État d'esprit

Je suis dans un de ces moments creux de la vie. Ceux où on essaie de se retrouver après s'être un peu perdu. De ceux qui suivent les déceptions, où après avoir fait tout ce qu'on voulait jusqu'à s'en vouloir, on aspire à nouveau à une certaine stabilité. Même si pour cela, il vaut mieux rester seul pendant un petit moment. Faire une mise au point, méditer, réfléchir et prendre soin de soi. Avant de se laisser emporter une bonne fois pour toutes?

Je suis un doux rêveur, un naïf qui croit aux amours éternelles. Cette bêtise m'a valu bien des claques, même si je me suis toujours relevé par la suite. Le pire, je pense, c'est que j'ai toujours envie d'y croire. Pas à la femme parfaite, mais à celle qui, imparfaite, me conviendra parfaitement. Cette relation faite de complicité, de confiance, de sourires, de magie et d'une grosse dose de communication. De celles où on joue comme des enfants, on se protège comme frère et sœur,  on parle comme des amis et on se dispute comme mari et femme. Après tout, ce n'est pas inaccessible puisque je l'ai connu, au moins temporairement. Mais est-ce bien raisonnable d'espérer vivre quelque chose de plus fort, par sa sincérité, sa réciprocité et sa longévité? Sans doute vaut-il mieux ne s'attendre à rien mais être prêt à tout.

Mon esprit est donc partagé entre un besoin de me reconstruire seul, l'espoir qu'une jolie histoire puisse encore arriver et la crainte que l'attente que cet espoir se réalise ne finisse par me détruire.

Je passe le plus clair de mon temps à travailler, faire du sport et cuisiner sainement afin de ne pas avoir trop honte de mon corps, au moins. Je sors toujours car j'ai besoin de voir du monde et de faire de nouvelles connaissances mais j'ai diminué les sorties et varié leur style afin de goûter à d'autres plaisirs et de mettre de l'argent de côté dans le but d'acheter mon propre appartement et de quitter la maison de mon père définitivement et sans dépendre de personne.