'elle pensait avoir cerné une bonne partie de moi, j'ai répondu que je pensais avoir discerné ses bords. Je lui ai dit que c'était une ex rebelle qui avait appris la diplomatie (jusqu'à la manipulation?), éprise de liberté, avec un caractère bien trempé, qui se pose beaucoup de questions, considère que rien n'est définitif, acquis.. Qui travaille sur elle-même et sa vision des autres. Un peu perdue en ce moment. Des envies qui varient au gré des vents mais qui sait ce qu'elle veut au fond. Politiquement presque correcte, en tout cas en public.. Entière, attachante, drôle, ironique, posée, réfléchie, sarcastique, exigeante et tolérante parfois.. Et que quand elle disait les mots magiques qui semblaient lui faire si peur, ça devait avoir plus de valeur qu'une promesse. Elle a apprécié l'analyse, apparemment: elle ne se serait pas mieux décrite.

Quand, à mon tour, je lui ai demandé ce qu'elle pensait avoir cerné, elle a commencé par me dire que, pour être claire, nette et précise, je ferai un bon écrivain. Ensuite, elle a utilisé les mots instinctif, intéressé, intéressant, fougueux, avec une grande capacité d'adaptation, qui comprend vite même s'il faut lui expliquer longtemps.. Et "fou", aussi. J'ai tiqué sur le "bon écrivain". Selon nos métaphores et nos jeux de rôles, c'est comme si elle me disait que ça allait le faire entre nous, que j'avais le potentiel pour... Répondre à ses attentes, en gros. J'ai voulu confirmer, mais elle m'a dit d'avoir confiance, que ça ne servait à rien de creuser quand c'était clair. En même temps, demander à la lionne de me céder un bout de terrain en me disant clairement que je lui plais, il faut vraiment être fou. Il faut déjà savoir apprécier qu'elle le dise métaphoriquement. Je n'ose pas y croire..

Un peu de distance

On ne s'est pas vus hier, on ne se verra pas aujourd'hui. Et on n'est pas prêts de se voir: je vois Cindy demain, elle va au resto entre copines après-demain, je vais au stade jeudi et elle part à la mer avec des amies pour quatre jours, vendredi. Pourtant, c'est son anniversaire aujourd'hui. Mais je suis vraiment gêné, j'ai pas un balle. Je ne la sentais pas très bien dans sa peau: apparemment, elle a eu une longue conversation hier avec son "colocataire". Selon ce qu'elle me disait et d'après ce qu'il lui a dit, il ne devrait pas tarder à s'en aller. J'espère que ça lui a fait du bien de m'en parler.

On aurait pu se voir aujourd'hui mais... Elle n'allait tout de même pas m'inviter au resto le jour de son anniversaire! Je lui ai dit que ça me gênait de ne pas avoir un rond alors que j'habitais chez mon père, elle m'a répondu qu'on avait chacun nos défauts, qu'elle n'avait pas que de bons côtés non plus. J'ai peur de perdre encore des points, j'ai l'impression de ne faire que ça. Et pourtant, elle voudrait pouvoir lire dans ma tête pour savoir ce que je pense. Elle m'a dit au téléphone, tout-à-l'heure, qu'elle me laissait la porte entr'ouverte, malgré sa situation. À moitié endormi, je lui ai proposé de venir me faire un câlin. Encore une action suicidaire, ma spécialité. Elle a gentiment décliné ma proposition, même si elle semblait en saluer l'audace.

Je suis un peu en manque de tendresse. Il faut dire que je suis relativement exigeant, ce qui fait que ma dernière relation sérieuse date de plus de six mois. C'est la première qui, depuis lors, me semble avoir le potentiel. Quelqu'un avec qui j'aurais certainement toujours un sujet de conversation. Une personne intéressante en plus d'être jolie. Pas conne, qui a des projets sains qui me conviennent. Je pense beaucoup à elle mais je ne veux pas le faire pour combler un vide. Je ne veux pas remplacer une addiction par une autre. Elle prend son temps et ce n'est pas plus mal. Je suis relativement disponible mais j'essaie de ne pas être envahissant.

Au revoir

Rien ne se passe jamais comme prévu. On aurait pu se voir hier puisque, finalement, Cindy avait reporté notre rendez-vous, mais ça ne s'est pas fait. Elle réfléchit vraiment beaucoup, elle se demandait si ce serait faire "le bon choix". Je le répète mais moi qui pensais être le roi de la prise de tête, j'ai vraiment trouvé mon maître. Par contre, aujourd'hui, on n'était pas censés se voir. Je me disais qu'on s'était vus deux jours d'affilée puis qu'on resterait au moins dix jours sans se voir. Je commençais à me dire aussi que je ne devais vraiment pas m'emballer, que sa situation était délicate et qu'il fallait s'adapter car il lui faudrait sûrement du temps. J'avais envie de me détacher, un peu. Il faut dire que je suis assez sensible et émotif, en plus d'être fougueux et passionné, même si ça ne se voit pas au premier regard, bien caché derrière une grosse dose de contrôle de soi et un maximum de dérision. Surtout qu'elle n'est pas très démonstrative, même pour avoir un "bisou" au téléphone ou par sms, c'est pas gagné! J'ai toujours envie d'y croire mais mon petit coeur m'a déjà joué des tours.

En fait, elle était près de chez moi dans l'après-midi et comme son resto entre copines était aussi reporté à la semaine suivante, elle restait dans le coin. Je lui ai donc suggéré de faire un détour avant de rentrer chez elle... "sauf si ce n'est pas le bon choix". Apparemment, ça l'a fait sourire, elle a dit qu'elle essayerait de ne pas trop y penser. Et elle est venue, après m'avoir gentiment demandé si elle pouvait passer. Elle ne voulait pas s'imposer et a demandé si je préférais sortir mais je l'ai fait entrer. Elle a même dit bonjour à mon père! Ca avait l'air de la stresser un peu, peut-être que ça faisait genre "je suis officiellement là". J'avoue que je n'ai même pas réfléchi et pour tout dire ça ne me tracasse toujours pas.

On a juste regardé un peu la télé.. Enfin, je ne saurais franchement pas dire ce qu'on a regardé car je ne pense pas que la conversation ait laissé beaucoup d'espace aux silences. On était assis dans un fauteuil, c'était la première fois qu'on était si proches. Quelques contacts, ma main sur son genou. On a bu un verre de vin, elle s'est un peu détendue même si je ne la sentais pas complètement à l'aise. Elle sent bon. J'avais envie de l'embrasser, encore. Elle n'est pas restée très longtemps mais j'étais quand même content de l'avoir vue avant qu'elle ne parte à la mer. Elle y va avec sa maman, finalement.

Et elle aura peut-être quelque chose a lui raconter, même si je doute fort qu'elle lui en parle.

Au moment de se dire au revoir, elle a incliné fortement sa tête sur le côté, comme à son habitude, comme pour fermer la porte.. J'ai souri et j'ai passé mes doigts sur son menton, tout en m'approchant. Elle a tourné la tête et nos lèvres se sont rencontrées, naturellement. Je l'ai embrassée, elle m'a rendu mon baiser. Je l'ai serrée contre moi et je l'ai embrassée une dernière fois, avant qu'elle ne parte. C'était très doux et agréable. Je sentais un peu de retenue, chez elle. Elle a glissé un "Pas trop vite" et mes mains se sont contenues du mieux qu'elles ont pu. J'ai eu beaucoup de mal à les empêcher de passer dans sa nuque, son dos, de s'autoriser un bref passage sur les fesses et de frôler sa poitrine. Très sage pour un feu si bouillonnant. Ca n'a peut-être duré qu'une minute mais c'était la meilleure que j'aie passé depuis bien longtemps.

Je pense que je peux avoir un minimum confiance en moi. Elle connaît mes plus gros défauts, elle a vu mon bordel de ses yeux, elle est dans une situation un peu bizarre et... On s'est quand même embrassés. Avec un peu de patience et de persévérance, en me montrant sous de meilleurs jours sans cesser d'être moi-même, ça pourrait vraiment le faire. Qui sait? Une chose est sûre, moi qui ne suis pas doué de patience, je vais devoir en stocker! Il ne faut rien forcer... Juste laisser venir ce qui vient. Sans oublier de laisser aller ce qui s'en va, évidemment.

Elle m'a envoyé un sms pour me remercier pour le verre de vin et me dire que son chien avait été sage, "lui aussi". Penser qu'elle allait émettre un commentaire sur ce qui s'était passé, c'était peu plausible, en même temps. Je commence à connaître l'animal! Elle ne lâche pas souvent prise, en paroles en tout cas. Elle a besoin de digérer les actes. Elle pèse chaque mot. Ce qui donne probablement de la valeur aux choses positives qu'elle prononce... Quand je pense qu'elle a dit que je ferai (au futur, pas au conditionnel.. J'insiste!) un bon écrivain, ça me fait sourire, irrésistiblement.

Cinq sens

Tout à l'heure, je suis allé au restaurant avec mon père. On s'est un peu disputés pendant le week-end, puis on a parlé. J'imagine que c'était un genre de réconciliation! Bref, nous étions dans la voiture et j'écoutais la radio d'une oreille distraite. Puis, elle s'est faite plus attentive. De prime abord, cela semblait ennuyeux: on interviewait un type sur un sujet qui m'échappait au début. Ensuite, j'ai compris qu'il parlait de l'importance des cinq sens dans le fait de tomber amoureux. Ca m'a interpelé car il y a longtemps que j'ai pris conscience de l'importance de l'odeur de l'autre. C'était tout d'abord instinctif et puis j'avais entendu parler d'une expérience qui tendait à prouver que lorsque l'on choisissait son partenaire en privilégiant le facteur olfactif, instinctivement, on choisissait des personnes génétiquement compatibles avec nous. Avec des anticorps différents et complémentaires, qui permettront à la génération suivante d'être plus résistante. Je finis généralement toujours par arriver à verbaliser ce que mon instinct me dicte et à trouver cela logique. J'accordais déjà une importance capitale à l'odeur naturelle d'une partenaire potentielle mais sans réellement savoir pourquoi et les résultats de cette expérience m'avaient donc marqués puisqu'ils ont validé ce que mon instinct me donne à penser.

