Merci!

Ma pauvre petite poulette a mal à une côtelette. Je le voyais déjà bien hier, je ne comprenais pas comment elle allait pouvoir aller travailler. De fait, avant la fin de son horaire, elle était aux urgences. J'ai aussi un peu tendance à vouloir forcer mais il y a des limites au courage et à l'endurance. Pauvre petit bébé... Je voulais prendre soin d'elle mais elle a préféré rester seule ce soir. Peut-être besoin qu'on se manque un peu, besoin de solitude... Je l'aime parfois, je la déteste souvent. La solitude est plus plaisante quand elle est un choix. Peut-être aussi quand on a quelqu'un à qui penser. On est relativement synchronisés à ce niveau-là, ou simplement pas très contrariants. Même si j'aimerais pouvoir lui rendre la vie un peu plus facile et la réconforter de toute ma tendresse... Elle commence à se lâcher un peu plus verbalement, que ce soit en face de moi ou par sms. Ce n'est pas pour me déplaire. Elle a peut-être un peu plus confiance, elle sent peut-être qu'elle peut me confier ses sentiments parce qu'elle sait au fond d'elle que les miens sont sincères. C'est peut-être un peu plus facile aussi maintenant que c'est clair dans sa tête... Si je dis ou fais des choses qui lui plaisent, ce n'est pas par simple volonté de la faire sourire. Je lui dis juste ce que je pense et je ne lui propose que ce que j'ai envie de faire. Tant mieux si on se plait en restant naturels et spontanés. Surtout pour deux personnes qui analysent tout le temps, c'est reposant. Elle me donne un peu confiance en nous, je me sens assez rassuré pour l'instant. Ça l´agace quand je dis "pour l'instant" mais... C'est juste que je préfère tout de même considérer que rien n'est acquis. Un mal pour un bien, sans doute. Une spirale positive, finalement. Si on se donne confiance mutuellement simplement en exprimant nos sentiments et si ils continuent de grandir ou même juste s'ils perdurent, ça pourrait vraiment être notre plus jolie histoire. C'est de plus en plus crédible.

J'ai profité de ma solitude pour laver le linge qui s'accumule et faire un peu de sport car je le délaisse tout en mangeant des cochonneries pour le moment et je deviens un gros lardon! Nom Di djou. Je me demandais ce que j'avais mangé la veille, après avoir fait le bilan alimentaire de ma journée et j'ai repensé à la lasagne de sa maman. Je lui ai envoyé un petit message pour la remercier d'avoir pensé à moi. Je ne veux pas m'imposer dans sa vie mais... Après tout, je connaissais sa mère avant de la connaître elle-même et puis ce n'est pas comme si elle n'en avait pas réellement fait plus pour moi. Elle m'a vite répondu que c'était avec plaisir, avant d'ajouter "Prends bien soin de ma fille". Je l'ai rassurée: c'est bien ce que j'avais l'intention de faire, elle pouvait me faire confiance.

En passant, j'ai vu une photo d'elle avec son petit-fils, le neveu de ma lionne. Pour la seule photo que j'ai vu d'elle quand elle était petite, c'est son portrait tout craché. Très mignon! J'avais déjà remarqué qu'elle avait les traits de sa maman et elle m'avait dit qu'il avait un peu ses traits aussi mais le lien de famille est indéniable entre ces trois-là.

Rooh... Je me demande vraiment quand je vais la laisser lire ça! Elle dort déjà et moi, je vais fermer les yeux et penser à cette chanson de Cabrel qui a des similitudes avec mon ressenti... "On se tiendra toujours loin des tourbillons géants... Elle prendra jamais mon coeur pour un hôtel, je dirai les mots qu'elle attend...". Elle est ravie d'être "la fille qui m'accompagne" et je suis heureux que ce soit elle qui fasse un bout de chemin avec moi. La vie est plus belle, juste parce qu'elle est là. Même de loin. Je l'adore au moins autant qu'elle m'adore.

Une respiration

J'écris moins, ces temps-ci. Plus occupé à vivre qu'à rêver? Peut-être.. Et peut-être que là, j'ai un peu de temps, un peu d'espace. On n'était pas censés se voir beaucoup du week-end, il faut dire. Elle devait bosser, elle avait un brûlage de culotte et l'anniversaire de son neveu. Mais, étant blessée, son programme a été très allégé. On a passé un peu plus de temps ensemble que prévu, par conséquent. Sans doute doit-on encore prendre parfois un peu de recul pour relativiser, se manquer ou encore se rendre compte de comment on tient à l'autre. J'ai envie de passer le plus clair de mon temps avec elle mais, inconsciemment, on a peut-être besoin parfois d'un peu d'espace, d'un peu d'air, comme une respiration. Ou comme une expiration, si l'autre est notre oxygène.
Dans les moments passés, encore des sourires. Quand je suis son héros juste parce que j'écrase une araignée ou que je sors les poubelles. "Je pourrai vraiment toujours compter sur toi?". La réponse me semble évidente, je tiens à elle et j'ai envie qu'elle soit bien, de prendre soin de ça. Quand elle vient manger chez mes amis et qu'elle les trouve sympathiques et inversement. C'est tout de même important qu'elle s'entende bien avec eux pour pouvoir se dire que si tout continue à bien se passer entre nous, je ne serai pas obligé de m'en éloigner et nos moments ensemble pourraient même prendre une dimension supplémentaire. Barbecue, bowling, resto, vacances. De belles perspectives... Et puis mes beignets de courgette étaient mieux réussis. Elle les a fait avec moi et Choko a dit "On dirait que vous vous connaissez depuis longtemps". Peut-être qu'on était destinés à se rencontrer, qui sait? Aujourd'hui, elle est venue à la maison pour se faire débloquer le dos par mon père. J'ai eu l'idée de manger à trois et personne n'y a vu d'objection. C'était comme un tout petit pas de plus, ils ont l'air de savoir parler un peu aussi. C'est cool. C'est même drole, c'est comme s'il n'y avait pas d'obstacles. Sauf peut-être nous-mêmes.
Samedi, elle n'a pas eu l'air d'apprécier que j'ai bu un verre. Je n'avais pas bu gang que ça mais elle est sans doute passée au moment où cela l'avait fait le plus d'effets et j'étais sans doute un peu trop "a l'aise". Je me suis peut-être montré un peu trop familier. On a tout de même passé la journée du lendemain ensemble mais elle est rentrée seule. Idem aujourd'hui. Mais elle m'envoie un peu de tendresse gratuite à distance et continue de prendre parfois des initiatives... Comme si elle remettait un brin de distance, par moments du moins, mais qu'elle compensait un peu, dans la foulée. Ce n'est peut-être même pas conscient. Elle n'est pas à son top niveau, en ce moment. Elle se sent stressée et c'est perceptible. Un de ses problèmes du passé qui doit se régler en tout ou en partie d'ici une semaine en est plus que probablement la cause. Elle m'en a parlé brièvement et m'a dit qu'elle m'expliquerait un jour, à un moment mieux choisi. Peut-être aussi une étape dans la fin d'une histoire qui l'a marquée plus fort que d'autres. Elle a peut-être besoin de "nettoyer" tout cela, de faire réellement table rase du passé pour se lancer à fond dans notre histoire. Qu'elle n'a pas envie de traîner des casseroles ou même les affaires de son ex qui sont encore là. Elle veut peut-être nous donner les meilleures chances, tout simplement et ces idées venues du passé la travaillent. J'aimerais pouvoir l'apaiser mais c'est surement un chemin qu'elle doit parcourir seule. Je reste là, à portée de main. Mais je ne veux la forcer à rien. Elle me parle de ce qu'elle veut après tout et je serai là si elle a envie de se tourner vers moi. Je vais commencer par éviter de me poser tant de questions, même si ça reste léger... Ne pas retomber dans mes travers du passé non plus, même si j'en reste très éloigné. Je vais bien, nous allons bien, tout va bien. Et j'avance vers mes objectifs au boulot, en plus! La mise en place d'une cellule de rédaction pour les sites Internet qui me permettra de me concentrer sur l'animation des réseaux sociaux, de couvrir plus d'événements en live et de finir par accompagner les missions à l'étranger. Mon plan est en marche. Je pourrais être à un tournant de ma vie. Ce serait cool de vivre ça et plein d'autres choses avec elle. Prenons le temps et n'oublions pas que le bonheur n'est pas la destination mais le chemin! Carpe diem. Puis elle m'a envoyé deux fois des bisous aujourd'hui après un moment de silence... Et ma filleule a fait sa rentrée des classes sans une larme! What else?

Vivement ce soir

Samedi matin, il est encore tôt mais je suis réveillé, chez... Moi. Ça me fait presque bizarre d'avoir du temps libre, seul. Je n'en avais pas spécialement envie, même si je sais que je n'aurai aucun mal à m'occuper utilement. Étudier un peu d'italien, aller nager un peu, voir l'un ou l'autre ami ou même    simplement regarder ces reportages d'histoire que j'apprécie sur YouTube. Ma télévision est chez elle, même si on ne la regarde pas spécialement. Je me rends compte que je ne me suis pas retrouvé dans cette position depuis une semaine, alors qu'elle était quotidienne il y a peut-être deux mois de cela. Cela fait une semaine que je n'ai pas dormi chez moi. A part une nuit chez mon frère, j'ai dormi avec elle tous les jours. Je suis bien avec elle, ça me semble pratiquement naturel de passer notre temps ensemble. Ce soir, on participe à une marche gourmande avec des amis à moi. Demain, elle m'a proposé de rendre visite à des amis à elle. On continue de se rapprocher et de faire connaissance. On a même commencé à mettre en place un blog pour parler d'une de nos passions communes: la cuisine. J'ai pu voir un peu de son caractère aussi, elle s'est parfois montrée sous un jour très défensif. Elle m'a même fait un peu de mal, peut-être pas volontairement; et puis c'est aussi moi qui fais des images, des fixations. Je lui ai peut-être fait un peu de mal inconsciemment, moi aussi. Comme si on avait tous les deux un peu peur de ne pas être à la hauteur, tout en n'ayant pas envie de faire des efforts, des changements, des sacrifices qui feraient que l'on se perde. Et pourtant, aucun de nous deux ne veut changer l'autre. Je l'aime comme elle est et je pense qu'elle m'apprécie aussi globalement, il doit y avoir des points très positifs et d'autres beaucoup plus négatifs mais je ne crois pas qu'elle ait envie ou besoin de me changer. Il ne faut pas qu'on laisse notre passé nous rattraper ou nous rendre bêtement jaloux, ni que l'on commette les mêmes erreurs. Elle s'est demandée si j'étais sincère, elle a eu des doutes. Elle est de plus en plus amoureuse de moi et ça lui fait sans doute un peu peur de s'abandonner, de démonter un peu son blindage pour nous permettre d'avancer. Elle n'a pas spécialement envie d'avancer plus rapidement, la situation lui convient, en tout cas pour l'instant. Je dois dire que moi aussi. Elle avait envie d'arrêter le temps hier. En même temps, les choses se font naturellement et sans forcer. Les barrières tombent les unes après les autres. Et même si on n'a pas franchi l'étape de partager complètement un lieu de vie (ce qui serait sans doute un record, puisque cela fait à peine une mois et demi), même si son ex a encore des affaires chez elle qui empêchent un peu la lionne de se sentir complètement "sur son territoire", même si elle a toujours cette épée de Damoclès au-dessus de la tête avec ce bâtiment... Vu comment, jusque-là, on est parvenus à accorder nos caractères si forts et si étranges parfois, à force de communication. Vu comment on tient déjà l'un à l'autre... Je pense qu'on a toutes les cartes en mains pour atteindre l'une de nos ambitions communes: etre pour l'autre, sinon le dernier, celui qui aura compté. Vivement ce soir... De la retrouver. De voir ce que donnera cette soirée même si elle veut qu'on prenne deux voitures, même si elle a peur d'avoir envie de rentrer sans moi, peut-être de passer une soirée avec des gens qu'elle ne connaît pas et qu'elle n'est pas sûre d'apprécier. De voir mes amis, aussi. Ca me stresse un peu d'aller voir ses amis demain, par contre. Je pourrais la laisser y aller et faire des choses de mon côté, comme aller voir mes amis jouer au foot ou aller faire un tour à la marche folklorique de Stave. Mais, d'un autre côté, je suis curieux et j'ai encore envie de me rapprocher d'elle.

