Vivement ce soir

Samedi matin, il est encore tôt mais je suis réveillé, chez... Moi. Ça me fait presque bizarre d'avoir du temps libre, seul. Je n'en avais pas spécialement envie, même si je sais que je n'aurai aucun mal à m'occuper utilement. Étudier un peu d'italien, aller nager un peu, voir l'un ou l'autre ami ou même    simplement regarder ces reportages d'histoire que j'apprécie sur YouTube. Ma télévision est chez elle, même si on ne la regarde pas spécialement. Je me rends compte que je ne me suis pas retrouvé dans cette position depuis une semaine, alors qu'elle était quotidienne il y a peut-être deux mois de cela. Cela fait une semaine que je n'ai pas dormi chez moi. A part une nuit chez mon frère, j'ai dormi avec elle tous les jours. Je suis bien avec elle, ça me semble pratiquement naturel de passer notre temps ensemble. Ce soir, on participe à une marche gourmande avec des amis à moi. Demain, elle m'a proposé de rendre visite à des amis à elle. On continue de se rapprocher et de faire connaissance. On a même commencé à mettre en place un blog pour parler d'une de nos passions communes: la cuisine. J'ai pu voir un peu de son caractère aussi, elle s'est parfois montrée sous un jour très défensif. Elle m'a même fait un peu de mal, peut-être pas volontairement; et puis c'est aussi moi qui fais des images, des fixations. Je lui ai peut-être fait un peu de mal inconsciemment, moi aussi. Comme si on avait tous les deux un peu peur de ne pas être à la hauteur, tout en n'ayant pas envie de faire des efforts, des changements, des sacrifices qui feraient que l'on se perde. Et pourtant, aucun de nous deux ne veut changer l'autre. Je l'aime comme elle est et je pense qu'elle m'apprécie aussi globalement, il doit y avoir des points très positifs et d'autres beaucoup plus négatifs mais je ne crois pas qu'elle ait envie ou besoin de me changer. Il ne faut pas qu'on laisse notre passé nous rattraper ou nous rendre bêtement jaloux, ni que l'on commette les mêmes erreurs. Elle s'est demandée si j'étais sincère, elle a eu des doutes. Elle est de plus en plus amoureuse de moi et ça lui fait sans doute un peu peur de s'abandonner, de démonter un peu son blindage pour nous permettre d'avancer. Elle n'a pas spécialement envie d'avancer plus rapidement, la situation lui convient, en tout cas pour l'instant. Je dois dire que moi aussi. Elle avait envie d'arrêter le temps hier. En même temps, les choses se font naturellement et sans forcer. Les barrières tombent les unes après les autres. Et même si on n'a pas franchi l'étape de partager complètement un lieu de vie (ce qui serait sans doute un record, puisque cela fait à peine une mois et demi), même si son ex a encore des affaires chez elle qui empêchent un peu la lionne de se sentir complètement "sur son territoire", même si elle a toujours cette épée de Damoclès au-dessus de la tête avec ce bâtiment... Vu comment, jusque-là, on est parvenus à accorder nos caractères si forts et si étranges parfois, à force de communication. Vu comment on tient déjà l'un à l'autre... Je pense qu'on a toutes les cartes en mains pour atteindre l'une de nos ambitions communes: etre pour l'autre, sinon le dernier, celui qui aura compté. Vivement ce soir... De la retrouver. De voir ce que donnera cette soirée même si elle veut qu'on prenne deux voitures, même si elle a peur d'avoir envie de rentrer sans moi, peut-être de passer une soirée avec des gens qu'elle ne connaît pas et qu'elle n'est pas sûre d'apprécier. De voir mes amis, aussi. Ca me stresse un peu d'aller voir ses amis demain, par contre. Je pourrais la laisser y aller et faire des choses de mon côté, comme aller voir mes amis jouer au foot ou aller faire un tour à la marche folklorique de Stave. Mais, d'un autre côté, je suis curieux et j'ai encore envie de me rapprocher d'elle.

Un peu plus près des étoiles

J'ai délaissé l'écriture moins longtemps, cette fois. En fait, j'y ai pensé tout à l'heure, déjà. Quand elle a ressenti le besoin d'être seule. Je me suis dit que j'allais m'isoler pour écrire, que ça lui ferait de l'air. Je sentais une connexion forte depuis quelques jours et... Je dois dire que j'aurais eu du mal à me passer d'elle ce soir. Pourtant, elle dort pendant que j'écris. C'est comme si j'avais besoin de la sentir près de moi.
Elle m'a présenté des amis à elle ce weekend, je stressais un peu. Pour pas grand chose, en fait. Il faut dire que je connaissais un peu le gars et quand il m'a demandé comment ça allait et ce que je voulais boire, j'ai tout de suite pensé que ça ne serait pas trop compliqué. Pourtant, apparemment, sans vraiment me connaître, il ne nous voyait pas ensemble. Et finalement, il lui a téléphoné aujourd'hui pour dire qu'il regrettait que je ne sois pas invité à leur mariage mais que c'était compliqué de changer les plans de table, notamment de la table d'honneur pour me faire une place... En contrepartie, je suis bienvenu plus tard. J'ai trouvé ça très gentil d'y avoir pensé mais même si ça m'avait traversé l'esprit, je n'aurais jamais cru qu'on se donnerait seulement la peine de fournir une explication... Ils ont une petite fille qui a un an de plus que ma filleule, très mignonne et le courant est vite passé, comme souvent entre moi et les enfants. J'ai passé un bon petit moment, en tout simplicité, encore une fois.
Un autre truc, très simple mais difficile à expliquer, c'est ce que je ressens. Pour elle, près d'elle ou loin d'elle. C'est fort. C'est un manque pénible quand elle est loin et en même temps une joie de savoir que je vais la retrouver. Comme une douleur qui s'apaise toute seule. Ça fait un peu peur de ressentir des choses si fortes et si vite mais je pense (et j'espère ne pas me tromper) qu'elles sont à peu près réciproques, même si elles sont ressenties différemment et pas forcément de manière synchronisée. On a encore eu de longues discussions. Des impressions, des ressentis en commun. On se rapproche encore. Parfois, j'ai envie de ne faire qu'un avec elle, de fusionner réellement. Mais je crois aussi qu'on a besoin de se détacher de temps en temps, pour ressentir ce manque, pour évaluer nos sentiments, en quelque sorte. Pour nous nourrir l'un l'autre. Pour que ce ne soit pas automatique, peut-être, pour qu'on continue de savourer chaque instant. Elle a parlé de se voir un jour sur deux. Elle n'était peut-être qu'à moitié sérieuse mais il faut peut-être tester.
Je pourrais faire une lessive, du repassage et un peu de sport demain... Mais elle a de suite dit qu'elle finissait plus tard et que même si on ne mange pas ensemble, on pouvait se voir plus tard. Je joue au Minifoot jeudi, ça pourrait être une bonne raison de ne pas se voir non plus mais en-dehors du fait que je ne voudrais pas troubler son sommeil en rentrant tard, ça ne me dérangerait pas de faire la route. Et je suis libre de faire ce que je veux samedi mais malgré le stress d'être avec plein de gens que je ne connais pas forcément (quoique, je connais peut-être certains invités), de me dire que ses frères ne sont sans doute pas encore au courant et qu'au moins l'un des deux sera présent... J'ai envie de faire ce pas de plus. Elle me fait du bien, elle m'ouvre les yeux en douceur sur certaines réalités. Comme l'importance d'une mère par exemple. Je l'aime. Fort.