Mais là, ils faisaient une sorte de hiérarchisation des sens en expliquant que tous avaient leur importance, mais dans un ordre allant du point le plus éloigné à l'intimité. Tout d'abord on voit l'autre, même de loin. Ou même en photo. L'étape suivante est de l'entendre, la voix a donc également toute son importance et j'ai réalisé qu'après avoir vu ses photos, après l'avoir trouvée jolie, après avoir discuté un peu avec elle, j'avais voulu entendre sa voix ("histoire de voir si elle n'avait pas un accent de merde"), instinctivement. Pour vérifier la possible compatibilité, sans doute. Et que j'avais laissé parler mon instinct et assouvi ma curiosité... Une voix douce et posée. Selon eux vient ensuite l'odeur, donc. Je me suis alors rappelé qu'elle avait voulu me rencontrer pour vérifier si on était "compatibles physiquement" et qu'une des premières choses que je lui ai dite, c'était qu'elle sentait super bon. Et puis il fallait compléter le visuel et l'auditif: voir comment l'autre marche, se tient, les expressions du visage, tout le non-verbal quand il ou elle parle. Restait à se toucher et se goûter. Ce qui fut respectivement fait la fois suivante et la fois d'après. Elle a la peau douce et j'adore sa manière d'embrasser, tout comme le goût de sa peau.

On avait un peu l'impression de faire les choses à l'envers ou d'aller trop vite sur certains aspects mais, avec un tout petit peu de recul, on a peut-être juste suivi un cours très naturel des choses. Cela supposerait que l'on a tous les deux passés ces "premiers examens" et que l'on pourrait être compatibles. Au moins physiquement et chimiquement, ce qui n'est pas un mauvais début. Et si j'écoute encore mon instinct, il me dit que ce n'est pas juste une attirance physique ou de la curiosité intellectuelle. Elle me plait, j'aime la faire sourire et plus je la découvre, plus je trouve qu'elle a une personnalité intéressante que je ne veux pas cesser de découvrir... Je suis sûr qu'elle est capable de me faire sourire souvent, aussi. Rire, même. Elle le fait déjà.

Mmh.. J'overanalyse très souvent mais je crois que c'est une mesure de protection, d'autodéfense, pour pouvoir m'autoriser à rêver, parfois.

De retour

J'avais un peu peur de souffrir du manque de sms pendant son séjour à la mer mais je n'ai pas eu à me plaindre. On a même eu des échanges très intéressants, certains de ses mots m'ont particulièrement touché. Elle a évoqué le fait de construire quelque chose ensemble, elle a dit que si l'amour était là, il serait plus fort que tout. Elle a dit à sa maman qu'elle était venue me voir, qu'elle me trouvait intéressant et que nous avions parfois de drôles de conversations. Elle m'a dit aussi qu'elle avait des choses à régler avec son passé et qu'elle ne savait pas exactement combien de temps ça prendrait mais que si je comprenais et j'acceptais, on pourrait "mieux se retrouver après". Ce à quoi j'ai répondu que je n'avais pas beaucoup de patience sauf quand ça en valait la peine et que mon petit doigt me disait qu'elle et ce qu'il pourrait y avoir entre nous valait la peine. Elle a apprécié mon petit doigt.. Ainsi qu'elle avait beaucoup aimé me dire au revoir la dernière fois. Elle m'a testé un peu, en me demandant si je ne voulais pas la rejoindre à la mer pour sortir, elle voulait voir ma réaction. Elle m'a affirmé qu'elle n'attendait rien... Je suis passé par plusieurs émotions mais qui tendaient à me faire croire, doucement mais de plus en plus, à notre histoire. Même si, de temps en temps, elle remet un peu de distance... Il y a juste aujourd'hui où j'ai eu moins de nouvelles. Elle était pensive.

Mais elle m'a écrit pour me dire qu'elle était rentrée et que rien n'avait bougé, sous-entendant par là que son ex n'avait pas encore plié bagages. J'étais sur la route pour aller au restaurant avec mon père donc je lui ai proposé de passer la chercher pour aller boire un verre dès que je serais rentré.

On s'est donné rendez-vous et je l'ai emmenée dans un café que je connaissais, avec une terrasse sympathique à l'arrière. Elle avait une petite robe très seyante et le teint légèrement plus hâlé, je l'ai trouvée encore plus jolie, surtout qu'elle a souri très souvent. Elle a failli ne pas m'embrasser pour me dire bonjour! Mais je n'allais tout de même pas laisser passer ça, évidemment. Je ne lui pas pris la main en marchant, même si j'en avais envie. Nous sommes restés là à parler pendant deux heures de choses diverses et variées. Je la regarde intensément et ça la trouble. Elle m'a dit que je promettais beaucoup de choses et je lui ai fait remarquer que j'en avais déjà tenues l'une ou l'autre, avant de lui répéter que je ne mentais jamais et que je tenais toujours mes promesses. Elle m'a redit qu'elle n'attendait rien et je lui ai répondu que c'était la meilleure façon de ne pas être déçue et que ce n'était pas un problème tant qu'elle s'attendait à tout. C'est "drôle" car elle jette des ponts et met quelques barrières. Je pense que, de mon côté, j'essaie de créer des liens plus qu'autre chose. On a convenu qu'avec nos caractères, il ne fallait pas qu'on entre en compétition. Car ça pourrait mal finir. Parce que ça pourrait finir, tout court, en fait.

J'ai la nette sensation que tous nos échanges nous amènent à mieux nous connaître et à nous rapprocher de plus en plus. Elle me plait. On dirait par moments qu'elle a besoin d'être rassurée sur mes intentions et mes sentiments pour pouvoir y croire. Quand elle me dit que ce n'est peut-être qu'une attirance ou qu'elle n'est peut-être qu'une source d'inspiration pour moi. Je lui ai demandé si elle savait combien de fois par jour je regardais mon GSM et si elle pensait que j'y cherchais l'inspiration. Ça l'a fait rire, apparemment.

Dans la voiture, au moment de se séparer, on s'est embrassés beaucoup plus naturellement. Elle m'a donné un peu de fièvre quand j'ai senti son souffle à mon oreille et sa langue qui caressait le lobe. J'ai adoré ce petit moment, rien que d'y penser.. Grr! On est tout de même restés très sages même si mes mains se sont aventurées un peu plus avant sur elle. Elle m'a offert un petit truc que je n'avais le droit de déballer que quand je serais chez moi. C'était un aimant sur lequel était noté, en anglais: "Chaque histoire d'amour est belle, mais ma préférée, c'est la nôtre". J'ai trouvé ça trop mignon et elle m'a dit de la garder car elle ne l'avait pas choisie par hasard. Si ça, ce n'était pas un joli pont... Je ne sais pas ce que c'était!

Elle fait une petite insomnie apparemment, on est synchro. Je lui ai dit que j'écrivais mais que sa compagnie ne me dérangerait pas. Elle aurait aussi aimé être près de moi et pouvoir lire. Je lui ai dit ce que je ressentais et elle m'a fait comprendre qu'elle avait beaucoup d'intérêt pour moi et qu'elle ne savait pas l'expliquer, ce que j'interprète plutôt comme une bonne chose. D'autant qu'apparemment, on souhaite la même chose: écrire notre plus jolie histoire!

Ensemble

J'ai l'impression que ça s'emballe. Je devrais peut-être encore me calmer. Ou pas, après tout. On s'est encore écrit régulièrement, au cours de la journée. J'ai vu qu'elle avait posté un statut sur Facebook: il n'y a pas d'endroit idéal, le plus important c'est avec qui on y va. C'est exactement les mots qu'elle a prononcés, hier. Apparemment, le café dans lequel je l'ai emmenée était le même que pour un autre premier rendez-vous. Quand j'ai voulu changer d'endroit, elle m'a répondu par cette phrase. La preuve qu'elle pense à moi, peut-être... Je me suis senti un peu flatté, ça m'a fait sourire, en tout cas. J'ai placé son aimant sur mon bureau directement en arrivant, ça me fait sourire, aussi.

J'ai encore eu envie de la revoir. Je n'étais pas le seul dans ce cas, apparemment. Mais je me suis endormi et quand je me suis réveillé en me demandant si je n'avais pas raté quelque chose, j'avais un message. Elle était naze et voulait faire une sieste aussi, mais elle n'est pas arrivée à s'endormir. Je lui ai proposé de tester avec des caresses et des bisous, elle n'a pas décliné mon offre, cette fois. La situation a sans doute évolué et a fait que c'était moins "suicidaire".

On s'est embrassés directement, cette fois. On a regardé un vieux film, elle a ri quand il fallait. Elle a passé deux bonnes heures dans mes bras. Elle ne s'est pas endormie, mais elle avait l'air bien. On a encore passé un bon moment.. La température a grimpé quelques fois mais on n'a pas franchi ce cap. On dirait qu'elle a peur que je ne veuille que ça, mais ce n'est pas le cas. J'avais envie et je crois qu'elle aussi mais on attend encore un peu. Ça risque d'être explosif, vu comment c'était déjà volcanique aujourd'hui, Elle me rend fou! En tout cas, on a l'air chimiquement compatibles.