Un peu plus près des étoiles

J'ai délaissé l'écriture moins longtemps, cette fois. En fait, j'y ai pensé tout à l'heure, déjà. Quand elle a ressenti le besoin d'être seule. Je me suis dit que j'allais m'isoler pour écrire, que ça lui ferait de l'air. Je sentais une connexion forte depuis quelques jours et... Je dois dire que j'aurais eu du mal à me passer d'elle ce soir. Pourtant, elle dort pendant que j'écris. C'est comme si j'avais besoin de la sentir près de moi.
Elle m'a présenté des amis à elle ce weekend, je stressais un peu. Pour pas grand chose, en fait. Il faut dire que je connaissais un peu le gars et quand il m'a demandé comment ça allait et ce que je voulais boire, j'ai tout de suite pensé que ça ne serait pas trop compliqué. Pourtant, apparemment, sans vraiment me connaître, il ne nous voyait pas ensemble. Et finalement, il lui a téléphoné aujourd'hui pour dire qu'il regrettait que je ne sois pas invité à leur mariage mais que c'était compliqué de changer les plans de table, notamment de la table d'honneur pour me faire une place... En contrepartie, je suis bienvenu plus tard. J'ai trouvé ça très gentil d'y avoir pensé mais même si ça m'avait traversé l'esprit, je n'aurais jamais cru qu'on se donnerait seulement la peine de fournir une explication... Ils ont une petite fille qui a un an de plus que ma filleule, très mignonne et le courant est vite passé, comme souvent entre moi et les enfants. J'ai passé un bon petit moment, en tout simplicité, encore une fois.
Un autre truc, très simple mais difficile à expliquer, c'est ce que je ressens. Pour elle, près d'elle ou loin d'elle. C'est fort. C'est un manque pénible quand elle est loin et en même temps une joie de savoir que je vais la retrouver. Comme une douleur qui s'apaise toute seule. Ça fait un peu peur de ressentir des choses si fortes et si vite mais je pense (et j'espère ne pas me tromper) qu'elles sont à peu près réciproques, même si elles sont ressenties différemment et pas forcément de manière synchronisée. On a encore eu de longues discussions. Des impressions, des ressentis en commun. On se rapproche encore. Parfois, j'ai envie de ne faire qu'un avec elle, de fusionner réellement. Mais je crois aussi qu'on a besoin de se détacher de temps en temps, pour ressentir ce manque, pour évaluer nos sentiments, en quelque sorte. Pour nous nourrir l'un l'autre. Pour que ce ne soit pas automatique, peut-être, pour qu'on continue de savourer chaque instant. Elle a parlé de se voir un jour sur deux. Elle n'était peut-être qu'à moitié sérieuse mais il faut peut-être tester.
Je pourrais faire une lessive, du repassage et un peu de sport demain... Mais elle a de suite dit qu'elle finissait plus tard et que même si on ne mange pas ensemble, on pouvait se voir plus tard. Je joue au Minifoot jeudi, ça pourrait être une bonne raison de ne pas se voir non plus mais en-dehors du fait que je ne voudrais pas troubler son sommeil en rentrant tard, ça ne me dérangerait pas de faire la route. Et je suis libre de faire ce que je veux samedi mais malgré le stress d'être avec plein de gens que je ne connais pas forcément (quoique, je connais peut-être certains invités), de me dire que ses frères ne sont sans doute pas encore au courant et qu'au moins l'un des deux sera présent... J'ai envie de faire ce pas de plus. Elle me fait du bien, elle m'ouvre les yeux en douceur sur certaines réalités. Comme l'importance d'une mère par exemple. Je l'aime. Fort.

Solitude retrouvée

Ce soir, je suis dans mon lit. Pour le coup, ça me fait vraiment bizarre. On n'était pas spécialement censés se voir mais, finalement, au fil des sms, on avait même convenu de manger ensemble. Mais les sms ont leur limite et une erreur de logistique nous a conduits à manger séparément, chacun pensant que l'autre s'occupait du repas. Quand je suis arrivé, tout le rez-de-chaussée était plongé dans le noir. Je suis monté et elle était allongée sur son lit, occupée à apprendre l'italien. Mais elle ne sait pas se concentrer quand elle n'est pas seule. J'ai eu immédiatement la sensation que ma présence la contrariait. Elle m'a d'ailleurs dit qu'elle avait besoin d'avoir la paix, de rester seule. Je suis allé prendre une douche pour lui laisser un peu de temps et ça a été un nouveau prétexte pour une querelle de rien du tout mais... Quand même. J'ai réfléchi, dans ma douche. Je ne voulais pas réagir à chaud et dire quelque chose que je regretterais. Elle a peut-être besoin de quelques minutes, ou de la soirée, après tout. On passe tout notre temps collés ensemble. Mais on ne fait que des choses ensemble et les choses qu'on doit faire seuls ne se font pas ou en vitesse, entre le boulot et le moment où on se voit. Je suis rentré deux heures chez moi: j'ai fait tourner une lessive, repassé, fait un minimum de sport, mis le linge à sécher, mange en vitesse et je suis parti. Je n'avais même pas pris une douche. Elle n'a plus le temps de pratiquer l'italien. Je ne dessine plus, je ne fais plus assez de sport. Et surtout, je n'ai pas envie qu'elle se lasse. Je ne veux pas m'imposer ou qu'elle se force à jouer un rôle, à faire bonne figure. Je veux qu'elle ait envie de me voir aussi. Je ne veux pas que revienne sa peur de se sentir coincée par nous deux, enfermée, plus libre en fin de compte. On est un peu entre deux étapes, en fait. On passe tellement de notre temps libre ensemble quon vit pratiquement ensemble la plupart du temps, d'un point de vue pragmatique. Mais on ne vit pas ensemble. On n'est pas organisés pour ça. On n'est pas censés s'ennuyer ensemble ou ne pas se préoccuper de l'autre.
Quand je suis sorti de ma douche, elle était toujours sur le lit et a vraiment coupé son PC avant de me laisser là pour descendre fumer une cigarette. Elle avait besoin d'être seule mais j'étais là. Elle n'est pas bien et ne veut pas "me faire subir". Je ne voulais pas qu'elle se sente oppressée, de mon côté. Je me suis donc habillé, j'ai repris mon sac avant de la rejoindre en bas. Elle a compris que j'avais l'intention de rentrer. Je ne sais pas si elle s'y attendait, si c'était ce qu'elle souhaitait mais peut-être que c'était mieux, même si elle ne voulait pas le dire, pour ne pas me blesser peut-être, ou peut-être qu'elle n'en savait rien elle-même. On n'avait pas envie de se disputer ni d'endommager ce qu'il y a entre nous alors.... Je suis rentré et j'ai dessiné. Je sens que ça pourrait être un truc très joli, qu'elle m'aurait inspiré. Dire qu'à la base, je n'étais pas convaincu par ce dessin... Elle m'a envoyé de la tendresse à distance et maintenant, je suis dans mon lit. J'écris pour bien mettre mes idées en place. Pour ne jamais oublier d'où je viens, par où je suis passé et où j'en suis voire où je veux aller. Pour ne jamais oublier à quel point notre relation m'est précieuse et que ne me dois de la préserver. On a de beaux projets ensemble... Ce blog de cuisine, des cours de salsa tres bientôt, des vacances pour plus tard... On n'est pas obligés de tout faire ensemble. On peut et on doit sûrement encore avoir nos moments de solitude rien qu'à nous. On a tous les deux besoin d'être seuls, parfois, pour faire le point et mieux repartir. Pour s'ennuyer et devoir s'occuper seul. Pour mieux se retrouver et savourer chaque instant passé ensemble. Si ce n'est pas le cas pour nous deux, alors il vaut mieux si éloigner un peu, quelques instants ou plus longtemps. Ce ne sera peut-être plus vrai, un jour, qui sait? Ce qui est drôle, c'est que dans les sms de tout-à-l'heure elle me faisait remarquer que je ne pouvais plus me passer d'elle un seul jour. Elle me disait qu'on était partis pour ne plus se manquer... Mmh. Les mots, parfois. Il faut s'en méfier! C'est comme une piqûre de rappel, ça ne fait pas de tort. Un petit moment qui permet de remettre les points sur les "i". De se remémorer certains faits comme "Rien n'est jamais acquis". Comme "Il ne faut pas se perdre soi-même". J'ai été en quelque sorte forcé de me retrouver un peu, même si c'est moi qui suis parti. Ça ne m'a peut-être pas fait de mal de dessiner un peu ou d'écrire, là. Mais ses câlins vont me manquer cruellement dès que j'éteindrai la lampe, par contre...

Plus officiel?

On vient de passer le week-end ensemble et on en a vécu, des choses...