Solitude retrouvée

Ce soir, je suis dans mon lit. Pour le coup, ça me fait vraiment bizarre. On n'était pas spécialement censés se voir mais, finalement, au fil des sms, on avait même convenu de manger ensemble. Mais les sms ont leur limite et une erreur de logistique nous a conduits à manger séparément, chacun pensant que l'autre s'occupait du repas. Quand je suis arrivé, tout le rez-de-chaussée était plongé dans le noir. Je suis monté et elle était allongée sur son lit, occupée à apprendre l'italien. Mais elle ne sait pas se concentrer quand elle n'est pas seule. J'ai eu immédiatement la sensation que ma présence la contrariait. Elle m'a d'ailleurs dit qu'elle avait besoin d'avoir la paix, de rester seule. Je suis allé prendre une douche pour lui laisser un peu de temps et ça a été un nouveau prétexte pour une querelle de rien du tout mais... Quand même. J'ai réfléchi, dans ma douche. Je ne voulais pas réagir à chaud et dire quelque chose que je regretterais. Elle a peut-être besoin de quelques minutes, ou de la soirée, après tout. On passe tout notre temps collés ensemble. Mais on ne fait que des choses ensemble et les choses qu'on doit faire seuls ne se font pas ou en vitesse, entre le boulot et le moment où on se voit. Je suis rentré deux heures chez moi: j'ai fait tourner une lessive, repassé, fait un minimum de sport, mis le linge à sécher, mange en vitesse et je suis parti. Je n'avais même pas pris une douche. Elle n'a plus le temps de pratiquer l'italien. Je ne dessine plus, je ne fais plus assez de sport. Et surtout, je n'ai pas envie qu'elle se lasse. Je ne veux pas m'imposer ou qu'elle se force à jouer un rôle, à faire bonne figure. Je veux qu'elle ait envie de me voir aussi. Je ne veux pas que revienne sa peur de se sentir coincée par nous deux, enfermée, plus libre en fin de compte. On est un peu entre deux étapes, en fait. On passe tellement de notre temps libre ensemble quon vit pratiquement ensemble la plupart du temps, d'un point de vue pragmatique. Mais on ne vit pas ensemble. On n'est pas organisés pour ça. On n'est pas censés s'ennuyer ensemble ou ne pas se préoccuper de l'autre.
Quand je suis sorti de ma douche, elle était toujours sur le lit et a vraiment coupé son PC avant de me laisser là pour descendre fumer une cigarette. Elle avait besoin d'être seule mais j'étais là. Elle n'est pas bien et ne veut pas "me faire subir". Je ne voulais pas qu'elle se sente oppressée, de mon côté. Je me suis donc habillé, j'ai repris mon sac avant de la rejoindre en bas. Elle a compris que j'avais l'intention de rentrer. Je ne sais pas si elle s'y attendait, si c'était ce qu'elle souhaitait mais peut-être que c'était mieux, même si elle ne voulait pas le dire, pour ne pas me blesser peut-être, ou peut-être qu'elle n'en savait rien elle-même. On n'avait pas envie de se disputer ni d'endommager ce qu'il y a entre nous alors.... Je suis rentré et j'ai dessiné. Je sens que ça pourrait être un truc très joli, qu'elle m'aurait inspiré. Dire qu'à la base, je n'étais pas convaincu par ce dessin... Elle m'a envoyé de la tendresse à distance et maintenant, je suis dans mon lit. J'écris pour bien mettre mes idées en place. Pour ne jamais oublier d'où je viens, par où je suis passé et où j'en suis voire où je veux aller. Pour ne jamais oublier à quel point notre relation m'est précieuse et que ne me dois de la préserver. On a de beaux projets ensemble... Ce blog de cuisine, des cours de salsa tres bientôt, des vacances pour plus tard... On n'est pas obligés de tout faire ensemble. On peut et on doit sûrement encore avoir nos moments de solitude rien qu'à nous. On a tous les deux besoin d'être seuls, parfois, pour faire le point et mieux repartir. Pour s'ennuyer et devoir s'occuper seul. Pour mieux se retrouver et savourer chaque instant passé ensemble. Si ce n'est pas le cas pour nous deux, alors il vaut mieux si éloigner un peu, quelques instants ou plus longtemps. Ce ne sera peut-être plus vrai, un jour, qui sait? Ce qui est drôle, c'est que dans les sms de tout-à-l'heure elle me faisait remarquer que je ne pouvais plus me passer d'elle un seul jour. Elle me disait qu'on était partis pour ne plus se manquer... Mmh. Les mots, parfois. Il faut s'en méfier! C'est comme une piqûre de rappel, ça ne fait pas de tort. Un petit moment qui permet de remettre les points sur les "i". De se remémorer certains faits comme "Rien n'est jamais acquis". Comme "Il ne faut pas se perdre soi-même". J'ai été en quelque sorte forcé de me retrouver un peu, même si c'est moi qui suis parti. Ça ne m'a peut-être pas fait de mal de dessiner un peu ou d'écrire, là. Mais ses câlins vont me manquer cruellement dès que j'éteindrai la lampe, par contre...

Plus officiel?

On vient de passer le week-end ensemble et on en a vécu, des choses...

Vendredi soir, on s'est fait une mini soirée improvisée à deux, on a dansé et bu un peu... Dans sa cuisine, quoi. Je n'étais pas au top de ma forme et elle devait se lever le lendemain pour aller au mariage de son meilleur ami, on avait convenu que je viendrais après le repas. J'ai passé le plus clair de mon temps dans mon lit le lendemain avant d'aller la rejoindre. On n'avait pourtant pas exagéré, on n'était finalement pas sortis. On avait eu de grandes discussions, notamment sur des choses du passé. Ca m'a fait quelque chose. J'ai eu un peu de mal à ne pas imaginer, me faire des images, comme cela m'est déjà arrivé. De la torture mentale, du mal que je le fais tout seul. On s'est endormis après une heure trente du matin. On a vraiment fait l'amour, cette fois, j'ai trouvé. C'est comme si je lui disais les trois mots magiques avec mon corps, à chaque mouvement. C'était tendre et intense, je crois qu'on commence à vraiment se trouver à ce niveau-là, j'ai l'impression de mieux comprendre son rythme.

J'ai fait de mon mieux pour retrouver un peu de couleurs pour le soir, je m'étais habillé le mieux possible pour qu'elle soit fière de moi. Je pense que ce n'était pas trop mal. Son frère, qui était le témoin, lui avait dit que leur mère avait cafeté et qu'il savait qu'elle avait un copain. Il s'était demandé si ce n'était pas celui qui était dans l'église à côté d'elle mais avait fini par se dire qu'il n'avait pas la nuque rasée d'assez près, ce n'était donc forcément pas lui. Quand je suis arrivé, je ne trouvais pas l'entrée et je lui ai demandé de sortir. Je me demandais qui allait être là, j'étais un peu stressé, j'ai envie de plaire aussi à ses amis et à sa famille. Quand elle m'a présenté son frère, que je connaissais un tout petit peu je lui ai demandé si ma nuque était assez dégagée.. On a ri, puis il est venu s'asseoir à côté de moi et me parler, c'était sympa. On a tout de même des connaissances en commun. D'ailleurs il y avait quelques personnes que je connaissais et j'ai passé une chouette soirée, même si j'étais déjà fatigué en arrivant.