Je me posais une question depuis un petit moment et j'ai fini par lui poser. Je me demandais si on était "ensemble". Elle a répondu qu'il lui semblait bien, si je le voulais. Et je le veux!

Je pense qu'elle doit encore distiller ce moment, elle n'a pas l'air d'avoir de mots. Chaque fois qu'on passe du temps tous les deux, ça me semble meilleur que la fois précédente. C'était trop.. Chaud. Je lui ai tout de même glissé que j'avais envie de lécher chaque centimètre carré de sa peau! Elle a répondu que j'en avais probablement pour un moment. J'ai affirmé qu'elle n'était pas si grosse que ça et on a encore rigolé. Ça me fait du bien. J'espère que je peux commencer à y croire, un peu. Il faut que je devienne sa drogue, histoire de rétablir l'équilibre.

N'aie pas peur

Hier, j'avais décidé de ne pas envoyer le premier message car il me semblait que ça devenait une habitude! J'ai probablement bien fait car elle a pris l'initiative en se disant la même chose. Je lui ai téléphoné un peu pendant qu'elle mangeait. Je lui disais que j'avais hésité à prendre congé la semaine de mon anniversaire comme je fais d'habitude mais, que finalement, je n'avais toujours pas introduit la demande. Elle m'a suggéré de prendre la semaine suivante car elle sera en congé aussi. J'ai donc pris une journée de récup' lundi car c'est mon anniversaire et elle est en congé, un autre jour de récup' mercredi car elle est en congé aussi et j'ai pris toute la semaine suivante! Je me suis dit que j'étais fou mais, après tout, c'est elle qui a commencé.

Plus tard, dans la journée, j'ai reçu un sms destiné à sa maman, par erreur. Et il parlait de moi! Enfin, il disait juste "Mathieu est très... bien pour l'instant" mais ça m'a fait sourire.

On s'est vus le soir, tard, encore. Ce qui n'a fait que confirmer que nous étions chimiquement compatibles, à mes yeux! La pression monte d'elle-même entre nous, j'ai l'impression. Le moindre bisou en entraîne un autre, un peu plus passionné. Et ainsi de suite jusqu'à arriver à un point qu'elle ne veut pas franchir pour l'instant... Ensuite, ça se calme, un peu. Avant de reprendre de plus belle! Je crois que si on n'avait pas été dans une voiture... hum hum! Et je ne peux pas m'empêcher de lui murmurer des mots rassurants...

En rentrant, elle m'a envoyé un sms un peu bizarre. Je crois qu'elle pensait que j'étais énervé parce que "ça" n'était pas arrivé mais... pas du tout. Elle disait "J'ai peur d'être prisonnière de nous deux un jour et j'ai peur de ne pas te revoir un jour". Je ne comprenais pas ce qu'elle voulait dire par là, je l'ai même rappelée. Je pensais qu'un jour elle se sentait oppressée et l'autre, elle avait super envie de me voir. Mais ce n'était pas tout-à-fait ça... on n'a pas insisté puisque, de toutes manières, "tout va bien entre nous". Pourquoi se prendre la tête?

On a encore échangé quelques messages, aujourd'hui... je ne suis pas encore sûr de la voir. si elle avait eu quelques heures de sommeil en plus elle m'aurait dit oui avec plaisir mais là, un doute subsiste. En plus, je vais manger avec ma Princesse de filleule ce soir. Donc si on se voit, c'est d'office tard!

Comme je m'ennuyais un peu après-midi, j'ai commencé à repenser à son SMS de la veille. J'ai commencé à écrire et comme d'habitude, c'est devenu un fleuve. Je lui ai dit que je faisais une dissertation sur le sujet et je lui ai demandé si elle voulait le lire ou si elle trouverait ça saoulant. Je lui ai envoyée... et la voici reproduite ici:

"J'ai quand même repensé un peu à ton message d'hier... si un jour tu es "prisonnière de nous deux", tu ne le seras quand même que par ta propre volonté voire tes sentiments, peut-être. Non? Le simple fait de ne plus le vouloir devrait donc t'en libérer, je ne comprends pas ce qui te fait peur. Il peut m'arriver d'insister lourdement sur certaines choses, j'imagine, mais j'essaie vraiment de ne jamais rien forcer. Même pas pour retenir quelqu'un qui veut partir... J'aurais peut-être même dû dire: "encore moins". Ce n'est quand même pas drôle, si l'autre n'en a pas envie... et c'est valable pour beaucoup de choses! Exemple: se voir ce soir. Oui, j'ai envie. Oui, je sais que tu as envie (et ça me fait déjà plaisir). Mais si tu décides de te reposer, j'en profiterai pour faire pareil et je me dirai que ce sera encore meilleur quand on se verra. Avec ton caractère, je doute que tu n'affirmes pas tes envies et besoins... en tout cas, ils sont les bienvenus, sache-le! Je sais tirer le positif de toute situation... (et non, je ne suis pas en train de dire que je n'ai pas plus envie que ça de te voir ce soir!! mdr.. tu vas la bouffer, ta crème au chocolat!!! :D haha)

De quoi serais-tu prisonnière? Tu as si peur que je devienne ta drogue et que tu ne puisses plus te passer de moi? J'espère qu'un jour tu auras assez confiance en moi pour savoir que si je devais être un élément nécessaire à ton bonheur, je ne me déroberais pas et je remplirais mon rôle avec plaisir et satisfaction. Je pense même que je serais flatté!

Pour ce qui est de la peur de ne plus me revoir, un jour... Tu aurais peur que je me lasse, que je te laisse tomber, que je m'en aille? De me faire péter un plomb, peut-être? Tu tiens déjà un peu à moi et tu as déjà un peu peur de me perdre?

Parce que, si c'est ça... hé bien je pense que j'ai un peu la même chose. Je te l'ai dit d'ailleurs, j'aime les sourires que tu donnes à ma vie et je ne veux pas que ça s'arrête, au contraire... et je tiens déjà un peu à toi, aussi. J'ai parfois peur d'être trop ceci ou pas assez cela. De poser trop de questions, de proposer de se voir trop souvent, d'être trop câlin. Mais si on s'apprécie déjà sans rien faire de spécial, sans rien changer, il n'y a pas de stress ou d'empressement à avoir... ça va assez vite naturellement, entre nous, j'ai l'impression. On est cons de se prendre la tête. Tu te rends compte qu'on s'est embrassés pour la première fois il y a à peine une semaine? Et que tu es partie pendant quatre jours, ensuite?

On parle tous les jours, tu es une présence au quotidien, tu me donnes des sourires, je pense à toi, je me sens bien quand je suis avec toi et même si on ne se voit pas tous les jours pour une raison ou une autre, on en a au moins l'envie... What else?

Y'a pas à douter ou à se prendre la tête... tout va bien, continuons de profiter de chaque instant, de développer cette complicité qui s'installe, d'apprendre à se connaître et à se faire confiance. Patience... on sortira des labyrinthes en courant et on affrontera les doutes à coups de batte de baseball.

Je ne sais pas bien quoi te dire pour conclure alors disons que je t'a...
pprécie. Très fort! :-)

Bisous... et une petite léchouille derrière l'oreille à l'avance!

PS, pour résumer: tu crois que je veux te rendre folle de moi pour t'abandonner, ensuite? C'est pas plus crédible de croire que c'est pour que tu ne m'abandonnes jamais?! ;-)"

Et si c'était vrai?

Elle m'a dit que ses peurs s'étaient envolées avec ses doutes. Je craignais qu'elle me prenne pour un fou, que ça la fasse fuir. Elle avait surtout peur de tomber amoureuse de moi, en fait. Et même si je ne pense pas que ce soit déjà le cas, ce n'est déjà pas si mal qu'elle n'en ait plus peur, au moins.

On ne s'est pas vus pendant deux jours et il faut dire qu'elle n'est pas très portée sur la communication à distance. Elle m'écrit régulièrement mais elle est brève et directe quand je développe un peu plus et que j'y glisse un peu de tendresse. Et comme un con, il a fallu que je lui en parle! Elle m'a répondu qu'on ne pouvait pas demander à l'autre d'être comme soi, que ce n'était pas son truc. Mais qu'à côté de ça, elle pensait que ses gestes exprimaient assez de choses et... C'est vrai. C'est incroyable comme elle arrive parfois à trouver les mots justes. J'ai réalisé que c'était moi qui avais besoin d'être rassuré et elle l'a ressenti, aussi. On en a parlé un peu. Je crois que je commence à tenir un peu à elle et que j'ai probablement un peu peur de tomber amoureux, aussi. C'est certainement le lot de ceux qui se sont déjà fait avoir, qui ont déjà tout donné et qui ont été déçus. C'est sûrement pour ça que je peux si bien la comprendre et la rassurer. C'est pénible d'être "comme ça". On se place en infériorité, sur la défensive et ce n'est vraiment pas très confortable. Sans compter que je crois que le pouvoir d'attraction tient en partie dans la confiance en soi. Mais elle m'a pris la main et a été très gentille et rassurante, malgré le fait que, dans sa tête, ce sont les hommes qui sont censés rassurer les femmes. Elle a bien vite ajouté que je ne le faisais pas trop mal.