Vendredi soir, on s'est fait une mini soirée improvisée à deux, on a dansé et bu un peu... Dans sa cuisine, quoi. Je n'étais pas au top de ma forme et elle devait se lever le lendemain pour aller au mariage de son meilleur ami, on avait convenu que je viendrais après le repas. J'ai passé le plus clair de mon temps dans mon lit le lendemain avant d'aller la rejoindre. On n'avait pourtant pas exagéré, on n'était finalement pas sortis. On avait eu de grandes discussions, notamment sur des choses du passé. Ca m'a fait quelque chose. J'ai eu un peu de mal à ne pas imaginer, me faire des images, comme cela m'est déjà arrivé. De la torture mentale, du mal que je le fais tout seul. On s'est endormis après une heure trente du matin. On a vraiment fait l'amour, cette fois, j'ai trouvé. C'est comme si je lui disais les trois mots magiques avec mon corps, à chaque mouvement. C'était tendre et intense, je crois qu'on commence à vraiment se trouver à ce niveau-là, j'ai l'impression de mieux comprendre son rythme.

J'ai fait de mon mieux pour retrouver un peu de couleurs pour le soir, je m'étais habillé le mieux possible pour qu'elle soit fière de moi. Je pense que ce n'était pas trop mal. Son frère, qui était le témoin, lui avait dit que leur mère avait cafeté et qu'il savait qu'elle avait un copain. Il s'était demandé si ce n'était pas celui qui était dans l'église à côté d'elle mais avait fini par se dire qu'il n'avait pas la nuque rasée d'assez près, ce n'était donc forcément pas lui. Quand je suis arrivé, je ne trouvais pas l'entrée et je lui ai demandé de sortir. Je me demandais qui allait être là, j'étais un peu stressé, j'ai envie de plaire aussi à ses amis et à sa famille. Quand elle m'a présenté son frère, que je connaissais un tout petit peu je lui ai demandé si ma nuque était assez dégagée.. On a ri, puis il est venu s'asseoir à côté de moi et me parler, c'était sympa. On a tout de même des connaissances en commun. D'ailleurs il y avait quelques personnes que je connaissais et j'ai passé une chouette soirée, même si j'étais déjà fatigué en arrivant.

Le dimanche, on avait prévu d'aller à Namur pour retrouver mon frère et ma filleule aux fêtes de Wallonie. En me levant, je suis allé à la toilette. J'ai vite été réveillé: en tirant la chasse, un problème débordant s'est vite impose à la réalité, j'ai à peine eu le temps de ramasser ma tablette avant qu'elle ne soit submergée. Un peu gênant mais ça aurait été bien pire si c'était arrivé au tout début (même si ce n'est pas encore ce que l'on pourrait appeler une longue relation). J'avais vraiment mal à l'estomac et je n'ai pas su avaler grand chose. On a mangé un petit bout en arrivant mais ce n'était vraiment pas terrible. On a tourné un peu dans Namur avant de rejoindre les autres, on s'était mal entendus. J'avais un peu l'impression qu'elle était là uniquement pour me faire plaisir et... Je pense que j'attendais un peu trop de ce moment! Je voulais lui présenter le petit amour de ma vie, si adorable avec son Parrain, d'habitude (ou en tout cas "la plupart du temps"). C'est à peine si elle m'a dit "Bonjour", pas eu droit à un bisou pour dire "Au revoir" et entre les deux, un beau niage intégral. En même temps, elle n'a pas encore trois ans, elle n'avait pas fait de sieste et elle jouait avec ses cousines depuis le matin: autant dire qu'elle était remontée! Mon frère a offert un verre, sympa. Mais il n'a pas été très causant, ma belle-sœur non plus. Ce n'est pas leur spécialité. C'est la première fois que je leur présente quelqu'un depuis un moment. Pratiquement personne n'a jamais vu Elise, c'était un peu un symbole, pour moi. Notre fatigue, mon mal de bide, le fait qu'elle ait froid et qu'on n'était pas prêts de bouger, ses toilettes à déboucher, Elise qui n'était pas au top et tout cela a fait qu'on ne s'est pas éternisés. Je me suis débrouillé pour avoir le matériel qui devait permettre de nous libérer de ce problème de bouchon, j'aurais voulu être un peu "son héros". Je n'étais toujours pas en forme et elle s'est bien occupée de moi, elle a même proposé que j'aille me coucher pendant qu'elle me faisait des pâtes et voulait me les monter au lit... Mais on est restés civilisés. On a encore fait l'amour de manière plus intense avec une belle synchronisation pour couronner le tout. C'est meilleur à chaque fois. En harmonie.

Je pensais que c'était bon mais visiblement, le souci avait persisté le lundi. Je suis allé lui donner un coup de main pour retenter le coup après ma journée de boulot et avant d'aller jouer au Minifoot mais à part faire des cochonneries et patauger dedans, force a été de constater que la méthode ne s'est pas avérée très efficace. J'ai tout de même essayé et j'ai mouillé.. Mes gants de ménage. Je lui ai dit que j'espérais qu'elle m'aimait vraiment. Elle m'a répondu en me demandant si j'en doutais encore, après tout ce qu'on avait vécu.. Et on a éclaté de rire. Elle me dit dit moins de gentilles choses.. Quoique.. Ça dépend du point de vue. Elle a fini par commenter ma publication sur son mur... C'était drôle. On dort loin l'un de l'autre aujourd'hui, ce qui est moins drôle. Et demain, on va manger chez ma mère. Encore des présentations... Ça devient doucement officiel!

Stabilité déstabilisante

On a encore dormi loin l'un de l'autre, hier soir. Pourtant, la soirée ne s'est pas trop mal passée malgré le fait que je sois un peu trop grossier à son goût. Elle a eu l'air d'apprécier le repas que ma mère avait fait, les conversations étaient plaisantes. Dans la voiture, elle a d'abord dit "je vais encore passer une bonne nuit", mais je n'avais pas voulu comprendre... et j'ai donc été un tout petit peu surpris qu'elle me demande si ce n'était pas grave si elle dormait encore seule cette nuit. Ça m'a un tout petit peu déçu, ça m'a énervé juste un rien... j'ai peut-être surtout peur qu'elle se détache. Qu'elle m'abandonne. Comme une peur primaire, c'est bizarre que ce soit aussi conscient. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui dire et elle m'a rassuré directement en me disant qu'elle ne m'abandonnait pas pour autant. Elle m'a encore dit qu'elle m'aimait quand elle est rentrée et ce matin qu'on n'avait "pas besoin de dormir ensemble toutes les nuits pour savoir qu'on était bien, tous les deux". Je crois que ça me déstabilise un petit peu, cette espèce de stabilité au sein d'un lien fort. D'avoir l'impression d'avoir obtenu ce que je voulais, ou du moins d'avoir toutes les cartes en mains. J'ai un peu de mal à y croire. C'est trop simple, trop naturel. Presque trop beau pour être vrai... Je me demande parfois si j'ai été déçu dans mes espoirs trop souvent ou si je l'ai, en fait, été une bonne fois pour toutes, que depuis ça me faisait peur et que j'avais toujours fini par tout gâcher à cause de ces angoisses. D'un besoin constant d'être rassuré. D'un autre côté, c'est différent, entre nous... comme un bon pressentiment. Comme si trois mots de sa part suffisaient à faire s'envoler ces angoisses. J'espère quand même qu'elles s'en iront définitivement, un jour... et que ce jour viendra avant qu'elle ne soit lassée de me rassurer. Je n'en demande peut-être pas tellement, je ne me rends pas compte. Je sais juste que ça a déjà été "trop", parfois. La différence, c'est peut-être tout simplement qu'elle n'a encore jamais remis en cause notre relation, que je n'ai jamais même ressenti un véritable doute sur nous depuis un moment, même si ça ne fait toujours pas deux mois que l'on est ensemble. Elle a même écrit un tout petit mot sur mon mur... je commence vraiment à penser à me mettre "en couple" sur Facebook. Ça peut paraître stupide, je sais. Comme si c'était un objectif en soi, comme si personne ne la convoiterait plus ou comme si quoi que ce soit allait être acquis... pourtant, je m'en fous un peu, en fait, et je sais très bien que rien n'est jamais acquis et qu'aucun symbole n'a jamais rien empêché, non plus. Bien sûr, le plus important c'est qu'on le sache, nous. Qu'on sente l'attachement sincère de l'autre et qu'au-delà de ça, rien n'est censé nous séparer. Tant qu'on parle et qu'on se comprend... Et que quand on lui demande si elle est accompagnée, elle réponde "oui"... comme c'est arrivé au mariage de son ami. Ça me fait sourire de penser à ce moment et à ce jour-là (même si je me demandais bien qui lui avait demandé ça!)... notamment parce qu'on avait déjà dansé ensemble mais pas devant tout le monde! C'était drôle. Je me demande ce qu'on donnera à la salsa... Ce sont des petits détails. Mais il n'y a peut-être pas que le diable qui est dans les détails... je pense que le bonheur aussi est fait de petites joies aussi simples que ça. Aussi banales qu'un sourire ou un baiser. Aussi pures qu'une lueur dans un regard ou une caresse du bout des doigts. "Va tutto bene dal momento che ci sei adesso tu...". Tout va bien depuis que tu es là, maintenant. C'est vraiment ça! J'ai hâte d'être près d'elle, de la regarder avec un sourire en coin, de la serrer contre moi en lui murmurant quelques douceurs et de ressentir tout ça, pleinement. Hâte que cette bête journée de grisaille, de pluie, de vent et de boulot passe, de lire sur mon gsm que son problème de canalisations est résolu, d'avoir un petit sourire en roulant vers chez elle, de sentir un rayon se soleil même invisible se faire insistant sur mon visage et dans mon esprit... j'ai l'impression qu'elle me donne de la force et du courage. Il faudra bientôt que je l'utilise pour améliorer certaines petites choses, en moi... devenir encore meilleur, pour moi et pour nous offrir encore de meilleures possibilités d'avenir. Que ce soit au niveau de mes angoisses ou de petits enfantillages qu'il conviendrait de cesser. On peut penser au fait de fumer... ou au fait que quand elle souhaite dormir loin de moi, je ne la fasse pas culpabiliser le moins du monde, mais je sourie d'avance en me disant que je vais lui manquer et que ce sera encore meilleur (si c'est possible) de la revoir. Surtout que, même si on n'a pas dormi ensemble les deux dernières nuits, on s'est quand même vus les deux jours... on ne passe vraiment plus un jour sans l'autre. C'est déjà vraiment pas si mal...