Le dimanche, on avait prévu d'aller à Namur pour retrouver mon frère et ma filleule aux fêtes de Wallonie. En me levant, je suis allé à la toilette. J'ai vite été réveillé: en tirant la chasse, un problème débordant s'est vite impose à la réalité, j'ai à peine eu le temps de ramasser ma tablette avant qu'elle ne soit submergée. Un peu gênant mais ça aurait été bien pire si c'était arrivé au tout début (même si ce n'est pas encore ce que l'on pourrait appeler une longue relation). J'avais vraiment mal à l'estomac et je n'ai pas su avaler grand chose. On a mangé un petit bout en arrivant mais ce n'était vraiment pas terrible. On a tourné un peu dans Namur avant de rejoindre les autres, on s'était mal entendus. J'avais un peu l'impression qu'elle était là uniquement pour me faire plaisir et... Je pense que j'attendais un peu trop de ce moment! Je voulais lui présenter le petit amour de ma vie, si adorable avec son Parrain, d'habitude (ou en tout cas "la plupart du temps"). C'est à peine si elle m'a dit "Bonjour", pas eu droit à un bisou pour dire "Au revoir" et entre les deux, un beau niage intégral. En même temps, elle n'a pas encore trois ans, elle n'avait pas fait de sieste et elle jouait avec ses cousines depuis le matin: autant dire qu'elle était remontée! Mon frère a offert un verre, sympa. Mais il n'a pas été très causant, ma belle-sœur non plus. Ce n'est pas leur spécialité. C'est la première fois que je leur présente quelqu'un depuis un moment. Pratiquement personne n'a jamais vu Elise, c'était un peu un symbole, pour moi. Notre fatigue, mon mal de bide, le fait qu'elle ait froid et qu'on n'était pas prêts de bouger, ses toilettes à déboucher, Elise qui n'était pas au top et tout cela a fait qu'on ne s'est pas éternisés. Je me suis débrouillé pour avoir le matériel qui devait permettre de nous libérer de ce problème de bouchon, j'aurais voulu être un peu "son héros". Je n'étais toujours pas en forme et elle s'est bien occupée de moi, elle a même proposé que j'aille me coucher pendant qu'elle me faisait des pâtes et voulait me les monter au lit... Mais on est restés civilisés. On a encore fait l'amour de manière plus intense avec une belle synchronisation pour couronner le tout. C'est meilleur à chaque fois. En harmonie.

Je pensais que c'était bon mais visiblement, le souci avait persisté le lundi. Je suis allé lui donner un coup de main pour retenter le coup après ma journée de boulot et avant d'aller jouer au Minifoot mais à part faire des cochonneries et patauger dedans, force a été de constater que la méthode ne s'est pas avérée très efficace. J'ai tout de même essayé et j'ai mouillé.. Mes gants de ménage. Je lui ai dit que j'espérais qu'elle m'aimait vraiment. Elle m'a répondu en me demandant si j'en doutais encore, après tout ce qu'on avait vécu.. Et on a éclaté de rire. Elle me dit dit moins de gentilles choses.. Quoique.. Ça dépend du point de vue. Elle a fini par commenter ma publication sur son mur... C'était drôle. On dort loin l'un de l'autre aujourd'hui, ce qui est moins drôle. Et demain, on va manger chez ma mère. Encore des présentations... Ça devient doucement officiel!

Stabilité déstabilisante

On a encore dormi loin l'un de l'autre, hier soir. Pourtant, la soirée ne s'est pas trop mal passée malgré le fait que je sois un peu trop grossier à son goût. Elle a eu l'air d'apprécier le repas que ma mère avait fait, les conversations étaient plaisantes. Dans la voiture, elle a d'abord dit "je vais encore passer une bonne nuit", mais je n'avais pas voulu comprendre... et j'ai donc été un tout petit peu surpris qu'elle me demande si ce n'était pas grave si elle dormait encore seule cette nuit. Ça m'a un tout petit peu déçu, ça m'a énervé juste un rien... j'ai peut-être surtout peur qu'elle se détache. Qu'elle m'abandonne. Comme une peur primaire, c'est bizarre que ce soit aussi conscient. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui dire et elle m'a rassuré directement en me disant qu'elle ne m'abandonnait pas pour autant. Elle m'a encore dit qu'elle m'aimait quand elle est rentrée et ce matin qu'on n'avait "pas besoin de dormir ensemble toutes les nuits pour savoir qu'on était bien, tous les deux". Je crois que ça me déstabilise un petit peu, cette espèce de stabilité au sein d'un lien fort. D'avoir l'impression d'avoir obtenu ce que je voulais, ou du moins d'avoir toutes les cartes en mains. J'ai un peu de mal à y croire. C'est trop simple, trop naturel. Presque trop beau pour être vrai... Je me demande parfois si j'ai été déçu dans mes espoirs trop souvent ou si je l'ai, en fait, été une bonne fois pour toutes, que depuis ça me faisait peur et que j'avais toujours fini par tout gâcher à cause de ces angoisses. D'un besoin constant d'être rassuré. D'un autre côté, c'est différent, entre nous... comme un bon pressentiment. Comme si trois mots de sa part suffisaient à faire s'envoler ces angoisses. J'espère quand même qu'elles s'en iront définitivement, un jour... et que ce jour viendra avant qu'elle ne soit lassée de me rassurer. Je n'en demande peut-être pas tellement, je ne me rends pas compte. Je sais juste que ça a déjà été "trop", parfois. La différence, c'est peut-être tout simplement qu'elle n'a encore jamais remis en cause notre relation, que je n'ai jamais même ressenti un véritable doute sur nous depuis un moment, même si ça ne fait toujours pas deux mois que l'on est ensemble. Elle a même écrit un tout petit mot sur mon mur... je commence vraiment à penser à me mettre "en couple" sur Facebook. Ça peut paraître stupide, je sais. Comme si c'était un objectif en soi, comme si personne ne la convoiterait plus ou comme si quoi que ce soit allait être acquis... pourtant, je m'en fous un peu, en fait, et je sais très bien que rien n'est jamais acquis et qu'aucun symbole n'a jamais rien empêché, non plus. Bien sûr, le plus important c'est qu'on le sache, nous. Qu'on sente l'attachement sincère de l'autre et qu'au-delà de ça, rien n'est censé nous séparer. Tant qu'on parle et qu'on se comprend... Et que quand on lui demande si elle est accompagnée, elle réponde "oui"... comme c'est arrivé au mariage de son ami. Ça me fait sourire de penser à ce moment et à ce jour-là (même si je me demandais bien qui lui avait demandé ça!)... notamment parce qu'on avait déjà dansé ensemble mais pas devant tout le monde! C'était drôle. Je me demande ce qu'on donnera à la salsa... Ce sont des petits détails. Mais il n'y a peut-être pas que le diable qui est dans les détails... je pense que le bonheur aussi est fait de petites joies aussi simples que ça. Aussi banales qu'un sourire ou un baiser. Aussi pures qu'une lueur dans un regard ou une caresse du bout des doigts. "Va tutto bene dal momento che ci sei adesso tu...". Tout va bien depuis que tu es là, maintenant. C'est vraiment ça! J'ai hâte d'être près d'elle, de la regarder avec un sourire en coin, de la serrer contre moi en lui murmurant quelques douceurs et de ressentir tout ça, pleinement. Hâte que cette bête journée de grisaille, de pluie, de vent et de boulot passe, de lire sur mon gsm que son problème de canalisations est résolu, d'avoir un petit sourire en roulant vers chez elle, de sentir un rayon se soleil même invisible se faire insistant sur mon visage et dans mon esprit... j'ai l'impression qu'elle me donne de la force et du courage. Il faudra bientôt que je l'utilise pour améliorer certaines petites choses, en moi... devenir encore meilleur, pour moi et pour nous offrir encore de meilleures possibilités d'avenir. Que ce soit au niveau de mes angoisses ou de petits enfantillages qu'il conviendrait de cesser. On peut penser au fait de fumer... ou au fait que quand elle souhaite dormir loin de moi, je ne la fasse pas culpabiliser le moins du monde, mais je sourie d'avance en me disant que je vais lui manquer et que ce sera encore meilleur (si c'est possible) de la revoir. Surtout que, même si on n'a pas dormi ensemble les deux dernières nuits, on s'est quand même vus les deux jours... on ne passe vraiment plus un jour sans l'autre. C'est déjà vraiment pas si mal...