Je ne voulais pas gâcher la soirée mais j'avais peut-être besoin d'entendre ça. Il faut dire que, comme à chaque fois, j'ai passé un meilleur moment que les précédents et je l'ai trouvée encore plus jolie. J'avais décidé de lui faire à manger, sans doute parce que je trouve qu'il y a quelque chose d'érotique dans le fait de cuisiner, c'est en tout cas une manière de séduire et il faut croire que j'avais envie de marquer des points. Elle m'avait demandé le thème de la soirée: "Un brin de romantisme (mais juste un brin)". Il y a eu plein de petits détails qui m'ont fait sourire. Elle est assez câline, en fait... A un moment, elle était derrière moi, elle me faisait des bisous dans la nuque, passait ses mains sur moi pour finir par les glisser dans mes poches. C'est si simple, ça peut paraître si ridicule. Mais c'est aussi le symbole d'une complicité qui s'installe et d'une tendresse qui commence à déborder un petit peu. Je suis resté figé à savourer chaque seconde.
Je crois qu'on est plus ou moins sur la même longueur d'ondes, avec nos différences au niveau de la manière d'être et de notre situation, peut-être mais... Je ne sais pas, c'est difficile à expliquer. Elle mettait des chansons en italien et on chantait comme des débiles, on a dansé un slow dans la cuisine entre les chaises et le radiateur, je lui ai "appris" à faire des beignets de courgette (mon arme fatale, le seul truc un peu original que je sais faire), on a allumé des bougies... J'avais modifié ma recette en ajoutant du parmesan à la pâte. J'avais hésité à ajouter du curry mais apparemment, on a les mêmes goûts en matière d'épices et ce n'était pas mauvais du tout! Elle a trouvé ça bon aussi même si c'était tellement gras que c'est le genre de plat qu'il ne faut manger qu'une fois par an, selon elle. En même temps, j'en fais très rarement. Mais on n'est pas restés très concentrés sur le repas, on a même sauté le dessert. Le nombre de caresses, de bisous, de câlins, de regards... Elle n'avait pas envie de partir et je n'avais pas envie qu'elle s'en aille mais elle doit bien s'occuper de son chien. C'est tout de même un bon signe. Un autre bon signe: à un moment, elle était juste dans les bras, on fumait une cigarette, sans rien dire. Et on se sentait bien. C'est un fait connu: quand deux personnes peuvent rester une minute sans rien dire et sans éprouver de gêne, c'est qu'elles sont parfaitement à l'aise.

Je crois que je suis en train de tomber amoureux, pour du vrai. Il doit commencer à y avoir des étoiles dans mes yeux, quand je la regarde. J'ai l'impression qu'il y en a parfois dans les siens aussi. On se fait de l'effet, réciproquement. J'ai parfois la sensation, quand elle me prend le visage à deux mains et qu'elle regarde ma bouche, les yeux mi-clos, les lèvres entrouvertes, un peu haletante, avant de m'embrasser, que son regard se demande 'Mais comment tu me fais ça?". Et ça me rend fou. Elle a même lâché "Comment ça se fait que tu me touches autant et que ça ne me dérange pas?". Elle pense des choses qu'elle ne dit pas. Si fort que j'ai parfois l'impression de les entendre mais la télépathie n'est pas encore tout-à-fait au point. Je ne sais pas bien comment le dire mais... Notre compatibilité buccale est maximale. J'ai rarement connu quelqu'un avec qui ça collait autant. Sa petite langue qui déborde, sa petite lèvre que j'ai envie de mordre... Grr! Et je ne peux pas m'empêcher de passer mes mains sur sa peau, de la déshabiller... Sauf que, ce qu'il y a de "drôle", c'est qu'on ne peut rien faire pendant quelques jours, si vous voyez ce que je veux dire. On peut juste jouer à se donner envie et c'est assez cruel car ça fonctionne assez bien. Je dois être un peu sado-maso, dans le fond. D'un autre côté, ça a un effet assez excitant sur moi. Ça permet de profiter de chaque étape. Et puis elle n'a pas manqué de faire remarquer que "je n'étais pas pressé".

Oui, je lui ai fait lire les premières pages de "la suite". J'ai craqué en me disant que de toutes manières, je ne trouverais jamais l'histoire assez bien écrite à mon goût, donc... J'étais un peu stressé. Au point que j'ai même fumé en attendant qu'elle ait fini de lire... Mais je n'ai plus envie de faire ça. Ça ne lui plait pas et ça doit suffire à ma motivation pour arrêter ça ou en tout cas diminuer fortement. C'était quand même une situation bizarre: imaginez que vous faites lire votre journal intime, qui parle de votre nouvelle relation avec quelqu'un à cette personne. C'est un peu comme livrer son âme! C'est prendre un risque. Elle a ri quelques fois en le lisant, ce qui était assez rassurant. Mais elle prenait quelques fois un air sérieux qui me rendait plus interrogatif! J'imagine que j'aurai un retour d'expérience quand elle aura digéré cette lecture.

Elle a déjà noté certaines choses, néanmoins. Elle s'en est bien imprégnée, je crois. Car quand je lui ai murmuré que je la trouvais étrangement plus jolie à chaque fois, sous entendant par là que je devais tomber tout doucement amoureux, cette évolution étant symptomatique de cette... Maladie, elle m'a demandé "Même si je suis blonde?". Ça m'a fait sourire. Mine de rien, ça a dû apporter un peu plus de confiance, de complicité et lui donner l'occasion de mieux me connaître et de se rapprocher.

Ce qu'elle ne sait peut-être pas encore, c'est que je la préfère en blonde. Et qu'un jour où je suis allé voir une "sorcière", un peu kinésiologue, un peu psychologue, un peu médium, dans une période où j'étais loin d'être au sommet de ma forme, elle m'a fait une révélation surprenante. Elle est arrivée à percevoir un tas de choses réelles sans que je lui dise, ce qui m'a assez impressionné. Ce qui aurait pu donner du crédit à sa "vision" mais j'en ai toujours douté, jusque-là. Selon elle, j'allais tomber amoureux d'une blonde qui sera la maman de mon premier enfant, un petit garçon un peu turbulent mais très attachant. Cette "séance" avait été assez perturbante, pour moi. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps car elle a mis le doigt sur des choses enfouies depuis longtemps, mais quand elle m'a dit ça, j'ai éclaté de rire et répondu que je n'avais pas de style précis mais que j'étais plutôt porté sur les brunes, d'habitude.

Et si c'était vrai? Et si c'était elle? Ce serait tellement parfait à mes yeux. Je crois qu'on peut s'apporter des choses, se faire évoluer l'un l'autre, avoir une grande complicité physique et intellectuelle et il y a sans doute moyen d'écrire une belle histoire. Pourquoi j'ai si peu confiance en moi? Alors qu'elle m'a quand même dit que je ferai un bon écrivain. Pourquoi j'ai peur de tout gâcher, pourquoi je me mets la pression? Alors que tout se passe bien. Je crois que la vérité c'est que je tiens déjà à elle, que mon instinct me hurle que c'est peut-être la bonne. Et que comme jusqu'à présent, cela ne s'est jamais bien terminé puisque ça s'est toujours terminé... Et comme c'est ce genre d'histoire que j'ai envie d'écrire... Le genre de vie dont je rêve... Il ne faut pas que j'en fasse trop, surtout si je lui plais naturellement. Surtout que ça ne sert à rien de se montrer tel qu'on n'est pas, sous un jour trop lumineux. Ce n'est pas du tout le cas, c'est même plutôt le contraire. Et puis, elle m'a dit de ne pas changer, juste après avoir souligné que je n'avais jamais assez de bisous. Comme si aucun de nous deux ne voulait changer l'autre, peut-être juste avoir une bonne influence sur certains aspects, quand on peut apporter quelque chose. C'est assez sain et adulte. J'aime ce qu'il y a entre nous et je sourirai de le voir évoluer mais je ne veux pas précipiter les choses, je ne veux rien compromettre. J'ai déjà hâte de la revoir...

Trop beaux pour être vrais

La veille de mon anniversaire, on est dimanche. Je vais voir un match de foot, elle va souper chez sa mère. On a discuté un peu, au téléphone, pour se raconter nos programmes respectifs. Elle comptait venir me voir avant d'aller souper mais je pars trop tôt. On se verra peut-être quand je serai rentré, si elle est toujours là. J'ai hésité à lâcher mes copains, à prendre ma voiture, de mon vote, pour rentrer plus tôt et augmenter mes chances de la voir. Puis, finalement, j'ai fait comme je l'avais prévu. Elle m'avait dit qu'on trouverait bien un moyen pour se dire "Bonjour". On a encore envie de se voir et c'est le principal, après tout, ne nous prenons pas la tête, ne changeons pas nos habitudes.

On s'est embrassés, câlinés. C'était encore plus chaud. Il régnait une tension sexuelle à couper au couteau. Même si on ne peut rien faire, elle se lâche un petit peu. J'adore ses seins. Ronds, fermes, bien calibrés.. Si doux. Je me suis même demandé s'ils étaient vrais! Elle qui est toute mince, avec un si joli petit cul. Elle a fini par remarquer ma "passion", s'est redressée et a relevé son t-shirt en souriant et en disant: "Puisqu'ils te fascinent tant, je vais te les montrer une bonne fois!". Waw. Parfaits.. Presque trop parfaits. Et comme je ne suis qu'un con qui dit tout ce qui lui passe par la tête ou presque, je n'ai pas pu m'empêcher.

- Ils sont vrais?
- À ton avis? me répond-elle en souriant.
- ..ils sont un peu trop beaux pour être vrais.
- C'est sûrement ça, alors...

Ouf. Je ne suis pas si con, finalement. Je suis parfois un peu trop spontané mais je suppose que ça fait partie de moi, peut-être même de mon charme. Je pense pouvoir affirmer que c'est le première fois que j'en vois, des seins refaits. C'était nécessaire, apparemment... Elle a fait un bon choix, pour moi! Comme quoi avoir vécu d'autres choses avant peut parfois être bénéfique, Même si cela veut dire qu'on ne connaît pas et qu'on ne connaîtra jamais toute l'histoire de l'autre. En tout cas, ça ne me dérange pas. Ça a même un côté excitant, je trouve. Ça nous a encore rapproché un peu, cette soirée, je pense. Elle est restée jusqu'à plus de minuit... Elle aura été la première personne à me souhaiter un joyeux anniversaire, en me chantant en italien: "Tanti auguri per te...". Mais elle sera tout de même rentrée chez elle pour s'occuper de Kenzo, même si on était tous les deux en congé le lendemain...