Vivons

On est mercredi, je ne vais pas travailler aujourd'hui. Je devais prendre une journée et je me disais que, comme elle avait congé, on pourrait peut-être dormir un peu plus longtemps ensemble... Mais cela ne s'est pas passé comme ça! Elle a des rendez-vous cet après-midi, elle doit être à la banque en ce moment et moi, je suis dans mon lit. Ce qui me laisse le temps de penser et d'écrire un petit peu.

J'aurais pu me réveiller dans ses bras, en fait. Tout n'est qu'une question de choix et choisir, c'est renoncer. Il était prévu que je mange avec elle hier soir, j'avais déjà hâté de goûter ses crêpes jambon-fromage-champignons mais mon frère m'a proposé de manger chez lui, un peu en dernière minute. Je n'avais pas envie de me priver d'elle mais les occasions de voir ma filleule ne sont pas si nombreuses et il ne m'est pas souvent arrivé de refuser. Ça me fait toujours du bien de passer un peu de temps avec elle, elle me donne des sourires, m'a en quelque sorte montré qu'il y avait un lien entre nous. Un lien privilégié qu'elle voulait conserver pour elle toute seule, parfois. Le fait de m'appeler avant même de me voir, de ne vouloir que moi pour certaines choses ou de me montrer qu'elle se souvient d,un petit truc qui n'appartient qu'à nous, à travers la fenêtre: à savoir, faire signe comme la reine d'Angleterre. Je crois que mon amoureuse sait l'importance qu'elle a à mes yeux. Elle aurait pu venir mais elle aurait dû courir et ça lui aurait fait des kilomètres à faire, un soir en pleine semaine: je ne pense pas que ce soit dans ses habitudes. Je crois qu'elle comprenait que je puisse donner une fois la priorité à quelqu'un d'autre, surtout que ce n'était pas comme si je voulais aller boire avec des copains; comme je pouvais comprendre qu'elle ne fasse pas le trajet même si elle était la bienvenue, surtout en étant prévenue à la dernière minute alors qu'on était censés passer une soirée tranquille.

Je crois qu'on est un peu dans cette phase qui suit le premier rapprochement, où on veut tout partager, apprendre à connaître l'autre, passer un maximum de temps tous les deux. Cette phase qui me stresse beaucoup moins que d'autres fois, peut-être parce que je sens que c'est léger, sain, adulte et surtout sincère entre nous. Depuis hier, cela fait deux mois que nous sommes ensemble. C'est court et en même temps, on a déjà vécu pas mal de choses depuis ce premier baiser. On a dormi et mangé, ce qui constitue la base du quotidien, on a aussi passé des moments à rien faire, notamment dimanche après-midi où après deux nuits éloignés l'un de l'autre les retrouvailles ont été relativement intenses. J'étais content de la revoir, de la sentir près de moi, de retrouver le goût de sa peau et je pense que, de son côté, elle a apprécié à sa juste valeur le fait de retrouver mes bras autour d'elle. On en a peut-être besoin, plus ou moins consciemment. Ce sera peut-être toujours le cas où peut-être qu'un jour ce ne sera plus nécessaire pour savoir, sentir que la présence de l'autre est tout ce dont on a besoin, puisque l'important n'est pas où on va mais avec qui on fait le chemin. On est partis en weekend, en se demandant un peu si on allait se supporter. On est allés manger chez ma maman, on a participé à la marche gourmande avec des amis à moi, je suis allé la rejoindre au mariage de son meilleur ami où j'ai vu son frère, elle a vu le mien et ma filleule le lendemain et on va manger chez sa maman ce soir. C'est déjà pas si mal! D'ailleurs, il paraît que tout le monde l'a trouvée jolie, même si ce n'est pas le plus important. On m'a également dit qu'elle était sympa, alors que la marche gourmande et les wallos n'étaient sans doute pas les instants où elle a été le plus souriante et enjouée, question de contexte. On passe de bons moments ensemble et on a envie d'en vivre encore beaucoup d'autres. Mais sans avoir forcément peur de "se perdre", deux personnes qui, dans une certaine mesure, ont malheureusement été quelque peu habituées à la solitude ont sans doute besoin de se retrouver seuls, par moments. Pour faire d'autres choses, pour penser autrement. Pour voir d'autres gens, peut-être, sans s'éloigner pour autant. J'ai assez confiance en elle et en nous. Je sais qu'elle a encore ses problèmes à régler aussi et je crois que ça risque de durer un moment, que je devrai être patient avant que tout ça soit "nettoyé". D'ailleurs, je suis sûr qu'elle était stressée par ce rendez-vous à la banque, je ne sais pas pourquoi elle y va mais... Le simple fait qu'elle ne me l'ait pas dit me donne un bon indice. Le fait qu'elle ait préféré que l'on ne se voie pas hier pour avoir les idées claires m'en donne un second. Le fait qu'elle ait si mal dormi me confirme définitivement que c'est à cause de cette histoire de maison avec son ex. Elle dit qu'elle ne veut pas trop m'en parler pour ne pas se donner une image trop négative dès le début de notre relation (ou quelque chose comme ça) et je ne la forcerai pas. D'un autre côté, je me dis qu'elle n'a peut-être pas assez confiance en moi ou qu'elle ne nous croit pas assez solides pour faire face à ça. C'est peut-être même ce qu'elle a pensé de toutes ses relations depuis lors. C'est peut-être là qu'il faut faire la différence. La protéger, la rassurer, être là pour elle. Lui faire comprendre qu'elle peut tout partager sans crainte d'être jugée ou de donner une image négative. Au-delà des mots, il faut des preuves.

Un peu comme avec son histoire de tuyauterie. Elle m'a clairement dit qu'elle était à bout, qu'elle en avait marre de faire face à tout, toute seule, même pour ce genre de choses. Elle était perdue, un peu submergée (sans mauvais jeu de mots), énervée peut-être par autre chose, aussi. Un mec du rayon plomberie de chez Brico lui avait proposé de régler son souci et... J'ai été un peu jaloux. Je voulais trop être "son héros" avec des gros guillemets? Je me suis senti attaqué dans ma virilité, menacé dans mon rôle, mon ambition d'être "son homme"? Elle a probablement trouvé cette attitude fort déplacée vu sa réaction. Quand je lui ai demandé si il était moche, elle m'a répondu "Ni laid, ni beau.. Comme toi!". Je ne l'ai pas vraiment bien pris, même si je ne me considère pas comme une statue grecque, loin de là. J'ai donc décidé de réagir constructivement en proposant d'essayer d'installer les pièces avant de faire éventuellement appel à ses services. Finalement et après quelques aller-retour entre sa maison et le magasin, le souci était résolu. Il ne reste plus qu'à finaliser avec un joint de silicone, je me suis procuré le matériel mais il faut encore que je le fasse. Je pense que c'était la meilleure chose à faire et elle me l'a confirmé en me disant que j'avais bien réagi après un premier geste juge maladroit.

J'ai vu un peu de son caractère, là. Sans prétendre avoir compris comment elle fonctionne, je crois que dans ces cas-là, il ne faut pas trop réagir à chaud, surtout au vu et au su de mon impulsivité. Laisser passer l'orage et puis parler calmement, sans être énervé par ce qu'on vient d'entendre et sans se mettre en position d'infériorité non plus. Je l'ai même laissée me faire un tout petit mensonge... Quand elle m'a dit qu'elle n'avait pas pris la tondeuse du salon pour moi, j'ai senti qu'elle n'avait juste pas envie de me faire plaisir. Mais je ne lui ai fait remarquer que plus tard que je lisais mieux en elle que ce qu'elle croyait. On apprend à fonctionner ensemble, encore. Il y aura encore plein d'adaptations. Il y aura encore d'autres tensions.

Concernant Facebook, notamment. J'ai bien laissé tomber l'idée de faire une demande de relation! J'ai eu le malheur de mettre une photo de nous deux, la seule qui existe d'ailleurs, comme photo de profil. J'avais la même depuis plusieurs mois et j'avais envie de changer. J'avais deux possibilités: une photo avec ma filleule ou cette photo de nous. Comme celle d'Elise et moi est déjà ma photo de profil sur mon compte pro (il faut "humaniser" de temps en temps et comme je suis un monstre horrible et sans coeur, un vil manipulateur, j'utilise un enfant contre son gré, oui... Je n'ai pas vraiment honte, en plus), j'ai commencé à retravailler celle que la sœur d'un ami avait pris à l'occasion de la marche gourmande et qui, après tout, figurait déjà sur Facebook. J'ai fini par arriver à un résultat relativement satisfaisant et je me suis demandé pendant un petit moment si j'allais la publier. J'avais déjà eu le culot insensé de mettre un petit mot, une chanson sur son mur et... Elle y avait répondu et réagi plutôt positivement. J'avais pensé à une chanson de Cabrel le matin, qui me semblait parler d'elle, de nous et je lui en avais parlé. J'étais tout rempli de ce sentiment et je me sentais de le partager. Ça ne partait pas d'une mauvaise intention mais force a été de constater que ce n'était peut-être pas l'idée du siècle. Elle me l'a plus ou moins reproché, justifiant notamment cela par le fait qu'elle avait le droit de décider de ce qu'elle rendait public. Une évidence. Mais je me suis bêtement demandé si elle avait honte ou quelque chose comme ça, en grattant un peu, il est ressorti qu'elle avait toujours des connaissances et des membres de la famille de son ex dans ses contacts, en plus d'avoir des meubles dans son salon et une autre pièce. Ou en plus d'avoir encore des photos avec lui sur Facebook: il y en a une ou deux où je collerais bien ma tête à la place de la sienne. Je voyais mal pourquoi elle ne pouvait pas en avoir une, très "correcte", même si on peut toujours faire mieux car il y a sûrement moyen de faire plus avantageux, avec moi. Surtout que sa famille et ses amis proches sont tout de même au courant. Elle m'a dit que j'aurais pu lui demander son avis mais je pensais que c'était comme demander la permission d'embrasser ou comme de dire "Si je te demande en mariage, tu diras oui?". Ça ne se fait pas. Ce n'est pas "drôle" si on connaît le résultat à l'avance, s'il n'y a pas de suspense. Elle n'avait pas l'air d'accord avec ça... Je sais que j'aurai besoin de patience, je sais que je devrai comprendre beaucoup de choses, qu'on doit apprendre à s'accorder. Et c'est vrai que personnellement, je n'ai rien à cacher. Que ceux qui voient mes publications sont ceux à qui je veux bien le dire. Que si on veut contrôler absolument tout a priori, il y a des réglages qui existent. Et que s'il y a des gens avec qui vous n'avez pas envie de partager votre bonheur, ils ne devraient peut-être pas figurer parmi votre liste d'amis... Ce n'est même pas une question de "marquer son territoire", même si je ne suis probablement qu'un homme et sans doute pas le moins possessif. Je ne lui dis rien, ou en tout cas je ne lui avais rien dit sur ses photos avec lui, ou encore sur le fait qu'elle s'affiche "célibataire" ce qui à mes yeux est beaucoup moins respectueux vis-à-vis de l'autre que de ne pas lui demander son avis avant de publier une photo. Je trouvais que c'était une petite surprise toute mignonne et... Au final, ce n'est surement pas l'initiative la plus heureuse que j'aie pu avoir. Quoique ça nous a encore permis de nous connaître mieux, en somme. Cependant, je n'ai pas envie d'arrêter d'être naturel, même si je respecte parfaitement sa liberté. Pas envie de brider les sentiments et mes élans. Il n'y a que comme ça que ça peut être "magique". Non? Quand on se lâche totalement... Quand on laisse le passé bien à sa place pour vivre ce que l'on mérite et que l'on a peut-être attendu longtemps. Quand on ne croyait peut-être même plus que c'était encore possible. Quand on pensait qu'on ne se laisserait plus emporter et qu'on y croit en sentant quelque chose de plus fort que nous. Une envie de construire.