Vivons

On est mercredi, je ne vais pas travailler aujourd'hui. Je devais prendre une journée et je me disais que, comme elle avait congé, on pourrait peut-être dormir un peu plus longtemps ensemble... Mais cela ne s'est pas passé comme ça! Elle a des rendez-vous cet après-midi, elle doit être à la banque en ce moment et moi, je suis dans mon lit. Ce qui me laisse le temps de penser et d'écrire un petit peu.

J'aurais pu me réveiller dans ses bras, en fait. Tout n'est qu'une question de choix et choisir, c'est renoncer. Il était prévu que je mange avec elle hier soir, j'avais déjà hâté de goûter ses crêpes jambon-fromage-champignons mais mon frère m'a proposé de manger chez lui, un peu en dernière minute. Je n'avais pas envie de me priver d'elle mais les occasions de voir ma filleule ne sont pas si nombreuses et il ne m'est pas souvent arrivé de refuser. Ça me fait toujours du bien de passer un peu de temps avec elle, elle me donne des sourires, m'a en quelque sorte montré qu'il y avait un lien entre nous. Un lien privilégié qu'elle voulait conserver pour elle toute seule, parfois. Le fait de m'appeler avant même de me voir, de ne vouloir que moi pour certaines choses ou de me montrer qu'elle se souvient d,un petit truc qui n'appartient qu'à nous, à travers la fenêtre: à savoir, faire signe comme la reine d'Angleterre. Je crois que mon amoureuse sait l'importance qu'elle a à mes yeux. Elle aurait pu venir mais elle aurait dû courir et ça lui aurait fait des kilomètres à faire, un soir en pleine semaine: je ne pense pas que ce soit dans ses habitudes. Je crois qu'elle comprenait que je puisse donner une fois la priorité à quelqu'un d'autre, surtout que ce n'était pas comme si je voulais aller boire avec des copains; comme je pouvais comprendre qu'elle ne fasse pas le trajet même si elle était la bienvenue, surtout en étant prévenue à la dernière minute alors qu'on était censés passer une soirée tranquille.

Je crois qu'on est un peu dans cette phase qui suit le premier rapprochement, où on veut tout partager, apprendre à connaître l'autre, passer un maximum de temps tous les deux. Cette phase qui me stresse beaucoup moins que d'autres fois, peut-être parce que je sens que c'est léger, sain, adulte et surtout sincère entre nous. Depuis hier, cela fait deux mois que nous sommes ensemble. C'est court et en même temps, on a déjà vécu pas mal de choses depuis ce premier baiser. On a dormi et mangé, ce qui constitue la base du quotidien, on a aussi passé des moments à rien faire, notamment dimanche après-midi où après deux nuits éloignés l'un de l'autre les retrouvailles ont été relativement intenses. J'étais content de la revoir, de la sentir près de moi, de retrouver le goût de sa peau et je pense que, de son côté, elle a apprécié à sa juste valeur le fait de retrouver mes bras autour d'elle. On en a peut-être besoin, plus ou moins consciemment. Ce sera peut-être toujours le cas où peut-être qu'un jour ce ne sera plus nécessaire pour savoir, sentir que la présence de l'autre est tout ce dont on a besoin, puisque l'important n'est pas où on va mais avec qui on fait le chemin. On est partis en weekend, en se demandant un peu si on allait se supporter. On est allés manger chez ma maman, on a participé à la marche gourmande avec des amis à moi, je suis allé la rejoindre au mariage de son meilleur ami où j'ai vu son frère, elle a vu le mien et ma filleule le lendemain et on va manger chez sa maman ce soir. C'est déjà pas si mal! D'ailleurs, il paraît que tout le monde l'a trouvée jolie, même si ce n'est pas le plus important. On m'a également dit qu'elle était sympa, alors que la marche gourmande et les wallos n'étaient sans doute pas les instants où elle a été le plus souriante et enjouée, question de contexte. On passe de bons moments ensemble et on a envie d'en vivre encore beaucoup d'autres. Mais sans avoir forcément peur de "se perdre", deux personnes qui, dans une certaine mesure, ont malheureusement été quelque peu habituées à la solitude ont sans doute besoin de se retrouver seuls, par moments. Pour faire d'autres choses, pour penser autrement. Pour voir d'autres gens, peut-être, sans s'éloigner pour autant. J'ai assez confiance en elle et en nous. Je sais qu'elle a encore ses problèmes à régler aussi et je crois que ça risque de durer un moment, que je devrai être patient avant que tout ça soit "nettoyé". D'ailleurs, je suis sûr qu'elle était stressée par ce rendez-vous à la banque, je ne sais pas pourquoi elle y va mais... Le simple fait qu'elle ne me l'ait pas dit me donne un bon indice. Le fait qu'elle ait préféré que l'on ne se voie pas hier pour avoir les idées claires m'en donne un second. Le fait qu'elle ait si mal dormi me confirme définitivement que c'est à cause de cette histoire de maison avec son ex. Elle dit qu'elle ne veut pas trop m'en parler pour ne pas se donner une image trop négative dès le début de notre relation (ou quelque chose comme ça) et je ne la forcerai pas. D'un autre côté, je me dis qu'elle n'a peut-être pas assez confiance en moi ou qu'elle ne nous croit pas assez solides pour faire face à ça. C'est peut-être même ce qu'elle a pensé de toutes ses relations depuis lors. C'est peut-être là qu'il faut faire la différence. La protéger, la rassurer, être là pour elle. Lui faire comprendre qu'elle peut tout partager sans crainte d'être jugée ou de donner une image négative. Au-delà des mots, il faut des preuves.