Un bon anniversaire

Aujourd'hui, je me suis réveillé avec une année de plus, ce qui ne m'enchante guère. Je n'aime pas vieillir, être moins capable sportivement, me dégrader physiquement... Même si c'est toujours de l'expérience en plus. Je n'ai d'ailleurs rien fait de particulier. Je me suis occupé de la maison, j'ai réglé un petit problème de chauffage, j'ai grignoté, je me suis mis au soleil et je suis allé boire deux Coca Zéro avec un ami, au lieu d'aller nager. Après tout, j'avais fait un peu de sport la veille et j'en ferais encore le lendemain et le surlendemain. Et puis surtout, elle avait fini sa journée à 17h30! Je suis donc allé faire les courses, je me suis douché et j'ai commencé à préparer à manger pour ma petite lionne...

La sonnette de la porte d'entrée m'a fait sursauter, comme à chaque fois. Je n'ai pas eu le temps de réfléchir ou de laisser monter le stress, elle était là. Belle... Sa robe blanche assez courte était à tomber par terre! Je l'ai embrassée sans même remarquer qu'elle tenait quelque chose dans les mains. Ça ressemble à une bouteille... Du champagne! Je le mets au frais et je lui sers un verre de vin, tout en disant qu'il ne fallait pas, que sa présence était déjà un joli cadeau. Si elle savait que le seul cadeau que je veux, c'est elle. Puis, je me rends compte qu'il y a autre chose dans le paquet. Elle m'a acheté un t-shirt avec une femme dénudée avec une tête de lionne. J'ai trouvé ça trop génial! D'autant qu'il me va plutôt bien, même si ce n'était pas super assorti avec le short que je portais. Je me suis aussi rendu compte que, sans rien dire, elle avait décalé une soirée avec une amie pour passer la soirée avec moi, ça m'a beaucoup touché, aussi. Comme quoi, les mots ne valent pas les actes...

J'avais fait des bruschettas qui étaient visiblement aussi sèches que les beignets de courgette n'étaient gras. Cela dit, on ne s'est pas vraiment concentrés sur le repas non plus, ce soir là... On est montés, la température a monté aussi, comme d'habitude, pourrait-on presque déjà dire. Sauf que quelque chose avait changé. Rien n'était plus impossible...

Elle a vraiment un corps de rêve. Je l'ai vu pour la première fois après avoir déboutonné sa petite robe blanche, par le devant. Comme on déballe un cadeau. Et c'est vrai que c'était une belle surprise! Mais je ne veux pas que son corps... Elle est restée silencieuse, après. Je me suis posé quelques questions mais c'était sans doute une étape importante pour elle aussi et elle devait laisser percoler son ressenti, probablement. On a recommencé, plusieurs fois, il y a vraiment une forte attirance entre nous. En tout cas, je ne peux pas lui résister, de mon côté. Le bilan est néanmoins un peu mitigé sur le plan des résultats: elle a eu mal à un moment mais je l'ai fait jouir une fois, même si elle a essayé de me le cacher. Vilaine lionne.

Dormir

J'ai très mal dormi, la nuit qui a suivi. Je lui ai même envoyé un message à deux heures du matin, pour voir si elle ne faisait pas d'insomnie, de son côté. Peut-être que je pensais trop à elle. Peut-être que finalement, cette étape m'avait perturbé aussi. Peut-être que, tout simplement, la suite logique aurait été de passer la nuit dans ses bras... Surtout que si elle avait décalé un rendez-vous pour passer la soirée de la veille avec moi, je pouvais raisonnablement imaginer que je ne la verrais pas ce jour. Je me suis donc occupé en conséquence, je suis allé travailler, je me suis occupé de la maison, j'ai fait un peu de sport, et... J'ai compris que sa soirée était finie et qu'elle n'était pas opposée à l'idée de me voir, quand elle m'a dit qu'elle allait chercher des cigarettes et m'a demandé si je voulais quelque chose. Comme la première fois où l'on s'est vus. Mon petit cœur a battu un coup très fort et j'ai filé dans ma douche.

Ça se passe si naturellement, sans rien forcer. J'aime vivre notre histoire qui se construit petit à petit, voir notre complicité se développer, sentir qu'on se rapproche et qu'on commence à se connaître. C'est léger et concret à la fois. Sain et adulte même si c'est une folie.. Car c'est une folie d'aimer quelqu'un, c'est lui donner la possibilité de nous faire du mal, de nous trahir, de nous blesser. Mais il serait encore plus fou de refuser d'aimer et d'ainsi fermer la porte à tout ce que dont on peut rêver.  Après tout, la première folie serait de vouloir être raisonnable dans un monde de fou. Surtout quand on sait que les raisonnables auront duré quand les passionnés auront vécu... Et je veux vivre!

Je lui ai encore fait mal. Elle n'a pas aimé et j'étais un peu dépité. L'ambiance s'en est même trouvée quelque peu plombée, j'étais perdu dans mes pensées. Elle a eu l'impression que je baisais au lieu de faire l'amour et elle n'a pas apprécié. Pourtant, même si je peux être un peu fougueux, je suis très tendre. Du moins, j'en ai l'impression. On ne m'a jamais reproché d'être trop sauvage, c'est un peu déstabilisant. Une personne n'est pas l'autre, cela étant dit. Question de réglages, peut-être... Sûrement, même. On a recommencé et ça s'est mieux passé: je l'ai entendue gémir. Je n'arrive pas à lui résister. Elle me regarde, elle approche son visage en passant ses doigts sur ma joue... Et je suis foutu! On s'embrasse, mes mains commencent à se promener, je la regarde avec mes doigts, en fermant les yeux, les siens me font frémir, ... Je ne vais pas entrer plus dans les détails ou faire de dessin mais... Grr!

Je l'entends encore, me demander tout simplement: "Je peux dormir près de toi?". Évidemment, je n'ai pas hésité. Naturellement, j'ai mal dormi. J'ai adoré passer la nuit à la serrer contre moi ou inversement, me réveiller avec son sourire pour décor et ses bisous pour petit-déjeuner. Même si je suis en congé et que le réveil a sonné à 7h30! Elle est partie mais ses yeux ne me quittent pas... On se revoit peut-être après sa journée. Ça ferait 5 soirées d'affilée! A part les jours où elle est allée à la mer, à part le jour où j'ai mangé avec ma filleule et celui où je suis allé à une pendaison de crémaillère, je pense qu'on a passé toutes nos soirées ensemble depuis environ deux semaines. Pour elle aussi, il y a quelque chose entre nous qu'il convient de développer encore. Tant qu'elle est le feu et moi l'oxygène et inversement, tout ira bien. C'est ce qu'elle m'a dit, en tout cas. Je me sens si bien, si léger... Je l'adore! Même si c'est un peut tôt, encore. Trop tôt pour les certitudes mais de bons pressentiments. Des débuts de sentiments, même.

De la merde

Vendredi soir, elle était invitée chez des amis et moi à un anniversaire, du côté de chez elle. Je m'étais donc dit que je ne boirais pas trop pour éviter d'être dans un état qui ne soit pas digne d'elle. On était censé apporter ce que l'on comptait boire et j'avais simplement pris une bouteille de vin blanc. La soirée était sympathique: des gens que j'apprécie, des hamburgers au barbecue, un temps correct, un peu de musique... L'ambiance aidant et la température commençant à grimper, la tequila a fait son entrée. J'ai craqué... Une, deux, trois... Et puis, je ne sais plus!

J'ai raté un fameux épisode, apparemment. Il a fallu qu'elle me le rappelle le lendemain, j'étais honteux. Apparemment, j'étais saoul (mais de cela, je ne doutais pas). J'ai écourté sa soirée en l'appelant pour la voir, je me suis perdu dans les campagnes, je l'ai retrouvée sur un parking près de son boulot. Visiblement, après m'avoir fait des remontrances, elle est rentrée chez elle, je l'ai suivie un peu avant de faire demi tour et de rentrer chez moi, où elle m'a finalement rejoint. Il paraît qu'on a beaucoup parlé devant la maison, que je l'ai emmenée sur la terrasse à l'arrière où je lui ai fait une petite déclaration. Puis, on a passé la nuit ensemble et elle est repartie le lendemain matin.

Je suis dégouté! Je lui ai dit les trois mots magiques, si difficiles à sortir et... Je ne m'en rappelle même pas! Qu'est-ce qui peut être pire que ça? On en a discuté le lendemain, j'ai essayé de lui tirer un peu les vers du nez et voilà la version que j'ai obtenue. Le plus bizarre, c'est qu'elle ait passé l'éponge assez rapidement. Enfin, personnellement, on me fait ça une fois, tant que ce n'est pas régulier, je pourrais laisser tomber facilement, aussi. Mais tout de même, il y en a beaucoup qui m'en auraient voulu! Qui auraient fait la tête ou qui se seraient éloignées. Non, au lieu de ça, elle revient me voir le lendemain et parle même de faire un petit voyage en "Last minute" pendant nos congés. Elle est adulte et réfléchie. Elle doit quand même ressentir un petit quelque chose pour moi, se dire que nous avons le potentiel pour écrire une joie histoire qui ne démarre déjà pas si mal. Je ne veux pas gâcher ça... J'ai de la chance de l'avoir. Comme elle m'avait dit qu'elle avait de la chance de m'avoir rencontré et que j'étais très bien pour elle, sous entendant par là que je lui convenais très bien. Il était peut-être simplement temps qu'on se rencontre...