C'est certainement ce qui explique ma légère impatience, que je suis assez fier de contrôler "si bien" dans ce contexte alors qu'on m'en a donné si peu, à la naissance. Je me dis juste que, dans l'autre sens, si elle avait fait exactement ce qu'elle avait fait, j'aurais été touché, j'aurais énormément apprécié le fait qu'elle soit fière d'être avec moi et qu'elle ait envie de le dire à tout le monde. Au lieu de ça, j'aiété  un peu vexė que ce côté-là soit totalement éclipsé par le "respect des membres de la famille de son ex". Un peu tôt? Ou "enfin"... D'après ce que je l'avais entendue dire de loin au téléphone, elle ne tolérerait pas que ça l'empêche de vivre. Mmh... Vivons, alors.

Une option nécessaire

Pour que ça ne soit jamais une obligation ni pour elle, ni pour moi et surtout pour ne pas être trop envahissant ou avoir l'air déçu quand on ne se voit pas et que ça la fasse culpabiliser; je m'étais dit que je devrais considérer le fait de dormir ensemble comme une possibilité. C'est-à-dire qu'à priori, on n'est pas supposés se voir, sauf si on en a envie tous les deux, plutôt que de considérer qu'on se voit sauf si l'un des deux a quelque chose à faire. C'est plus sain, plus léger. Et le plus étonnant, c'est que j'ai l'impression que ça a justement tendance à nous amener à nous voir plus souvent. On est sans doute plutôt porter à réclamer nos droits qu'à assumer nos devoirs, dans une certaine mesure. Le propre de l'être humain, probablement.

Concrètement, jeudi, après le minifoot, je lui ai donné un petit coup de fil sur le chemin du retour, je ne m'attendais pas à ce qu'on se voie: d'habitude, quand je joue, je rentre chez moi car c'est trop tard pour elle. Mais j'avais tout de même des sous-vêtements chez elle et je n'étais pas obligé de repasser chez moi. Vendredi, on s'est vus aussi... je voulais faire le joint de silicone directement en rentrant pour ne pas que l'envie me passe et qu'elle me reproche de ne pas tenir mes promesses mais elle a tout d'abord tenu à me faire un câlin. Ensuite, on est allés manger un petit bout avant d'aller au cinéma. Elle n'a pas spécialement apprécié la cuisine qui était toute simple et peut-être pas entièrement faite "maison" et n'a pas du tout aimé le film. On en serait presque venus à ressentir un brin de tension, au bout d'un moment et je lui ai proposé de partir mais elle a préféré s'endormir sur mon épaule, finalement. Si on avait su, on se serait contentés de regarder un film téléchargé, on en a encore tellement à voir. On pensait probablement tous les deux faire plaisir à l'autre.

Samedi, j'allais voir un match au stade, pas très loin de chez elle. De son côté, elle avait prévu d'aller au resto avec une amie. Après le match, je rentrais chez moi quand j'ai reçu un message me disant que je pouvais les rejoindre. C'est encore une fois où on n'aurait pas dû se voir, en principe et puis, finalement... une chose en entraînant une autre, on passe quand même l plus clair de notre temps libre ensemble. Et encore, je pourrais dessiner ou faire un peu plus de sport, je trouverais encore de l'occupation si j'avais plus de temps libre à passer sans elle. Je devrais peut-être même prendre ce temps, d'ailleurs... mais je m'en fous. Je fais ce dont j'ai envie sur le moment. Je me suis donc retrouvé dans une petite brasserie pas loin de chez elle à boire le pousse-café avec ses amis (car finalement, elle avait changé de partenaires gastronomiques) et on aurait même pu finir par aller danser quelque part. Mais non: nous sommes rentrés sagement, on a bu deux derniers verres, ça a fini par chauffer une bonne fois... Et puis, était-ce pour refroidir nos ardeurs? Nous sommes allés promener dans les bois vers 2h30 du matin. Comme si le monde nous appartenait, ou plutôt conscients que nous étions libres de faire ce que l'on voulait. Le lendemain, je suis allé faire quelques courses pendant qu'elle nettoyait, je lui ai donné un coup de main pour faire à manger et puis je l'ai déposée chez sa maman pendant que j'allais me laver, me raser et reprendre des vêtements. Quand je suis venu la rejoindre, elle dormait dans le fauteuil malgré mes sms et mes appels. J'étais rentré dans la maison comme une fleur mais ne la voyant pas, j'étais ressorti pour sonner: je suis tout de même assez à l'aise mais je ne me permets pas tout.

Néanmoins... c'est vraiment "comme si on était un petit couple". Pas qu'on n'en est pas un mais c'est assez récent et c'est parfois si naturel que ça pourrait soulever des questions. De bêtes interrogations, le genre d'angoisses primaires complètement stupides et qui n'ont même pas de sens dans le cas présent... on sait tous les deux qu'on est libres de partir demain, si on le voulait. Mais on tient l'un à l'autre et... j'ai parfois même l'impression d'avoir besoin d'elle. Pas par obligation, pas par nécessité, mais parce que sa présence est un luxe permanent, une douceur, un filtre qui permet d'atténuer, d'aplanir les petites difficultés de la vie. Ce n'est pas obligatoire, mais c'est tellement mieux. Comme le sexe. Soit je connais son corps de mieux en mieux, soit les hormones liées à certaines périodes décuplent encore les effets de mes doigts et le désir. Ce n'est pas de la sauvagerie ou un truc dégoûtant, juste une force à laquelle il est difficile de résister.

Parfois, on a des doutes. Est-ce qu'elle me supportera longtemps? Et inversement? Est-ce que ça nous suffira toujours? Est-ce qu'on peut prononcer de grands mots, surtout quand on tient à refléter l'exacte réalité de ses pensées? C'est humain, aussi. Ca m'était déjà arrivé, en tout cas. Et pas que dans le cadre de passions ou de petites aventures sans lendemain. Mais aussi quand on sent des choses aussi fortes. Ce n'est pas de la folie à ne pas savoir dormir quand je suis loin d'elle, à ne pas pouvoir me concentrer sur mon boulot. Pas quelque chose qui fait souffrir, juste une présence, même de loin. Une pensée qui fait sourire. C'est sûrement ça, l'amour, sans aucun doute. Prendre des risques, parfois s'éloigner mais pour être un peu plus convaincu, à chaque fois. Est-ce qu'on arrête un jour de se poser des questions? Est-ce que c'est lié à ma personne? Est-ce qu'après tout, ce n'est pas ce qui fait que rien n'est jamais acquis? Un sentiment qui nous pousse à entretenir la relation?

C'est comme pour ce qui est du passé. Quelques fois, elle évoque un souvenir, une personne et c'est comme si je me sentais menacé. Comme si je devais avoir toutes les qualités du monde quand les autres n'ont que des défauts. Des gens qui ont sans doute eu leur chance, de qui j'ai peut-être parfois été jaloux, avec qui j'ai déjà été en compétition. Pourtant, je sais que j'ai eu quelques histoires, aussi. Ce n'est pas pour ça que le passé est toujours présent. Il faut simplement le laisser à sa place. Quand elle me demande pourquoi on ne s'est pas connus plus tôt, quand je me demande pourquoi je ne l'ai pas croisée.. Je peux juste me dire que c'est parce que ce n'était pas encore le moment. Sinon comment expliquer ce temps perdu, ces émotions, cette énergie bêtement gaspillées? C'était sans doute un entraînement, des épreuves pour apprendre à savourer le goût du vrai, de l'essentiel.

Parfois, je vois des maisons sur Internet, des plans "clés sur porte" dont on nous fait miroiter la réalisation en 3D et je me prends à rêver. Je rêve de cette maison que j'ai déjà imaginée par bribes. Cette piscine intérieure qui permet aussi de profiter de la douceur de l'air extérieur, cette pièce pleine d'espace et de coussins où l'on pourrait dessiner, regarder un film ou faire des câlins. Il pourrait même y avoir un kicker, un billard ou une de ces vieilles bornes d'arcade... J'imagine une grande cuisine avec un plan de travail central et un bar où on pourrait prendre le petit-déjeuner. Car c'est avec elle que je me vois dans ce petit coin de paradis qui, s'il est toujours très lointain, m'apparaît désormais plus clairement.

On a tellement de choses à vivre et je sais que ça semble fou car... on n'est jamais sûrs de rien et encore moins au bout de deux petits mois de rien du tout. Mais comment expliquer ce sentiment, cette confiance dans l'avenir? Je me sens bien, en mesure d'avancer. Rien ne pourra se mettre en travers de notre route. On aura assez de force et de courage pour tout affronter, avec légèreté et un sourire aux lèvres. C'est ce que je ressens, en tout cas. J'ai l'impression que tout va arriver, que mes rêves qui sont, il est vrai, à tomber de simplicité vont se réaliser. Ça donne une énergie folle...