Un peu comme avec son histoire de tuyauterie. Elle m'a clairement dit qu'elle était à bout, qu'elle en avait marre de faire face à tout, toute seule, même pour ce genre de choses. Elle était perdue, un peu submergée (sans mauvais jeu de mots), énervée peut-être par autre chose, aussi. Un mec du rayon plomberie de chez Brico lui avait proposé de régler son souci et... J'ai été un peu jaloux. Je voulais trop être "son héros" avec des gros guillemets? Je me suis senti attaqué dans ma virilité, menacé dans mon rôle, mon ambition d'être "son homme"? Elle a probablement trouvé cette attitude fort déplacée vu sa réaction. Quand je lui ai demandé si il était moche, elle m'a répondu "Ni laid, ni beau.. Comme toi!". Je ne l'ai pas vraiment bien pris, même si je ne me considère pas comme une statue grecque, loin de là. J'ai donc décidé de réagir constructivement en proposant d'essayer d'installer les pièces avant de faire éventuellement appel à ses services. Finalement et après quelques aller-retour entre sa maison et le magasin, le souci était résolu. Il ne reste plus qu'à finaliser avec un joint de silicone, je me suis procuré le matériel mais il faut encore que je le fasse. Je pense que c'était la meilleure chose à faire et elle me l'a confirmé en me disant que j'avais bien réagi après un premier geste juge maladroit.

J'ai vu un peu de son caractère, là. Sans prétendre avoir compris comment elle fonctionne, je crois que dans ces cas-là, il ne faut pas trop réagir à chaud, surtout au vu et au su de mon impulsivité. Laisser passer l'orage et puis parler calmement, sans être énervé par ce qu'on vient d'entendre et sans se mettre en position d'infériorité non plus. Je l'ai même laissée me faire un tout petit mensonge... Quand elle m'a dit qu'elle n'avait pas pris la tondeuse du salon pour moi, j'ai senti qu'elle n'avait juste pas envie de me faire plaisir. Mais je ne lui ai fait remarquer que plus tard que je lisais mieux en elle que ce qu'elle croyait. On apprend à fonctionner ensemble, encore. Il y aura encore plein d'adaptations. Il y aura encore d'autres tensions.

Concernant Facebook, notamment. J'ai bien laissé tomber l'idée de faire une demande de relation! J'ai eu le malheur de mettre une photo de nous deux, la seule qui existe d'ailleurs, comme photo de profil. J'avais la même depuis plusieurs mois et j'avais envie de changer. J'avais deux possibilités: une photo avec ma filleule ou cette photo de nous. Comme celle d'Elise et moi est déjà ma photo de profil sur mon compte pro (il faut "humaniser" de temps en temps et comme je suis un monstre horrible et sans coeur, un vil manipulateur, j'utilise un enfant contre son gré, oui... Je n'ai pas vraiment honte, en plus), j'ai commencé à retravailler celle que la sœur d'un ami avait pris à l'occasion de la marche gourmande et qui, après tout, figurait déjà sur Facebook. J'ai fini par arriver à un résultat relativement satisfaisant et je me suis demandé pendant un petit moment si j'allais la publier. J'avais déjà eu le culot insensé de mettre un petit mot, une chanson sur son mur et... Elle y avait répondu et réagi plutôt positivement. J'avais pensé à une chanson de Cabrel le matin, qui me semblait parler d'elle, de nous et je lui en avais parlé. J'étais tout rempli de ce sentiment et je me sentais de le partager. Ça ne partait pas d'une mauvaise intention mais force a été de constater que ce n'était peut-être pas l'idée du siècle. Elle me l'a plus ou moins reproché, justifiant notamment cela par le fait qu'elle avait le droit de décider de ce qu'elle rendait public. Une évidence. Mais je me suis bêtement demandé si elle avait honte ou quelque chose comme ça, en grattant un peu, il est ressorti qu'elle avait toujours des connaissances et des membres de la famille de son ex dans ses contacts, en plus d'avoir des meubles dans son salon et une autre pièce. Ou en plus d'avoir encore des photos avec lui sur Facebook: il y en a une ou deux où je collerais bien ma tête à la place de la sienne. Je voyais mal pourquoi elle ne pouvait pas en avoir une, très "correcte", même si on peut toujours faire mieux car il y a sûrement moyen de faire plus avantageux, avec moi. Surtout que sa famille et ses amis proches sont tout de même au courant. Elle m'a dit que j'aurais pu lui demander son avis mais je pensais que c'était comme demander la permission d'embrasser ou comme de dire "Si je te demande en mariage, tu diras oui?". Ça ne se fait pas. Ce n'est pas "drôle" si on connaît le résultat à l'avance, s'il n'y a pas de suspense. Elle n'avait pas l'air d'accord avec ça... Je sais que j'aurai besoin de patience, je sais que je devrai comprendre beaucoup de choses, qu'on doit apprendre à s'accorder. Et c'est vrai que personnellement, je n'ai rien à cacher. Que ceux qui voient mes publications sont ceux à qui je veux bien le dire. Que si on veut contrôler absolument tout a priori, il y a des réglages qui existent. Et que s'il y a des gens avec qui vous n'avez pas envie de partager votre bonheur, ils ne devraient peut-être pas figurer parmi votre liste d'amis... Ce n'est même pas une question de "marquer son territoire", même si je ne suis probablement qu'un homme et sans doute pas le moins possessif. Je ne lui dis rien, ou en tout cas je ne lui avais rien dit sur ses photos avec lui, ou encore sur le fait qu'elle s'affiche "célibataire" ce qui à mes yeux est beaucoup moins respectueux vis-à-vis de l'autre que de ne pas lui demander son avis avant de publier une photo. Je trouvais que c'était une petite surprise toute mignonne et... Au final, ce n'est surement pas l'initiative la plus heureuse que j'aie pu avoir. Quoique ça nous a encore permis de nous connaître mieux, en somme. Cependant, je n'ai pas envie d'arrêter d'être naturel, même si je respecte parfaitement sa liberté. Pas envie de brider les sentiments et mes élans. Il n'y a que comme ça que ça peut être "magique". Non? Quand on se lâche totalement... Quand on laisse le passé bien à sa place pour vivre ce que l'on mérite et que l'on a peut-être attendu longtemps. Quand on ne croyait peut-être même plus que c'était encore possible. Quand on pensait qu'on ne se laisserait plus emporter et qu'on y croit en sentant quelque chose de plus fort que nous. Une envie de construire.

C'est certainement ce qui explique ma légère impatience, que je suis assez fier de contrôler "si bien" dans ce contexte alors qu'on m'en a donné si peu, à la naissance. Je me dis juste que, dans l'autre sens, si elle avait fait exactement ce qu'elle avait fait, j'aurais été touché, j'aurais énormément apprécié le fait qu'elle soit fière d'être avec moi et qu'elle ait envie de le dire à tout le monde. Au lieu de ça, j'aiété  un peu vexė que ce côté-là soit totalement éclipsé par le "respect des membres de la famille de son ex". Un peu tôt? Ou "enfin"... D'après ce que je l'avais entendue dire de loin au téléphone, elle ne tolérerait pas que ça l'empêche de vivre. Mmh... Vivons, alors.

Une option nécessaire

Pour que ça ne soit jamais une obligation ni pour elle, ni pour moi et surtout pour ne pas être trop envahissant ou avoir l'air déçu quand on ne se voit pas et que ça la fasse culpabiliser; je m'étais dit que je devrais considérer le fait de dormir ensemble comme une possibilité. C'est-à-dire qu'à priori, on n'est pas supposés se voir, sauf si on en a envie tous les deux, plutôt que de considérer qu'on se voit sauf si l'un des deux a quelque chose à faire. C'est plus sain, plus léger. Et le plus étonnant, c'est que j'ai l'impression que ça a justement tendance à nous amener à nous voir plus souvent. On est sans doute plutôt porter à réclamer nos droits qu'à assumer nos devoirs, dans une certaine mesure. Le propre de l'être humain, probablement.