Bienvenue chez nous

On n'avait pas de programme spécifique, elle préfère voir un peu au jour le jour et ça ne me dérange pas. Ça nous réussit plutôt bien jusque maintenant! On a parlé de partir quelques jours, d'aller à la piscine à Givet, elle travaille un peu lundi... Il y a plein de possibilités, le seul souci c'est que les prévisions météo sont très moyennes.

J'aurais pu sortir samedi soir après qu'elle soit partie mais je n'en avais pas envie, même si je n'avais pas envie de dormir non plus. J'avais des amis qui y étaient et qui me demandaient de venir les rejoindre mais j'ai tenu bon et je ne le regrette pas. Ce dimanche, ils sont tous allés faire la descente de la Lesse avant de manger un barbecue et de sortir, encore. Choko et Fanny me proposaient d'aller promener, ils étaient rentrés de vacances la veille et étaient sortis aussi, mais j'attendais de savoir ce que ma petite lionne comptait faire.

Elle faisait de la sauce italienne et me demandait si je serais tenté de goûter. Quelle question! Je n'avais pas encore eu l'occasion de tester la qualité de sa cuisine. On s'était donc donné rendez vous un peu plus tard pour aller promener près des ruines d'une ancienne abbaye avant de manger ensemble. Ça me laissait juste le temps de faire un peu de sport (parce que ça faisait un petit moment et que je ne veux pas reprendre de poids ni me ramollir, je suis sur une bonne voie, je ne veux pas me relâcher... Surtout qu'elle est toute mince à côté de moi!), de prendre ma douche et de manger un petit bout avant de partir pour la rejoindre. C'est si simple, si facile, si agréable. Ça coule tout seul...

J'ai oublié de la prévenir quand j'arrivais à proximité, j'ai dû l'attendre un peu. Je déteste attendre, mais bon c'était de ma faute. Et puis, en fait, ça ne m'a pas dérangé du tout. J'en ai profité pour prendre de l'argent à la banque, faire un tour sur Facebook, il y avait un rayon de soleil, ce n'était pas désagréable. Je dois être bien dans ma peau. J'ai presqu'été surpris de la voir arriver! Elle fait apparaître un sourire encore plus large sur mon visage.

Nous sommes partis en direction de l'abbaye, je ne connaissais pas la route mais elle savait comment y aller. Puis, de travaux en déviations, on s'est perdus! Je n'avais aucune idée d'où on était, on a fait des tours et des détours et puis, finalement, quand on s'est rendus compte qu'on était partis dans la direction opposée, on a changé d'avis et on est allés aux barrages de l'Eau d'Heure. Ça la faisait beaucoup rire, ce trajet et ces changements d'avis et bizarrement, j'ai rigolé aussi. D'habitude, je n'aime pas me perdre en voiture mais.. Je ne sais pas. C'est comme si les situations les plus énervantes s'en trouvaient toutes relativisées, quand elle est là, à côté de moi. On partage, on échange, on se raconte des choses.

J'avais un plaid dans le coffre, on a marché un peu pour trouver un coin relativement tranquille et  ensoleillé, au bord de l'eau. On finit par tomber sur ce que l'on cherchait, il y avait juste un petit couple sur un banc à quelques mètres, des pêcheurs juste derrière un buisson... parfait! Mais au bout de quelques minutes, je me rends compte que le couple sur le banc sont des personnes de qui on avait parlé dans la voiture! Trop drôle. On va leur dire bonjour, on échange quelques mots et puis on est retournés s'allonger. J'adore ses caresses, ses doigts qui se glissent sous mon t-shirt, cette manière qu'elle a de se blottir contre moi, dans mes bras. Le bonheur est probablement dans la simplicité, j'aurais voulu arrêter le temps. J'ai d'ailleurs voulu immortaliser cet instant mais elle n'est pas très branchée par les photos. J'ai tout de même pris un petit souvenir mais je n'ai rien publié. Ça pourrait sembler un peu frustrant, même eu égard à la situation. D'un autre côté, les gens qu'on a croisés ne se gêneront certainement pas pour aller dire qu'ils nous ont vu ensemble et ça, elle s'en fout. On ne s'est pas gênés pour s'embrasser, il faut dire. Elle a même parlé de moi à certains de ses amis qui me connaissent un peu. Alors pourquoi chercher les complications et les ennuis là où il n'y en a pas? Pour vivre heureux, vivons cachés. Sans aller jusqu'à l'extrême, un peu de discrétion ne fait surement pas de tort.

Sur le chemin du retour, j'ai compris qu'en fait, elle voulait que j'aille manger chez elle quand j'ai évoqué l'éventualité d'aller troquer mon short pour un pantalon et qu'elle m'a dit qu'elle avait un plaid à  la maison. Je m'étais bien dit que c'était une possibilité mais je n'en étais pas sûr et je ne voulais pas lui mettre de pression pour aller chez elle et entrer sur son territoire: une erreur que j'avais déjà commise et que j'ai failli répéter. Comme quoi, laisser faire les choses naturellement et sans forcer a du bon. Elle s'est sans doute sentie un peu plus libérée de ses engagements avec son passé et elle a pris cette initiative toute seule. Ça fait partie des choses que j'aime chez elle. Comme quand elle est venue me voir pour la première fois. Comme quand elle m'a rapporté cet aimant de la mer.

Elle m'a présenté Kenzo, elle m'a fait visiter sa maison. Elle m'a dit: "C'est chez nous, maintenant!". J'ai tiqué un instant. Mais je pense bien qu'elle parlait d'elle et du chien. Elle avait fait une petite entrée, on a pris l'apéro. On est montés revoir sa chambre avant de manger, il faisait un peu trop chaud et... Je confirme que ce n'était qu'une question de réglages. Sa sauce était tomatée mais je l'ai vraiment trouvée très bonne, sincèrement, très digeste aussi. Même si elle m'a couillonné en mettant du céleri dans sa sauce en sachant pertinemment que je n'aime pas ça. Mélangé au reste, on ne le sentait pas, honnêtement. Ça a eu l'air de lui faire plaisir même si elle redoutait que ce soit simplement le but que je souhaitais atteindre. Elle ne me connaît pas encore, elle ne sait pas que je ne dis jamais des choses juste pour faire plaisir. J'ai aussi bien voulu goûter son vin rouge, elle a pensé que je me forçais. Je serais vraiment un très bon acteur et manipulateur si j'ai carrément repris un deuxième verre! Elle analyse beaucoup aussi, elle voit les efforts, si minimes soient-ils... C'est vrai que j'ai déjà prouvé que je pouvais en faire énormément, dans d'autres histoires sans queue ni tête. Mais je lui ai expliqué que je pouvais être curieux, qu'on pouvait m'inciter à faire des choses mais jamais m'y obliger quand je n'en avais pas envie. Par exemple, quand je n'ai pas envie de boire, le monde entier peut bien se liguer contre moi pour me forcer, me faire la tête, me menacer de me laisser rentrer à pied, je ne faiblis pas. Ca produit même l'effet inverse. Le seul qui peut avoir une influence réelle pour le faire changer de avis, c'est moi-même. Je pense qu'elle est un peu comme moi, de ce côté-là. Des caractères assez forts. J'ai l'impression qu'on se complète sur certains aspects et qu'on se ressemble assez pour se comprendre sur d'autres. Je pense vraiment de plus en plus que ça peut donner quelque chose de bien, entre nous. Avec un peu d'expérience et en ne voulant plus reproduire certaines erreurs du passé. Je suis vraiment bien avec elle, le temps passe de plus en plus vite. Pourtant, ça ne fait même pas trois semaines!

Elle me parle souvent de son père, qu'elle a malheureusement perdu. Il était un peu comme son phare, son pilier, son exemple peut-être. Plus elle m'en parle et moins je peux m'empêcher de faire un parallèle avec ma petite mamy. Le symbole de la gentillesse et de la bienveillance à mes yeux. Celle qui savait tout de moi et de mes histoires. Celle qui sentait quand je n'allais pas bien et ce qu'il fallait faire ou dire. Depuis, je me suis un peu rapproché de mes parents, comme elle se rapproche un peu de sa mère maintenant, je crois. Mais ce ne sera jamais la même chose... Sans vouloir comparer, je voulais lui expliquer un petit peu, juste pour lui dire que je la comprenais. Mais je n'ai pas pu retenir quelques larmes et alors elle a eu ce geste. Elle s'est levée et m'a simplement pris dans ses bras en déposant un baiser sur mon front. Ca m'a beaucoup touché. Elle me donne exactement ce dont j'ai besoin. Notre relation n'est peut-être pas parfaite dans tous ses détails, j'aurais peut-être envie de plus de mots, parfois, même si elle m'en donne, déjà. J'avoue que je ne vois pas grand chose d'autre à redire, par ailleurs. Et encore... Elle me convient parfaitement pour le moment, j'ai juste envie de savourer chaque instant. Elle dit que je n'en ai jamais assez mais, comme je lui ai répondu, il y a une différence entre "assez" et "suffisant". On peut toujours faire mieux, plus "parfait", même si parfois le "mieux" est l'ennemi du "bien". Il faut avoir un peu d'ambition. Mais si la recherche d'amélioration est une bonne chose, le désir de perfection en est une terriblement mauvaise. J'ai toujours dit que je ne savais pas me contenter de quelque chose d'insatisfaisant. Et c'est sans doute la différence entre "assez" et "suffisant". Ce n'est peut-être pas "parfait", ce ne sera jamais "trop", mais c'est amplement suffisant et satisfaisant. Si, en outre, on tient compte des faits de la situation de départ et et de la relative jeunesse de notre relation, c'est carrément inespéré.