Parlons de choses sérieuses

On papotait de choses et d'autres quand le sujet de la fumette est venu sur la table, presqu'inopinément. Elle m'a demandé clairement ce que j'avais fumé aujourd'hui pour la première fois, en tout cas un jour où j'avais bien fumé. Apparemment, je suis au moins le meilleur dans un domaine... Ou le pire, quoi. J'avais dit que j'arreterait pour la fin de l'année et je pense que c'est un objectif très raisonnable, puisque je l'avais déjà fait et plus brutalement que ça. Je ne peux plus m'en prendre qu'à moi-même, elle ne me dit pratiquement rien. D'autant que pour elle, normalement en tout cas, ça ne passe pas. Je la respecte et je veux respecter ma parole. Je laisse juste mon démon gagner encore un peu, meme trop facilement. Je n'en ai pas besoin pour me sentir bien, que du contraire à la limite, car ça me prive de une partie de mon énergie, de mes émotions. Cest plus facile d'être plus fort ou indifférent, parfois mais... Là, je n'ai quand même pas grand chose de quoi je pourrais me plaindre. Je sais que je n'en ai plus besoin. La seule limite, c'est moi. Mon manque de volonté et d'exigence par rapport à moi-même. C'est peut-être plus facile quand on a la pression mais ça eut aussi pousser à mentir, pour paraître aussi bien qu'on souhaiterait l'être aux yeux de l'autre. Une chose est sûre, je ne mentirai pas. Mais je n'ai pas envie de la décevoir non plus. Peut-être meme qu'elle serait fière de moi, dans un sens. Je préfèrerais ça que de la décevoir, à choisir. C'est juste que ça ne me semble pas grave... J'ai encore tout mon temps pour tenir ma parole même si je pourrais déjà commencer par ne plus fumer certaines fois. Elle ne voulait pas me mettre la pression et je ne veux pas ça non plus, mais un petit rappel de temps en temps ne fait sans doute jamais de tort. Il va falloir que je fasse plus qu'y penser, tout doucettement...

Coup de tonnerre

Tout s'est plutôt bien passé, sur un rythme tranquille, pendant un moment. Jusqu'à ce weekend où la tension est apparue pour pour finir par culminer ce mardi midi. Le samedi, déjà, on s'était dit qu'on irait faire un tour au Parc derrière chez sa maman, autant dire au bout de ma rue. Mais elle ne m'a jamais rejoint. J'étais avec des amis et elle aurait pu se joindre à nous mais elle avait besoin de rester seule et j'ai peut-être eu un peu de mal à le comprendre, la bière forte n'aidant pas, sinon à rédiger des sms en serbo-croate. Nous ne nous sommes donc plus vus depuis le samedi matin quand on se retrouve le dimanche après-midi. Elle ne parle pas beaucoup et mes questions semblent l'ennuyer, elle pense à rentrer, elle hésite sur de petites choses, change d'avis pour aller souper chez ma mère, par exemple... Elle semble loin. Depuis la veille, d'ailleurs et je me demandais doucement si c'était par rapport à moi. Et je décide de creuser la question. Mais elle n'avait pas envie de se justifier, de me parler de ses pensées, de ses besoins d'être seule. Peut-être peur de partager certaines choses, certainement pas envie d'être jugée. Peur de faire confiance et d'être trahie aussi? Est-ce que j'aimerais qu'on puisse partager et échanger sur trop de choses? Est-ce que le côté fusionnel de notre relation lui fait peur et qu'elle veut garder une certaine distance? Pas habituée, peut-être? Elle finit par me parler de son père et il n'a pas fallu longtemps pour qu'elle veuille rentrer. Tout ce que je pouvais dire était mal pris et ce n'était que de pire en pire. Elle ne voulait plus être près de moi, juste que je la ramène à sa voiture. Je suis sans doute maladroit même si je suis bien intentionné. Je pense que la confiance est la base de une relation solide et je voulais juste essayer de l'aider à se sentir mieux, à espacer peut-être ses blues ou même les rendre positifs. Mais elle n'a peut-être pas besoin de moi et sûrement pas envie apparemment, en tout cas. Mais finalement, on ne s'est pas quittés avant le lendemain matin. Les choses se sont apaisées d'elles-mêmes et un peu plus, je pense que ça nous a rapprochés.

Le lundi, au boulot, en entendant une réflexion lors d'un bref passage dans la cuisine, je me suis dit que mon ex me prenait vraiment pour un con et m'aura menti ou dit de belles paroles jusqu'au bout. La reine des faux-cul, voilà à cause de qui j'avais perdu du temps, de l'énergie pendant trop longtemps et pour rien. Sinon avoir le sentiment que ce n'est plus la même chose avec le reste des collègues du bureau. Ça m'a un peu énervé sur le coup et... J'ai peut-être mal fait de croire que je pouvais partager ça avec elle. Pour moi, c'est si clair. Il n'y a pas de doute. Mais elle n'est pas dans ma tête... Elle a insisté pour savoir d'ailleurs ce qui m'avait occasionné un petite baisse de moral. Ça a eu l'air de la vexer. Elle s'est détournée de moi. J'étais tellement mal, j'avais tellement peur qu'elle me laisse. C'est ma source de bonheur, quand je la vois, quand je la prends dans les bras, quand je sens notre connexion, quand on s'embrasse, alors je sais pourquoi je suis là. J'avais envie de ressentir ça plutôt que d'avoir été utilisé et ... J'ai eu l'impression qu'elle a commencé à faire des amalgames, croire que je compensais avec elle. Pour moi, c'était si clair que mon ex ne pourrait plus jamais avoir d'influence négative sur moi que j'ai publié une citation sur Facebook. Mal interprétée, cela va de soi... Un jeu dangereux, cette saleté. Elle a pensé que je voulais me faire passer pour une victime, a parlé de me faire souffrir, de mettre un peu de distance. J'ai pensé très fort que si j'avais voulu me faire passer pour une victime, j'aurais fait un selfie dans ma voiture avec la tête de chien battu que je devais avoir. J'étais décomposé. Parce que j'ai encore eu plus peur de la perdre à ce moment-là. La fragilité d'une relation était palpable. Mine de rien, même si cela ne fait que deux mois et demi je suis fort attaché à elle. Je n'avais plus spécialement envie d'envisager une vie à deux, pour pouvoir avancer. Je m'étais résolu à penser tout seul mais depuis quelques temps, quand je vois une maison, je m'imagine avec elle. Quand je pense à mon hypothétique futur enfant, c'est elle que je vois comme maman. Je n'avais aucune envie de perdre tout ça, tout ce qu'elle m'apportait et que personne ne m'avait jamais donné de manière réciproque. La sensation d'être accepté et aimé comme on est. En plus de l'envie de construire quelque chose de joli ensemble. Peut-être même partir un peu plus loin. Et je n'avais aucune envie d'oublier ces rêves que je fais pour nous deux pour une chose si insignifiante au regard de ce que l'avenir pourrait nous réserver que je n'aurais jamais dû l'évoquer. Alors, j'ai fini par lui dire qu'elle ne devrait pas voir le négatif mais plutôt se dire qu'elle pouvait me faire confiance parce que je lui disais tout... Et par l'affliger de l'insulte suprême: je l'ai traitée de banane. Elle a répondu que c'était moi, la banane. Et j'ai eu un sourire. Juste avec ces quelques mots, j'étais déjà apaisé.

Je suis allé voir les Diables Rouges devenir premiers mondiaux au classement FIFA en battant Israël. Ils sont qualifiés pour l'Euro en France, 32 ans après leur dernière qualification pour cette compétition qui avait lieu en.. France, en 1984. Un moment historique à plus d'un titre, donc. Dimitri Vegas & Like Mike sont mêmes venus après le match, il y a eu des feux d'artifice. Et moi, je me disais juste que j'avais froid et que j'avais envie de la retrouver. Elle m'avait envoyé un bisou de réconciliation quand j'étais sur la route du stade. J'avais le cœur tranquille pour y aller. Elle est quand même... Je dirais "attentionnée", pour ça. Elle a même regardé la fin du match alors qu'elle n'aime pas le foot. Je suis rentré tard et j'ai préféré me reposer aujourd'hui car les deux derniers jours de la semaine risquent d'être éprouvants. Je vais peut-être devoir aller dormir chez mon frère après mon match de minifoot pour aller conduire ma filleule à l'école vendredi, si j'ai bien compris. Je vais bientôt aller la retrouver... Enfin. La sentir contre moi. Sentir la connexion. Respirer, enfin.

Patience et confiance

Samedi, comme d'habitude, elle travaillait. Comme j'en ai pris l'habitude, aussi, pendant ce temps, je rentre chez moi. Je me suis demandé comment, j'allais faire passer la journée mais... en fait, je glandais tellement avant que je sais comment me distraire! Bien sûr, je peux faire des choses saines et simples comme faire du sport, dessiner ou étudier un peu d'italien. Je peux aussi m'occuper de mon linge, surtout que je ne suis plus là aussi souvent: les lessives et le repassage restent à faire, malgré tout. Je peux aussi aller voir des amis mais je n'en profite pas spécialement. Je n'ai plus vu Choko depuis dix jours et Jérôme depuis bientôt trois semaines. À part ça, je ne parle plus à autant de monde qu'avant, je ne sors plus jusqu'à toutes les heures et même s'il m'arrive encore de me faire surprendre une fois de temps en temps, je ne bois plus autant. Je n'ai plus ce besoin perpétuel de me distraire. Ce qui m'évite de prendre des risques en voiture, d'être complètement crevé et de dépenser de l'argent à des bêtises qui ne font pas remonter le moral, bien au contraire. Autant j'ai pu perdre du temps, ma santé et de l'argent par périodes, autant ça ne me dit plus rien. Je ne m'ennuie plus autant et j'ai un espoir, une vision d'avenir qui me rassure. J'ai aussi passé des périodes où "chaque instant devait être rentabilisé", il fallait que je fasse des choses positives et utiles pour me sentir bien. Mais rien de tout ça n'est vraiment "vivre".

Pour le moment, ma vie est assez remplie, sans pour autant me priver de liberté. J'ai des projets dans mon travail, je passe beaucoup de temps avec elle. Le minifoot m'occupe en moyenne une fois par semaine, j'ai mon abonnement au stade. J'ai un dessin en cours, j'écris ceci, on a notre blog culinaire (un peu délaissé pour l'instant, d'ailleurs). On passe un peu de temps avec nos familles, aussi. D'un autre côté, j'ai du temps pour moi, particulièrement le samedi où, d'office, elle travaille et pas moi; mais aussi quand je prends une journée de récupération. Et je constate que ces dernières fois, je ne mets pas ce temps à profit pour des choses "utiles", ou créatives.