Concrètement, jeudi, après le minifoot, je lui ai donné un petit coup de fil sur le chemin du retour, je ne m'attendais pas à ce qu'on se voie: d'habitude, quand je joue, je rentre chez moi car c'est trop tard pour elle. Mais j'avais tout de même des sous-vêtements chez elle et je n'étais pas obligé de repasser chez moi. Vendredi, on s'est vus aussi... je voulais faire le joint de silicone directement en rentrant pour ne pas que l'envie me passe et qu'elle me reproche de ne pas tenir mes promesses mais elle a tout d'abord tenu à me faire un câlin. Ensuite, on est allés manger un petit bout avant d'aller au cinéma. Elle n'a pas spécialement apprécié la cuisine qui était toute simple et peut-être pas entièrement faite "maison" et n'a pas du tout aimé le film. On en serait presque venus à ressentir un brin de tension, au bout d'un moment et je lui ai proposé de partir mais elle a préféré s'endormir sur mon épaule, finalement. Si on avait su, on se serait contentés de regarder un film téléchargé, on en a encore tellement à voir. On pensait probablement tous les deux faire plaisir à l'autre.

Samedi, j'allais voir un match au stade, pas très loin de chez elle. De son côté, elle avait prévu d'aller au resto avec une amie. Après le match, je rentrais chez moi quand j'ai reçu un message me disant que je pouvais les rejoindre. C'est encore une fois où on n'aurait pas dû se voir, en principe et puis, finalement... une chose en entraînant une autre, on passe quand même l plus clair de notre temps libre ensemble. Et encore, je pourrais dessiner ou faire un peu plus de sport, je trouverais encore de l'occupation si j'avais plus de temps libre à passer sans elle. Je devrais peut-être même prendre ce temps, d'ailleurs... mais je m'en fous. Je fais ce dont j'ai envie sur le moment. Je me suis donc retrouvé dans une petite brasserie pas loin de chez elle à boire le pousse-café avec ses amis (car finalement, elle avait changé de partenaires gastronomiques) et on aurait même pu finir par aller danser quelque part. Mais non: nous sommes rentrés sagement, on a bu deux derniers verres, ça a fini par chauffer une bonne fois... Et puis, était-ce pour refroidir nos ardeurs? Nous sommes allés promener dans les bois vers 2h30 du matin. Comme si le monde nous appartenait, ou plutôt conscients que nous étions libres de faire ce que l'on voulait. Le lendemain, je suis allé faire quelques courses pendant qu'elle nettoyait, je lui ai donné un coup de main pour faire à manger et puis je l'ai déposée chez sa maman pendant que j'allais me laver, me raser et reprendre des vêtements. Quand je suis venu la rejoindre, elle dormait dans le fauteuil malgré mes sms et mes appels. J'étais rentré dans la maison comme une fleur mais ne la voyant pas, j'étais ressorti pour sonner: je suis tout de même assez à l'aise mais je ne me permets pas tout.

Néanmoins... c'est vraiment "comme si on était un petit couple". Pas qu'on n'en est pas un mais c'est assez récent et c'est parfois si naturel que ça pourrait soulever des questions. De bêtes interrogations, le genre d'angoisses primaires complètement stupides et qui n'ont même pas de sens dans le cas présent... on sait tous les deux qu'on est libres de partir demain, si on le voulait. Mais on tient l'un à l'autre et... j'ai parfois même l'impression d'avoir besoin d'elle. Pas par obligation, pas par nécessité, mais parce que sa présence est un luxe permanent, une douceur, un filtre qui permet d'atténuer, d'aplanir les petites difficultés de la vie. Ce n'est pas obligatoire, mais c'est tellement mieux. Comme le sexe. Soit je connais son corps de mieux en mieux, soit les hormones liées à certaines périodes décuplent encore les effets de mes doigts et le désir. Ce n'est pas de la sauvagerie ou un truc dégoûtant, juste une force à laquelle il est difficile de résister.

Parfois, on a des doutes. Est-ce qu'elle me supportera longtemps? Et inversement? Est-ce que ça nous suffira toujours? Est-ce qu'on peut prononcer de grands mots, surtout quand on tient à refléter l'exacte réalité de ses pensées? C'est humain, aussi. Ca m'était déjà arrivé, en tout cas. Et pas que dans le cadre de passions ou de petites aventures sans lendemain. Mais aussi quand on sent des choses aussi fortes. Ce n'est pas de la folie à ne pas savoir dormir quand je suis loin d'elle, à ne pas pouvoir me concentrer sur mon boulot. Pas quelque chose qui fait souffrir, juste une présence, même de loin. Une pensée qui fait sourire. C'est sûrement ça, l'amour, sans aucun doute. Prendre des risques, parfois s'éloigner mais pour être un peu plus convaincu, à chaque fois. Est-ce qu'on arrête un jour de se poser des questions? Est-ce que c'est lié à ma personne? Est-ce qu'après tout, ce n'est pas ce qui fait que rien n'est jamais acquis? Un sentiment qui nous pousse à entretenir la relation?

C'est comme pour ce qui est du passé. Quelques fois, elle évoque un souvenir, une personne et c'est comme si je me sentais menacé. Comme si je devais avoir toutes les qualités du monde quand les autres n'ont que des défauts. Des gens qui ont sans doute eu leur chance, de qui j'ai peut-être parfois été jaloux, avec qui j'ai déjà été en compétition. Pourtant, je sais que j'ai eu quelques histoires, aussi. Ce n'est pas pour ça que le passé est toujours présent. Il faut simplement le laisser à sa place. Quand elle me demande pourquoi on ne s'est pas connus plus tôt, quand je me demande pourquoi je ne l'ai pas croisée.. Je peux juste me dire que c'est parce que ce n'était pas encore le moment. Sinon comment expliquer ce temps perdu, ces émotions, cette énergie bêtement gaspillées? C'était sans doute un entraînement, des épreuves pour apprendre à savourer le goût du vrai, de l'essentiel.

Parfois, je vois des maisons sur Internet, des plans "clés sur porte" dont on nous fait miroiter la réalisation en 3D et je me prends à rêver. Je rêve de cette maison que j'ai déjà imaginée par bribes. Cette piscine intérieure qui permet aussi de profiter de la douceur de l'air extérieur, cette pièce pleine d'espace et de coussins où l'on pourrait dessiner, regarder un film ou faire des câlins. Il pourrait même y avoir un kicker, un billard ou une de ces vieilles bornes d'arcade... J'imagine une grande cuisine avec un plan de travail central et un bar où on pourrait prendre le petit-déjeuner. Car c'est avec elle que je me vois dans ce petit coin de paradis qui, s'il est toujours très lointain, m'apparaît désormais plus clairement.

On a tellement de choses à vivre et je sais que ça semble fou car... on n'est jamais sûrs de rien et encore moins au bout de deux petits mois de rien du tout. Mais comment expliquer ce sentiment, cette confiance dans l'avenir? Je me sens bien, en mesure d'avancer. Rien ne pourra se mettre en travers de notre route. On aura assez de force et de courage pour tout affronter, avec légèreté et un sourire aux lèvres. C'est ce que je ressens, en tout cas. J'ai l'impression que tout va arriver, que mes rêves qui sont, il est vrai, à tomber de simplicité vont se réaliser. Ça donne une énergie folle...

