Elle avait posté une chanson en italien, "Adesso tu" qu'elle a enlevé pour "ne pas
avoir de remarque". En substance, elle disait "maintenant, tu es là, au
centre de mes pensées" (je parle de la chanson, là). Je n'ose pas penser
qu'elle l'a postée en pensant à moi... Mais elle l'a surement enlevée
pour ça.
D'ailleurs, c'est elle qui est venue vers moi, sur Facebook, en me parlant de cette île dans les Bahamas. Qui y a pensé dès le réveil. Je l'ai laissée venir et je n'ai pas dû attendre longtemps. Elle apprécie sans doute réellement le fait de parler avec moi. C'est encore elle qui est revenue vers moi, le soir, par SMS, comme elle avait mon numéro. Elle m'a dit que quand elle disait "amicalement", c'était le plus souvent pour taquiner mais peut-être aussi pour laisser une certaine distance.
Elle commence à prendre un peu de place, dans ma tête en tout cas. Ce n'est pas pour me déplaire car je préfère penser à elle qu'au passé, par exemple. D'un autre côté, je ne sais pas ce qu'elle veut réellement ou ce qu'elle pourrait vouloir. Je ne suis donc pas sûr qu'il soit bien raisonnable de m'attacher à elle... il faut voir de quelle manière on s'attache, évidemment.
Ce qui est mignon, c'est qu'une certaine complicité s'installe déjà. On a détecté le mot parasite de l'autre et on s'amuse à jouer avec. Elle n'arrête pas de dire "drôle" et moi, je dis "intéressant" dès que j'en ai l'occasion... maintenant, c'est moi qui dis "drôle" et elle qui place "intéressant" un maximum de fois dans la conversation. On se parle un peu en italien ou en espagnol. Je suis le vilain et elle, la connasse. On est du même signe astrologique: elle est la lionne, je suis le lion. Ça devient presque des petits surnoms. Mignon!