Bien sûr, je m'oblige à faire au moins quelques abdos et à m'occuper de mon linge quand c'est nécessaire. Mais à part ces deux choses-là, qui sont encore discutables, je ne me considère comme obligé de rien! Je suis souvent décalé en rentrant chez moi le matin, j'ai froid et je n'ai qu'une envie: me remettre au lit. Mais je déjeune en regardant des vidéos sur YouTube tout en étant blotti bien au chaud et finalement, il est bien tard, déjà, quand je me rendors. Quand je me réveille, je n'ai rien fait du tout (sans blague) et je n'ai même pas forcément encore envie de sortir de mon lit. Les températures en chute libre de ces derniers temps doivent jouer là-dessus, évidemment. Je n'ai pas envie de me concentrer sur de l'italien, ni de sortir de mes couettes pour aller dessiner ou repasser. Pour tout dire, j'ai même fait mon sport dans ma chambre, les dernières fois!

Samedi, c'était exactement ça. J'avais juste envie de la retrouver et de me blottir contre elle. Elle m'avait proposé de réserver un resto et puis de passer chez des amis à elle. Je me suis arraché à mon radiateur le plus tard possible, j'ai pris une longue douche où je me sentais tellement bien... que j'ai pris un peu de retard. "Jamais à l'heure!". Je me suis senti un peu en décalage. Dans ma tête, c'était le weekend, pour tous les deux. Elle avait l'air stressée et pressée. J'avais quelques minutes de retard, on a mis du temps avant de être servis et il fallait encore aller chez ses amis. Elle était fatiguée et puis son ex a telephone pour venir chercher ses affaires le lendemain parce qu'il avait la camionnette ce jour-là, au lieu du surlendemain. Elle a commencé par dire que ça ne nous priverait pas de grasse matinée mais... Chez ses amis aussi, elle était fatiguée, elle m'attendait pour rentrer. Moi, je les trouvais sympa et on a eu des discussions intéressantes. En rentrant, j'ai voulu fumer et elle est montée. Elle avait l'air fâché. J'ai fini par rentrer chez moi! Pas de grasse matinée, pas de dodo dans ses bras et... Le lendemain, je ne l'ai retrouvée que chez sa maman où on avait prévu d'aller souper. Je me suis senti loin d'elle, j'ai ressenti un besoin de contact.  Evidemment, elle sentait mal cette journee, elle l'appréhendait. Ça a pris plus de temps que prévu et apparemment, ça a mal tourné. Elle m'a dit qu'il l'avait traitée de pèté quand il a vraiment réalisé qu'elle avait quelqu'un. Tout en essayant de se venger en disant qu'il en baisait trois en même temps et qu'il avait d'ailleurs rendez-vous après. Des bêtises, des rancœurs, des jalousies qui n'ont plus lieu d'être. On s'est quand même bien retrouvés, ce jour-là. Le lendemain, elle voulait m'appeler pour me dire qu'elle m'aimait et que je lui manquais. Ca a été son dernier sms, aussi. Elle a parfois des élans très touchants... Rares et sincères.

Mais elle a encore douté de moi. On a parlé d'autres genres de bêtises que j'avais pu faire et je crois que ça l'a replongée en arrière. Elle a eu un mouvement de rejet. Elle m'a dit des choses pas très cool du genre que je pouvais partir, qu'elle ne voulait pas faire confiance à quelqu'un comme moi, qu'elle était sûre que je lui mentais et que je continuais ces bêtises. Encore une fois, j'ai été honnête avec elle, mais au lieu de recevoir plus de confiance, j'avais à nouveau l'impression de la briser, au contraire.  J'espère que la sincérité finira par payer. Qu'elle aura confiance en moi, des certitudes a mon égard et un petit sourire quand elle pense à notre avenir.

Un magicien

Parfois, je me dis qu'elle est un peu rêche. Et puis, elle a certains élans touchants. Pas très tendre dans ses messages, par exemple. Comme tout à l'heure, en rentrant du minifoot, je lui demande par écrit comment elle va et comment elle a occupé sa soirée... J'ai reçu royalement quatre mots en retour. J'ai essayé d'insister mais j'en ai eu trois de plus et puis c'est tout. Je me suis demandé si elle m'en voulait, si elle dormait à moitié, si elle n'était pas bien. Pour finir, une fois arrivé chez moi, je lui ai simplement souhaité une bonne soirée, en me disant que ça ne servait à rien de se tracasser. Elle m'a écrit les trois mots magiques... Avant de m'appeler, plus tard, réveillée par un cauchemar. Elle m'avait perdu, apparemment, dans son mauvais rêve. Elle voulait sans doute s'assurer que j'étais toujours bien là, du moins c'est ce que j'ai pensé alors je l'ai rassurée à ce sujet. Puis, on a partagé une citation au même moment, sur Facebook. Sans le savoir, sans concertation. En gros, la mienne disait qu'aimer c'était être disponible pour les bons et les moins bons moments tandis que la sienne disait que c'était trop cool d'être apprécié malgré ses défauts. Mignon, non? On pensait l'un à l'autre, au même moment. J'ai tout de même encore essayé de l'endormir ou de l'apaiser en lui chantant des berceuses mais je ne suis pas certain que ça ait fonctionné du tonnerre.

C'est assez cool, pour le moment. On se fait de bons petits plats... Enfin, surtout elle puisque les devants sont généralement pris quand l'idée d'une initiative me vient. Pourtant, on ne alimente plus notre blog culinaire. J'adore quand elle me prépare mon petit sac pour aller travailler. Je ne sais pas si on a déjà été si attentionnée envers moi, en tant qu' amoureuse. Peut-être... Mais je ne l'ai sans doute pas apprécié de la même manière, en tout cas. Et puis il y a ces petits moments de légèreté que j'aime tant, quand on dit des conneries. Quand on invente des choses qui n'appartiendront qu'à nous. Quand on échange nos rêves en les redessinant.

Il y a bien encore eu cette petite dispute qui n'en était pas une mais... Lors de laquelle elle a dit qu'elle avait pensé à me quitter. J'avoue que j'ai dû un peu encaisser cette réalité car, pour la première fois, j'avais vraiment ressenti cette possibilité à travers ses messages. Il fallait qu'on discute... Et je n'avais vraiment aucune idée du sujet de la conversation! Elle a fini par me rassurer en me disant que c'était à propos de ce dont on avait parlé le matin. En fait, je me suis monté le bourrichon parce que je n'avais vraiment pas envie de virer vingt euros de mon compte épargne pour mettre du diesel alors que j'étais censé être payé. Elle a cru que je lui demandais l'aumône! "Lol", j'ai envie de dire. Pas vraiment mon style... Je ne suis pas le champion du calcul de budget et j'ai parfois tendance à me dire "ça va aller" en me faisant plaisir parce que je sais que j'ai connu bien pire... Mais de là à ce que je lui demande un franc alors que je lui ai proposé ce mois-ci de contribuer au... "Ménage", dirons-nous. J'ai presqu'envie de replacer un "lol" mais j'aurais peur de trop insister. Je comprends qu'elle ait pu avoir peur, on a tous connus des profiteurs et elle en a surement fait l'expérience également mais je ne pense pas en faire partie. L'explication a été vite donnée, d'ailleurs. Par contre, je suis resté un moment à me demander si, moi, j'avais déjà envisagé que cela finisse entre nous. Je me rends compte que sans prendre quoi que ce soit pour acquis, je ne voyais pas de nuage noir se profiler à l'horizon et j'étais un peu triste de me sentir obligé de m'interroger sur la nécessité de me tenir sur mes gardes. Qu'est-ce que je peux faire à ce sujet, de toutes façons, maintenant? J'ai un peu peur d'avoir mal à nouveau mais j'ai tellement envie de être naïf, de ne me préoccuper que de faire naître des sourires et vivre la magie. Je voudrais que cette relation soit mon chef d'œuvre, d'utiliser tout ce que la vie m'a enseigné mais naturellement, sous forme de réflexes. De sentir les choses, d'avoir parfois un coup d'avance... Et parfois un coup de retard, pour me laisser surprendre. De ne pas trop me poser de questions, juste assez pour mesurer l'importance de ce qu'on vit. Et d'apprécier au mieux chaque seconde, chaque mot. De vivre, tout simplement. Alors que ma tête ne chatouille pas mon coeur pour le faire rire, il faut se rendre à l'évidence: la raison à probablement perdu la bataille. Ou l'a peut-être gagnée, selon le point de vue. Mais, comme elle le ressent probablement au vu de ce qu'elle a publié sur Facebook, je l'aime telle qu'elle est. Même quand elle m'énerve. Même quand j'ai un peu de peine. Même quand elle change d'avis dix fois pour une décision qui n'a aucune importance stratégique. Même quand elle râle en décidant d'aller se coucher sans moi ou qu'elle sous-entend clairement qu'elle fait tout pendant que je me les gratte, tendance qui reste compliquée à inverser tant qu'on "vit chez elle". Je me disais que j'aurais bien mis les guillemets en gras pour qu'ils soient plus gros mais.... Ce n'est tout de même pas si loin du être ça, comme elle me le faisait remarquer. On apprend vraiment à se connaître mieux. Trois mois, maintenant. Et deux jours, officiellement. Si on a déjà passé la crise, on est vraiment de très bons élèves de l'école de la vie! Je ne doute pas qu'il y aura d'autres moments moins amusants mais si on sait les gérer de la même manière... C'est ce qui me donne confiance en "nous", je crois. On gère, y a pas à redire! Et si c'est si terrible d'avoir quelqu'un qui vous apprécié comme vous êtes et qu'elle en est consciente et que c'est ce que je suis pour elle, entre autres choses, alors il n'y a pas de raison qu'elle me laisse tomber.

On a regardé un film qui opposait une relation assez tranquille et prévisible à une relation un peu angoissante et pleine de rebondissements. C'était à la limite du cliché, elle a peut-être même été franchie, d'ailleurs. J'y ai beaucoup réfléchi, mine de rien. Je fais souvent des parallèles entre des séries, des films, des livres et ma vie. Je me dis qu'encore une fois, c'est une question d'équilibre. D'un côté, on a besoin d'être rassuré sur certains aspects et de l'autre, il faut sans cesse renouveler pour ne pas s'ennuyer. On délaisse un peu le blog culinaire, il fait trop froid pour regarder les étoiles et on n'a pris qu'un seul cours de salsa (sur YouTube, je précise), je n'ai toujours pas fini mon dessin et je n'écris pas régulièrement mais on est assez créatifs et si on laisse tomber ces idées, on en aura d'autres. Une certaine stabilité qui ne remet pas en cause la relation, c'est essentiel, aussi. Pour la confiance en l'autre et en soi. Ce sont deux choses qui se nourrissent l'une de l'autre quand il n'y a pas de doutes paranoïaques ni de comportements déplacés qui pourraient amener ces doutes.