Parlons de choses sérieuses

On papotait de choses et d'autres quand le sujet de la fumette est venu sur la table, presqu'inopinément. Elle m'a demandé clairement ce que j'avais fumé aujourd'hui pour la première fois, en tout cas un jour où j'avais bien fumé. Apparemment, je suis au moins le meilleur dans un domaine... Ou le pire, quoi. J'avais dit que j'arreterait pour la fin de l'année et je pense que c'est un objectif très raisonnable, puisque je l'avais déjà fait et plus brutalement que ça. Je ne peux plus m'en prendre qu'à moi-même, elle ne me dit pratiquement rien. D'autant que pour elle, normalement en tout cas, ça ne passe pas. Je la respecte et je veux respecter ma parole. Je laisse juste mon démon gagner encore un peu, meme trop facilement. Je n'en ai pas besoin pour me sentir bien, que du contraire à la limite, car ça me prive de une partie de mon énergie, de mes émotions. Cest plus facile d'être plus fort ou indifférent, parfois mais... Là, je n'ai quand même pas grand chose de quoi je pourrais me plaindre. Je sais que je n'en ai plus besoin. La seule limite, c'est moi. Mon manque de volonté et d'exigence par rapport à moi-même. C'est peut-être plus facile quand on a la pression mais ça eut aussi pousser à mentir, pour paraître aussi bien qu'on souhaiterait l'être aux yeux de l'autre. Une chose est sûre, je ne mentirai pas. Mais je n'ai pas envie de la décevoir non plus. Peut-être meme qu'elle serait fière de moi, dans un sens. Je préfèrerais ça que de la décevoir, à choisir. C'est juste que ça ne me semble pas grave... J'ai encore tout mon temps pour tenir ma parole même si je pourrais déjà commencer par ne plus fumer certaines fois. Elle ne voulait pas me mettre la pression et je ne veux pas ça non plus, mais un petit rappel de temps en temps ne fait sans doute jamais de tort. Il va falloir que je fasse plus qu'y penser, tout doucettement...

Coup de tonnerre

Tout s'est plutôt bien passé, sur un rythme tranquille, pendant un moment. Jusqu'à ce weekend où la tension est apparue pour pour finir par culminer ce mardi midi. Le samedi, déjà, on s'était dit qu'on irait faire un tour au Parc derrière chez sa maman, autant dire au bout de ma rue. Mais elle ne m'a jamais rejoint. J'étais avec des amis et elle aurait pu se joindre à nous mais elle avait besoin de rester seule et j'ai peut-être eu un peu de mal à le comprendre, la bière forte n'aidant pas, sinon à rédiger des sms en serbo-croate. Nous ne nous sommes donc plus vus depuis le samedi matin quand on se retrouve le dimanche après-midi. Elle ne parle pas beaucoup et mes questions semblent l'ennuyer, elle pense à rentrer, elle hésite sur de petites choses, change d'avis pour aller souper chez ma mère, par exemple... Elle semble loin. Depuis la veille, d'ailleurs et je me demandais doucement si c'était par rapport à moi. Et je décide de creuser la question. Mais elle n'avait pas envie de se justifier, de me parler de ses pensées, de ses besoins d'être seule. Peut-être peur de partager certaines choses, certainement pas envie d'être jugée. Peur de faire confiance et d'être trahie aussi? Est-ce que j'aimerais qu'on puisse partager et échanger sur trop de choses? Est-ce que le côté fusionnel de notre relation lui fait peur et qu'elle veut garder une certaine distance? Pas habituée, peut-être? Elle finit par me parler de son père et il n'a pas fallu longtemps pour qu'elle veuille rentrer. Tout ce que je pouvais dire était mal pris et ce n'était que de pire en pire. Elle ne voulait plus être près de moi, juste que je la ramène à sa voiture. Je suis sans doute maladroit même si je suis bien intentionné. Je pense que la confiance est la base de une relation solide et je voulais juste essayer de l'aider à se sentir mieux, à espacer peut-être ses blues ou même les rendre positifs. Mais elle n'a peut-être pas besoin de moi et sûrement pas envie apparemment, en tout cas. Mais finalement, on ne s'est pas quittés avant le lendemain matin. Les choses se sont apaisées d'elles-mêmes et un peu plus, je pense que ça nous a rapprochés.

Le lundi, au boulot, en entendant une réflexion lors d'un bref passage dans la cuisine, je me suis dit que mon ex me prenait vraiment pour un con et m'aura menti ou dit de belles paroles jusqu'au bout. La reine des faux-cul, voilà à cause de qui j'avais perdu du temps, de l'énergie pendant trop longtemps et pour rien. Sinon avoir le sentiment que ce n'est plus la même chose avec le reste des collègues du bureau. Ça m'a un peu énervé sur le coup et... J'ai peut-être mal fait de croire que je pouvais partager ça avec elle. Pour moi, c'est si clair. Il n'y a pas de doute. Mais elle n'est pas dans ma tête... Elle a insisté pour savoir d'ailleurs ce qui m'avait occasionné un petite baisse de moral. Ça a eu l'air de la vexer. Elle s'est détournée de moi. J'étais tellement mal, j'avais tellement peur qu'elle me laisse. C'est ma source de bonheur, quand je la vois, quand je la prends dans les bras, quand je sens notre connexion, quand on s'embrasse, alors je sais pourquoi je suis là. J'avais envie de ressentir ça plutôt que d'avoir été utilisé et ... J'ai eu l'impression qu'elle a commencé à faire des amalgames, croire que je compensais avec elle. Pour moi, c'était si clair que mon ex ne pourrait plus jamais avoir d'influence négative sur moi que j'ai publié une citation sur Facebook. Mal interprétée, cela va de soi... Un jeu dangereux, cette saleté. Elle a pensé que je voulais me faire passer pour une victime, a parlé de me faire souffrir, de mettre un peu de distance. J'ai pensé très fort que si j'avais voulu me faire passer pour une victime, j'aurais fait un selfie dans ma voiture avec la tête de chien battu que je devais avoir. J'étais décomposé. Parce que j'ai encore eu plus peur de la perdre à ce moment-là. La fragilité d'une relation était palpable. Mine de rien, même si cela ne fait que deux mois et demi je suis fort attaché à elle. Je n'avais plus spécialement envie d'envisager une vie à deux, pour pouvoir avancer. Je m'étais résolu à penser tout seul mais depuis quelques temps, quand je vois une maison, je m'imagine avec elle. Quand je pense à mon hypothétique futur enfant, c'est elle que je vois comme maman. Je n'avais aucune envie de perdre tout ça, tout ce qu'elle m'apportait et que personne ne m'avait jamais donné de manière réciproque. La sensation d'être accepté et aimé comme on est. En plus de l'envie de construire quelque chose de joli ensemble. Peut-être même partir un peu plus loin. Et je n'avais aucune envie d'oublier ces rêves que je fais pour nous deux pour une chose si insignifiante au regard de ce que l'avenir pourrait nous réserver que je n'aurais jamais dû l'évoquer. Alors, j'ai fini par lui dire qu'elle ne devrait pas voir le négatif mais plutôt se dire qu'elle pouvait me faire confiance parce que je lui disais tout... Et par l'affliger de l'insulte suprême: je l'ai traitée de banane. Elle a répondu que c'était moi, la banane. Et j'ai eu un sourire. Juste avec ces quelques mots, j'étais déjà apaisé.