J'ai passé la nuit avec elle. On se regardait dans les yeux en faisant l'amour et je lui ai dit que j'étais dégouté de ne pas me rappeler lui avoir dit les trois mots magiques mais qu'après tout, cela avait peut-être plus de valeur quand c'était à jeun. Elle a mis la main sur ses yeux, avec un petit rire nerveux et je lui ai alors dit: "Tu as raison, ne me regarde pas quand je te dis que je t'aime...". Ce moment-là, je jure de m'en rappeler. Je suis sous son charme. Je crois que je suis amoureux, vraiment. Je le pense et je l'avais déjà dit. Autant confirmer les choses...

Lune de miel

Je n'ai plus écrit depuis une semaine car c'est souvent le soir que je me consacre à cette occupation et... Cela fait une semaine que je dors avec elle! C'est la première nuit que je m'apprête à passer seul. Je suis vraiment crevé et je me sens très bien dans ma peau mais j'aimerais pouvoir la sentir près de moi, aux sens olfactif, tactile et spirituel du terme. Bien sûr, je sais que je vais bien dormir malgré le fait que je reprenne le travail demain: je ressens une saine fatigue, je n'ai que des choses positives auxquelles penser. De jolies paroles, de belles images, plein de sourires, de bons moments.

On a failli aller à l'abbaye d'Aulne, aller à la piscine de Givet et partir à Prague pour quatre jours mais finalement, on est allés aux barrages de l'Eau d'Heure, je suis allé à la piscine de Florennes tout seul et on est allés faire un tour dans la baie de Somme en repassant par Amiens. Elle m'a aussi démontré ses qualités de cuisinière, nous avons partagé beaucoup de tendresse et des moments très simples comme faire les courses ensemble ou bronzer un petit peu dans sa cour. Ma télévision est chez elle, j'y ai une brosse à dents, son chien me fait la fête quand il me voit. Je l'ai taggée dans une photo sur Facebook et j'en ai publiée une où on voit nos pieds.

L'importance de Facebook pour moi, parfois, ne dénote pas forcément de une déformation professionnelle, même si je travaille énormément avec les réseaux sociaux. Je n'ai jamais été "en couple", sur Facebook. Comme si j'attendais la bonne personne pour le faire. Il n'y apparaît pas non plus que je suis célibataire, on ne voit rien. Elle est officiellement célibataire, de son côté. Ça a été le sujet de l'une de nos nombreuses conversations. Il y en a eu de drôles, de touchantes, de quelques plus houleuses.

Elle est parfois un peu "rêche" quand elle est fatiguée ou énervée et qu'on en remet une légère couche. Heureusement, je crois que je réagis bien en répondant calmement pour remettre les choses à leur place. Même en ayant faim ou en étant coincé dans les bouchons, ce qui constitue un véritable miracle, pour moi. C'est comme si les situations les plus lourdes étaient miraculeusement rendues au moins un peu plus légères par sa présence.

Notre journée à la baie de Somme a été magnifique et même si le lendemain a été quelque peu gâchée par la pluie, on n'a tout de même pas perdu notre journée en allant manger un petit bout à gauche et à droite, en visitant la cathédrale d'Amiens, en partageant des émotions et des sourires. Une parenthèse paradisiaque en toute simplicité, où le bonheur se cache sans aucun doute. Pourtant il y a eu des bouchons, des soucis de parking, un service de midi déplorable, du sable plein nos tronches. Mais quand elle rouspète avant de se raviser et de dire "Je me plains alors que c'est toi qui conduis" et de passer sa main dans mes cheveux, je n'ai pas envie de m'énerver. A côté de ça, le soleil a bien tapé, on a ri souvent, on a pratiquement toujours été d'accord, on a pris le repas du soir en terrasse après une balade le long des quais, au son d'un petit orchestre qui jouait sur la place. On n'a pas vu le soleil se coucher mais, par contre, on a eu droit à une nuit sans lune et sans la pollution lumineuse belge, une nuit idéale pour regarder les étoiles. Je n'avais jamais vu la voie lactée si nettement. J'ai trouvé ce décor tellement grandiose, on se sent si minuscule... Je n'avais jamais pu l'admirer aussi distinctement. J'étais vraiment heureux de partager ce moment avec elle, je trouvais ça d'un romantisme absolu. A peine éclairés d'une petite bougie, sur une terrasse au bord d'un petit étang, dans les bras l'un de l'autre. C'est cette nuit-là qu'elle m'a dit qu'elle m'aimait. Même si c'était tôt et malgré les difficultés qu'elle pouvait éprouver à s'épancher sur ses sentiments, c'était clair dans sa tête. Pour ce que je suis, réellement, en plus! Elle ne ferait peut-être pas n'importe quoi pour moi mais elle en ferait sans doute beaucoup. De là à utiliser le terme "folle de moi", ça dépend du sens qu'on lui donne. Cela m'a donné tellement envie d'y croire, encore plus. Comme un petit soulagement, l'impression que peut-être on a enfin trouvé quelqu'un qui nous correspond et qui nous accepte. Quelqu' un qui ne juge pas, qui ne veut que notre bien, qui a envie de partager des moments avec nous, sans avoir la moindre envie de nous changer.  Bien sûr, rien n'est jamais acquis et tout peu très vite basculer mais ça m'apporte un peu de confiance, de stabilité et peut-être que ça m'aidera a me lâcher un petit peu ou à vouloir devenir quelqu'un de meilleur, encore. C'est déjà beaucoup moins difficile de prononcer les trois mots magiques. Simplement le fait de l'avoir entendu de la bouche d'une personne qui n'était pas sûre de savoir encore aimer vraiment et encore moins de le savoir clairement dans sa tête aussi vite. J'espère de tout mon cœur qu'on continuera à bien s'entendre et que nos caractères impulsifs ne mèneront pas à de grosses disputes ou alors qu'on continuera de reconnaître nos erreurs, de retomber aussi vite qu'on peut monter, de relativiser et de savoir passer à autre chose sans y revenir. Je crois qu'on éprouve à peu près la même chose l'un pour l'autre, à quelques nuances près et même si on ne l'exprime pas forcément de la même manière. On partage plusieurs envies dont celles de se voir, que cette histoire soit la dernière et la plus jolie ou encore de voir l'autre s'épanouir pleinement. Elle râle parfois un peu mais ça ne dure jamais longtemps. Et elle a une telle attention envers les autres, elle est si humaine derrière son caractère. Sûre d'elle sur certains points mais humble à la fois. Si elle est parfois maladroite en paroles, elle semble le regretter aussitôt. Elle a de belles valeurs et un si grand cœur, elle semble tellement honnête et si elle me dit qu'elle m'aime je suis sûr que je peux la croire, ses mots ont de la valeur et elle ne les prononce certainement pas à la légère. Je veux être le gardien de son sourire. Elle va essayer d'être la gardienne de mon cœur. Et je vais probablement rêver d'elle et de ces deux dernières semaines, qui n'ont cessé de nous rapprocher, d enous amener à connaître mieux l'autre et qui étaient un peu comme notre lune de miel..

Présentations

On a passé deux nuits l'un sans l'autre. Elle m'a manqué mais apparemment, je n'étais pas le seul à ressentir une absence. C'est juste que ça s'est mal joué, un match de minifoot retardé de mon côté, de la fatigue accumulée du sien. On s'est retrouvés naturellement puisqu'on a tous les deux envie de se voir. De plus, on devait absolument souper ensemble aujourd'hui puisque sa maman avait une lasagne... Pour deux! C'est drôle. Peut-être qu'elle sent quelque chose de positif, comme la lionne le dit si bien. Il faut dire que ca est la première fois que je sors avec quelqu'un dont je connaissais un parent avant de la connaître, elle. Et inversement.

J'avais fini plus tôt et j'en ai profité pour passer l'après-midi avec elle. On est encore allés promener dans une abbaye! Moi qui ne suis pas croyant, je l'ai regardée allumer une bougie à Amiens et ici c'est moi qui ai rédigé une intention de prière. Ce n'était pas pour moi, en fait. Je n'ai pas spécialement souhaité qu'elle trouve réponse à ses questions, ce qui m'importe, c'est que son âme trouve la paix. Qu'elle cesse de se tourmenter afin de pouvoir profiter des bons moments que lui réservent l'avenir car je suis sûr qu'il y en aura encore, plein. Chaque moment partagé avec elle est pour moi comme un petit bonheur... Si cela pouvait être pour elle comme pour moi, alors tout est possible. Elle cherche quelque chose, encore.

Sur le chemin du retour, elle a voulu s'arrêter au cimetière. J'ai donc un peu fait connaissance ou en tout cas on peut dire que les présentations sont faites, désormais. J'aurais sûrement quelques questions à lui poser, en fait, moi aussi. Comment il a fait pour éveiller autant d'amour et de bienveillance chez elle, par exemple. Ou comment je peux prendre soin d'elle et la rendre heureuse. J'espère juste qu'il pourrait dire: "En continuant d'être toi-même et de faire de ton mieux", tout simplement. J'aimerais parfois pouvoir l'aider, trouver des mots apaisants. Mais je pense souvent que je ne peux rien faire de plus que lui offrir une oreille pour l'écouter, des bras pour la réconforter et mes mains pour qu'elle ne se sente pas seule. Moi qui ne vais jamais dans ce genre de endroit, je n'ai pas hésité une seconde à l'accompagner, je n'avais aucune envie de la laisser seule, c'était tout bonnement hors de question. Pas de curiosité mais comme un stress, une envie de faire bonne impression. C'est bizarre. Parfois, je me dis que je suis au moins aussi bizarre qu'elle.nelle pense qu'il est parti mais elle a des questions en suspens. Moi, je me suis demandé comment il pouvait être parti en paix en lui laissant tant de points d'interrogation. Peut-être qu'elle le sait au fond, qu'elle doit le découvrir par elle-même. Peut-être qu'il reste un lien à faire.