Je suis allé voir les Diables Rouges devenir premiers mondiaux au classement FIFA en battant Israël. Ils sont qualifiés pour l'Euro en France, 32 ans après leur dernière qualification pour cette compétition qui avait lieu en.. France, en 1984. Un moment historique à plus d'un titre, donc. Dimitri Vegas & Like Mike sont mêmes venus après le match, il y a eu des feux d'artifice. Et moi, je me disais juste que j'avais froid et que j'avais envie de la retrouver. Elle m'avait envoyé un bisou de réconciliation quand j'étais sur la route du stade. J'avais le cœur tranquille pour y aller. Elle est quand même... Je dirais "attentionnée", pour ça. Elle a même regardé la fin du match alors qu'elle n'aime pas le foot. Je suis rentré tard et j'ai préféré me reposer aujourd'hui car les deux derniers jours de la semaine risquent d'être éprouvants. Je vais peut-être devoir aller dormir chez mon frère après mon match de minifoot pour aller conduire ma filleule à l'école vendredi, si j'ai bien compris. Je vais bientôt aller la retrouver... Enfin. La sentir contre moi. Sentir la connexion. Respirer, enfin.

Patience et confiance

Samedi, comme d'habitude, elle travaillait. Comme j'en ai pris l'habitude, aussi, pendant ce temps, je rentre chez moi. Je me suis demandé comment, j'allais faire passer la journée mais... en fait, je glandais tellement avant que je sais comment me distraire! Bien sûr, je peux faire des choses saines et simples comme faire du sport, dessiner ou étudier un peu d'italien. Je peux aussi m'occuper de mon linge, surtout que je ne suis plus là aussi souvent: les lessives et le repassage restent à faire, malgré tout. Je peux aussi aller voir des amis mais je n'en profite pas spécialement. Je n'ai plus vu Choko depuis dix jours et Jérôme depuis bientôt trois semaines. À part ça, je ne parle plus à autant de monde qu'avant, je ne sors plus jusqu'à toutes les heures et même s'il m'arrive encore de me faire surprendre une fois de temps en temps, je ne bois plus autant. Je n'ai plus ce besoin perpétuel de me distraire. Ce qui m'évite de prendre des risques en voiture, d'être complètement crevé et de dépenser de l'argent à des bêtises qui ne font pas remonter le moral, bien au contraire. Autant j'ai pu perdre du temps, ma santé et de l'argent par périodes, autant ça ne me dit plus rien. Je ne m'ennuie plus autant et j'ai un espoir, une vision d'avenir qui me rassure. J'ai aussi passé des périodes où "chaque instant devait être rentabilisé", il fallait que je fasse des choses positives et utiles pour me sentir bien. Mais rien de tout ça n'est vraiment "vivre".

Pour le moment, ma vie est assez remplie, sans pour autant me priver de liberté. J'ai des projets dans mon travail, je passe beaucoup de temps avec elle. Le minifoot m'occupe en moyenne une fois par semaine, j'ai mon abonnement au stade. J'ai un dessin en cours, j'écris ceci, on a notre blog culinaire (un peu délaissé pour l'instant, d'ailleurs). On passe un peu de temps avec nos familles, aussi. D'un autre côté, j'ai du temps pour moi, particulièrement le samedi où, d'office, elle travaille et pas moi; mais aussi quand je prends une journée de récupération. Et je constate que ces dernières fois, je ne mets pas ce temps à profit pour des choses "utiles", ou créatives.

Bien sûr, je m'oblige à faire au moins quelques abdos et à m'occuper de mon linge quand c'est nécessaire. Mais à part ces deux choses-là, qui sont encore discutables, je ne me considère comme obligé de rien! Je suis souvent décalé en rentrant chez moi le matin, j'ai froid et je n'ai qu'une envie: me remettre au lit. Mais je déjeune en regardant des vidéos sur YouTube tout en étant blotti bien au chaud et finalement, il est bien tard, déjà, quand je me rendors. Quand je me réveille, je n'ai rien fait du tout (sans blague) et je n'ai même pas forcément encore envie de sortir de mon lit. Les températures en chute libre de ces derniers temps doivent jouer là-dessus, évidemment. Je n'ai pas envie de me concentrer sur de l'italien, ni de sortir de mes couettes pour aller dessiner ou repasser. Pour tout dire, j'ai même fait mon sport dans ma chambre, les dernières fois!

Samedi, c'était exactement ça. J'avais juste envie de la retrouver et de me blottir contre elle. Elle m'avait proposé de réserver un resto et puis de passer chez des amis à elle. Je me suis arraché à mon radiateur le plus tard possible, j'ai pris une longue douche où je me sentais tellement bien... que j'ai pris un peu de retard. "Jamais à l'heure!". Je me suis senti un peu en décalage. Dans ma tête, c'était le weekend, pour tous les deux. Elle avait l'air stressée et pressée. J'avais quelques minutes de retard, on a mis du temps avant de être servis et il fallait encore aller chez ses amis. Elle était fatiguée et puis son ex a telephone pour venir chercher ses affaires le lendemain parce qu'il avait la camionnette ce jour-là, au lieu du surlendemain. Elle a commencé par dire que ça ne nous priverait pas de grasse matinée mais... Chez ses amis aussi, elle était fatiguée, elle m'attendait pour rentrer. Moi, je les trouvais sympa et on a eu des discussions intéressantes. En rentrant, j'ai voulu fumer et elle est montée. Elle avait l'air fâché. J'ai fini par rentrer chez moi! Pas de grasse matinée, pas de dodo dans ses bras et... Le lendemain, je ne l'ai retrouvée que chez sa maman où on avait prévu d'aller souper. Je me suis senti loin d'elle, j'ai ressenti un besoin de contact.  Evidemment, elle sentait mal cette journee, elle l'appréhendait. Ça a pris plus de temps que prévu et apparemment, ça a mal tourné. Elle m'a dit qu'il l'avait traitée de pèté quand il a vraiment réalisé qu'elle avait quelqu'un. Tout en essayant de se venger en disant qu'il en baisait trois en même temps et qu'il avait d'ailleurs rendez-vous après. Des bêtises, des rancœurs, des jalousies qui n'ont plus lieu d'être. On s'est quand même bien retrouvés, ce jour-là. Le lendemain, elle voulait m'appeler pour me dire qu'elle m'aimait et que je lui manquais. Ca a été son dernier sms, aussi. Elle a parfois des élans très touchants... Rares et sincères.

Mais elle a encore douté de moi. On a parlé d'autres genres de bêtises que j'avais pu faire et je crois que ça l'a replongée en arrière. Elle a eu un mouvement de rejet. Elle m'a dit des choses pas très cool du genre que je pouvais partir, qu'elle ne voulait pas faire confiance à quelqu'un comme moi, qu'elle était sûre que je lui mentais et que je continuais ces bêtises. Encore une fois, j'ai été honnête avec elle, mais au lieu de recevoir plus de confiance, j'avais à nouveau l'impression de la briser, au contraire.  J'espère que la sincérité finira par payer. Qu'elle aura confiance en moi, des certitudes a mon égard et un petit sourire quand elle pense à notre avenir.