J'ai toujours su qu'il y avait "autre chose". Ce genre de chose qu'on ne dit pas de peur de passer pour un fou, meme s'il est communément admis qu'on n'utilise qu'une petite partie des capacités de son cerveau. Peut-être qu'avec elle, je pourrais en parler... Si seulement ça pouvait être aussi simple que de se dire qu'ils sont mieux comme ça, qu'ils ont arrêté de souffrir. Et si c'était aussi simple, en fait? Se dire qu'on a reçu beaucoup de bases et même plus que ça et que ca est a nous d'écrire la suite de l'histoire avec tout notre coeur, nos souvenirs et notre imagination. Et si on nous avait donné l'exemple du meilleur... Afin qu'on puisse le reproduire?

Je l'ai laissé lire tout jusqu'au dernier chapitre précédent, un peu stressé. Je ne sais pas quand je lui laisserai lire celui-ci...

Merci!

Ma pauvre petite poulette a mal à une côtelette. Je le voyais déjà bien hier, je ne comprenais pas comment elle allait pouvoir aller travailler. De fait, avant la fin de son horaire, elle était aux urgences. J'ai aussi un peu tendance à vouloir forcer mais il y a des limites au courage et à l'endurance. Pauvre petit bébé... Je voulais prendre soin d'elle mais elle a préféré rester seule ce soir. Peut-être besoin qu'on se manque un peu, besoin de solitude... Je l'aime parfois, je la déteste souvent. La solitude est plus plaisante quand elle est un choix. Peut-être aussi quand on a quelqu'un à qui penser. On est relativement synchronisés à ce niveau-là, ou simplement pas très contrariants. Même si j'aimerais pouvoir lui rendre la vie un peu plus facile et la réconforter de toute ma tendresse... Elle commence à se lâcher un peu plus verbalement, que ce soit en face de moi ou par sms. Ce n'est pas pour me déplaire. Elle a peut-être un peu plus confiance, elle sent peut-être qu'elle peut me confier ses sentiments parce qu'elle sait au fond d'elle que les miens sont sincères. C'est peut-être un peu plus facile aussi maintenant que c'est clair dans sa tête... Si je dis ou fais des choses qui lui plaisent, ce n'est pas par simple volonté de la faire sourire. Je lui dis juste ce que je pense et je ne lui propose que ce que j'ai envie de faire. Tant mieux si on se plait en restant naturels et spontanés. Surtout pour deux personnes qui analysent tout le temps, c'est reposant. Elle me donne un peu confiance en nous, je me sens assez rassuré pour l'instant. Ça l´agace quand je dis "pour l'instant" mais... C'est juste que je préfère tout de même considérer que rien n'est acquis. Un mal pour un bien, sans doute. Une spirale positive, finalement. Si on se donne confiance mutuellement simplement en exprimant nos sentiments et si ils continuent de grandir ou même juste s'ils perdurent, ça pourrait vraiment être notre plus jolie histoire. C'est de plus en plus crédible.

J'ai profité de ma solitude pour laver le linge qui s'accumule et faire un peu de sport car je le délaisse tout en mangeant des cochonneries pour le moment et je deviens un gros lardon! Nom Di djou. Je me demandais ce que j'avais mangé la veille, après avoir fait le bilan alimentaire de ma journée et j'ai repensé à la lasagne de sa maman. Je lui ai envoyé un petit message pour la remercier d'avoir pensé à moi. Je ne veux pas m'imposer dans sa vie mais... Après tout, je connaissais sa mère avant de la connaître elle-même et puis ce n'est pas comme si elle n'en avait pas réellement fait plus pour moi. Elle m'a vite répondu que c'était avec plaisir, avant d'ajouter "Prends bien soin de ma fille". Je l'ai rassurée: c'est bien ce que j'avais l'intention de faire, elle pouvait me faire confiance.

En passant, j'ai vu une photo d'elle avec son petit-fils, le neveu de ma lionne. Pour la seule photo que j'ai vu d'elle quand elle était petite, c'est son portrait tout craché. Très mignon! J'avais déjà remarqué qu'elle avait les traits de sa maman et elle m'avait dit qu'il avait un peu ses traits aussi mais le lien de famille est indéniable entre ces trois-là.

Rooh... Je me demande vraiment quand je vais la laisser lire ça! Elle dort déjà et moi, je vais fermer les yeux et penser à cette chanson de Cabrel qui a des similitudes avec mon ressenti... "On se tiendra toujours loin des tourbillons géants... Elle prendra jamais mon coeur pour un hôtel, je dirai les mots qu'elle attend...". Elle est ravie d'être "la fille qui m'accompagne" et je suis heureux que ce soit elle qui fasse un bout de chemin avec moi. La vie est plus belle, juste parce qu'elle est là. Même de loin. Je l'adore au moins autant qu'elle m'adore.

Une respiration

J'écris moins, ces temps-ci. Plus occupé à vivre qu'à rêver? Peut-être.. Et peut-être que là, j'ai un peu de temps, un peu d'espace. On n'était pas censés se voir beaucoup du week-end, il faut dire. Elle devait bosser, elle avait un brûlage de culotte et l'anniversaire de son neveu. Mais, étant blessée, son programme a été très allégé. On a passé un peu plus de temps ensemble que prévu, par conséquent. Sans doute doit-on encore prendre parfois un peu de recul pour relativiser, se manquer ou encore se rendre compte de comment on tient à l'autre. J'ai envie de passer le plus clair de mon temps avec elle mais, inconsciemment, on a peut-être besoin parfois d'un peu d'espace, d'un peu d'air, comme une respiration. Ou comme une expiration, si l'autre est notre oxygène.
Dans les moments passés, encore des sourires. Quand je suis son héros juste parce que j'écrase une araignée ou que je sors les poubelles. "Je pourrai vraiment toujours compter sur toi?". La réponse me semble évidente, je tiens à elle et j'ai envie qu'elle soit bien, de prendre soin de ça. Quand elle vient manger chez mes amis et qu'elle les trouve sympathiques et inversement. C'est tout de même important qu'elle s'entende bien avec eux pour pouvoir se dire que si tout continue à bien se passer entre nous, je ne serai pas obligé de m'en éloigner et nos moments ensemble pourraient même prendre une dimension supplémentaire. Barbecue, bowling, resto, vacances. De belles perspectives... Et puis mes beignets de courgette étaient mieux réussis. Elle les a fait avec moi et Choko a dit "On dirait que vous vous connaissez depuis longtemps". Peut-être qu'on était destinés à se rencontrer, qui sait? Aujourd'hui, elle est venue à la maison pour se faire débloquer le dos par mon père. J'ai eu l'idée de manger à trois et personne n'y a vu d'objection. C'était comme un tout petit pas de plus, ils ont l'air de savoir parler un peu aussi. C'est cool. C'est même drole, c'est comme s'il n'y avait pas d'obstacles. Sauf peut-être nous-mêmes.
Samedi, elle n'a pas eu l'air d'apprécier que j'ai bu un verre. Je n'avais pas bu gang que ça mais elle est sans doute passée au moment où cela l'avait fait le plus d'effets et j'étais sans doute un peu trop "a l'aise". Je me suis peut-être montré un peu trop familier. On a tout de même passé la journée du lendemain ensemble mais elle est rentrée seule. Idem aujourd'hui. Mais elle m'envoie un peu de tendresse gratuite à distance et continue de prendre parfois des initiatives... Comme si elle remettait un brin de distance, par moments du moins, mais qu'elle compensait un peu, dans la foulée. Ce n'est peut-être même pas conscient. Elle n'est pas à son top niveau, en ce moment. Elle se sent stressée et c'est perceptible. Un de ses problèmes du passé qui doit se régler en tout ou en partie d'ici une semaine en est plus que probablement la cause. Elle m'en a parlé brièvement et m'a dit qu'elle m'expliquerait un jour, à un moment mieux choisi. Peut-être aussi une étape dans la fin d'une histoire qui l'a marquée plus fort que d'autres. Elle a peut-être besoin de "nettoyer" tout cela, de faire réellement table rase du passé pour se lancer à fond dans notre histoire. Qu'elle n'a pas envie de traîner des casseroles ou même les affaires de son ex qui sont encore là. Elle veut peut-être nous donner les meilleures chances, tout simplement et ces idées venues du passé la travaillent. J'aimerais pouvoir l'apaiser mais c'est surement un chemin qu'elle doit parcourir seule. Je reste là, à portée de main. Mais je ne veux la forcer à rien. Elle me parle de ce qu'elle veut après tout et je serai là si elle a envie de se tourner vers moi. Je vais commencer par éviter de me poser tant de questions, même si ça reste léger... Ne pas retomber dans mes travers du passé non plus, même si j'en reste très éloigné. Je vais bien, nous allons bien, tout va bien. Et j'avance vers mes objectifs au boulot, en plus! La mise en place d'une cellule de rédaction pour les sites Internet qui me permettra de me concentrer sur l'animation des réseaux sociaux, de couvrir plus d'événements en live et de finir par accompagner les missions à l'étranger. Mon plan est en marche. Je pourrais être à un tournant de ma vie. Ce serait cool de vivre ça et plein d'autres choses avec elle. Prenons le temps et n'oublions pas que le bonheur n'est pas la destination mais le chemin! Carpe diem. Puis elle m'a envoyé deux fois des bisous aujourd'hui après un moment de silence... Et ma filleule a fait sa rentrée des classes sans une larme! What else?