Je chemine en menant ma réflexion et je me rends compte qu'il est vraiment tard... Et que je n'écris quasiment que de chez mon père, en fait. Le soir, voire la nuit.

En guise de conclusion, je pense qu'on a tout ce qu'il faut pour écrire notre plus jolie et notre dernière histoire ensemble. Avec plein de chapitres. Plein d'aventures. On a les bases, il suffit de faire pleuvoir des étoiles et de sortir sa baguette magique. Je veux être son magicien.

Quand je fais des bisous sur son bilou, des fois, je me prends à penser qu'un jour, ils auront peut-être une autre signification. Et quand je vois ma petite princesse, Elise, comme aujourd'hui, si marrante et touchante comme peut l'être un petit enfant c'est clair que c'est une des plus belles créations qu'un être humain puisse faire, sans avoir à faire le moindre plan, sans tourner la moindre vis. La conception est d'ailleurs probablement loin d'être désagréable et les seuls réglages qu'on puisse faire ensuite, c'est par l'éducation et l'apprentissage. Si ça, ce ne serait pas la plus belle des aventures, le truc magique qu'on puisse faire... On en est encore loin vu que je vais avoir ses clefs en mains pour la première fois mardi pour réceptionner un salon qu'elle a commandé et payé sans moi parce qu'elle sera en train de travailler. Acheter une maison ensemble, c'est pas pour demain! Mais bon, les étapes ne se suivent pas toujours comme on les avait prévues, après tout.. Rooh, mais de quoi je parle, moi? Enfin, c'est peut-être parce que je commence à croire que ça arrivera peut-être éventuellement un jour très lointain et que l'autre grenouille était adorable ce soir. Quoique ça doit donner plus de moments magiques que pesants.. Enfin non, je reformule: les moments magiques doivent largement compenser les moments où on doit en avoir marre. En tout cas pour quelqu'un qui sait apprécier ce genre de moments. On m'a dit un jour que ce ne serait pas juste que je n'en aie jamais alors que d'autres en avaient sans le vouloir mais je n'ai jamais pensé que c'était une question de justice. Finalement, qui sait? Peut-être que j'aurai juste eu le temps de bien peaufiner mon apprentissage avec ma filleule et sa future petite sœur... Bon, je vais éteindre la lampe avant de délirer.

Presque parfait

L'autre jour, j'étais seul chez elle pour réceptionner son nouveau salon. J'avais pris congé comme je pouvais le faire, elle travaillait et j'avais donc sa maison pour moi tout seul, pour la journée. J'avais donc le temps de lui préparer une petite soirée sympa... Et je n'ai pas vraiment arrêté une seconde d'aller dans tous les sens. J'étais déjà allé faire les courses le matin, les gars sont venus livrer le salon dans l'après-midi. J'ai d'ailleurs eu l'occasion de faire connaissance avec l'autre voisin, pas vraiment charmant et pas très content qu'on se gare devant chez lui! Malgré un manque de tournevis cruciforme flagrant, je parviens finalement à fixer les pieds et à me cogner le front... Pour vérifier qu'ils étaient bien fixés, sans doute. Le verdict était sans appel! Mais je m'en fichais car j'avais encore un tas de choses à faire. J'ai disposé les petites bougies parfumées, mis son peignoir sur le radiateur, commencé à préparer le repas... Et j'ai fermé sa porte à clef.
Quand elle est arrivée, je lui ai demandé de se déshabiller et de bien vouloir enfiler le peignoir pendant que j'allume is les bougies de sa chambre. Je suis revenue la chercher pour l'y emmener et je l'ai massée avec de l'huile et de la musique relaxante pendant que son bain coulait. Ensuite, je l'ai laissée quelques instants, le temps de finaliser la salle de bains. Puis je l'ai invitée à entrer dans l'eau tandis que je terminais de cuisiner. Il n'y avait plus qu'à réchauffer la viande et les haricots, passer les pommes de terre au four et... Que fait cette poêle par terre? A côté du chien qui se lèche les babines... Ne me dis pas que... Si, il a mangé la viande. Merde. Cette soirée était censée être parfaite. J'ai senti la rage monter en moi mais je l'ai maîtrisée, j'ai mis une claque au chien avant de le mettre dehors. J'ai décongelé de la viande en vitesse au microonde, j'ai essayé de la faire cuire dans une petite sauce improvisée. C'était un peu sec, j'étais dégouté.
...et on s'est bêtement disputés. C'est dommage, c'était presque parfait. Elle croyait que j'avais "battu" Kenzo ou quelque chose dans le genre. Elle ne voulait pas écouter ce que j'avais a dire, elle m'a fait de longues litanies pour m'expliquer que son chien avait été là pour elle, qu'il devenait vieux, etc. J'ai dit qu'il était mal éduqué puisqu'il volait et qu'il l'avait toujours fait. Que c'était le moment, pris sur le fait, si on voulait lui "montrer" que ce n'était pas bien. Le ton est monté car elle pensait sans doute que je voulais imposer les vues alors que je voulais simplement justifier ma réaction, comme j'étais tout seul avec lui et que je ne voulais pas la déranger dans sa petite soirée. Pour dire quoi?
Cela fait quelques jours et je ne sais même plus quels ont été les mots échangés par la suite. Je sais qu'on a fini par parler plus calmement et que la situation tendue s'est désamorcée. Nos caractères impulsifs font qu'on explose parfois mais, heureusement, on est assez "raisonnables" dans le sens où, si on monte vite, on retombe très vite aussi et on revient très vite l'un vers l'autre. Ca s'est vérifié plusieurs fois, déjà. C'est juste dommage de ne pas avoir su profiter à fond.

Un peu de place

Hier, je suis encore resté chez elle pour réceptionner des meubles! On lui donnait une chambre à coucher mais il fallait que je guide les déménageurs et que je leur donne un coup de main, tant qu'à faire. Ca m'a donné l'occasion de me dépenser un peu, je n'allais pas manquer de la saisir, je grossis un peu ces derniers temps. Je me fais plaisir côté nourriture et je délaisse le sport. Ça a été relativement vite, j'ai mangé les restes de la veille, j'ai traîné un peu pour que le chien qui ne m'en a finalement pas voulu très longtemps et puis je suis parti faire les courses avant d'aller voir ma filleule qui est en vacances chez ma mère. On était allés souper là deux jours avant et Elise avait été super mignonne. J'apprécie beaucoup quand elle me fait sentir que notre relation est spéciale, meme si on ne se voit pas très souvent et j'ai été particulièrement servi ce jour-là. Elle est adorable avec mon amoureuse aussi, même quand elle n'est pas avec moi... elle pose des questions pour savoir où elle est, si elle travaille au bureau comme maman, si elle mange avec nous. C'est très touchant. C'est la,premiere fois qu'une de mes amoureuses à ce "privilège" de faire connaissance avec mademoiselle Elise et ça fait bizarre de voir comment elle s'attache vite, dans un sens. C'est difficile à expliquer, ça fait plaisir et un peu peur en même temps. Je me rends compte que, dans une certaine mesure, nous sommes "engagés". Je connais sa famille et elle connaît la mienne, du moins pour le principal. On asûrement  toujours un peu peur de se tromper... Et en même temps, j'ai vraiment l'impression que c'est elle. Ça s'emboîte trop bien, nos deux vies, audela de nos deux personnalités ou de nos deux corps. On a encore franchi un petit pas aujourd'hui car une fois les meubles montés, elle m'a fait un peu de place pour entreposer plus proprement mes fringues qui commençaient à envahir la surface, entassées dans plusieurs sacs. Et puis elle me l'a dit aussi, hier, au resto. Qu'elle savait que c'était moi. C'était juste avant que ça ne parte en sucettes... Mais revenons un peu en arrière. Je finis d'accueillir les déménageurs, je mange un bout, je file faire les courses pour remplir son frigo et embarquer mon appareil à raclette au passage... En lui téléphonant pour savoir si toutes les capsules fonctionnent avec sa machine à café, je sens qu'elle est un peu irritée et je comprends qu'en fait, je n'ai pratiquement pas le temps d'aller jusque chez ma mère. Je me dépêche donc et j'écourte ma visite. En repartant, je lui téléphone à nouveau, histoire de jauger de si j'ai le temps de m'arrêter pour prendre des cigarettes mais... Elle semblait encore plus irritée. Elle me reprochait d'avoir laissé la porte ouverte à l'étage ainsi que celle des toilettes. Déjà que j'avais oublié d'éteindre une lampe... Ce sont des détails. Qui l'énervent. Qui font que son chien a imprégné le parquet de l'étage de son urine, aussi. En arrivant, oubliant que j'avais la clef en poche, je sonne à la porte. Une deuxième fois. Je finis par poser la lourde manne de tout ce que j'amenais pour lui téléphoner, pas de réponse. Je me disais que ce n'était pas possible qu'elle ait fermé la porte et décide de prendre sa douche, sachant que j'arrivais... Et je la vois m'ouvrir la porte, vêtue d'une serviette. Devant mon regard interloqué, elle me demande si j'ai déjà perdu la clef et je réalise à ce moment précis que je suis pire que distrait et que je ne suis pas habitué de pouvoir franchir sa porte même quand elle est fermée... Je range un maximum pendant qu'elle s'habille, on avait décidé d'aller manger dehors. Elle me fait remarquer que je ne me suis pas changé et qu'on n'est pas vraiment assortis. Elle me demande si je veux qu'elle mette un polar et qu'on aille manger une vieille frite mais je monte enfiler une chemise. La soirée se passait malgré tout très bien... Jusqu'à ce qu'elle me dise, au fil de la conversation, jusque-là très agréable, tout comme la nourriture, qu'elle avait hâte de partir pour aller retrouver son père. Je me suis renfrogné, elle a insisté. Je me suis levé et je suis sorti, on avait quand même fini de manger. Je n'avais pas envie de m'énerver devant tout le monde et je n'avais peut-être pas encore les mots pour l'exprimer. J'ai allumé une cigarette et j'ai attendu qu'elle prenne congé de la patronne qui fait partie de ses connaissances. Et on s'est encore disputés... Parce qu'elle pensait que je la jugeais. Mais je crois que quand on envisage de construire sa vie avec quelqu'un et qu'on tient à cette personne, on ne peut pas l'écouter dire ce genre de choses sans broncher. Le ton monte facilement entre nous si bien qu'à peine arrivés chez elle, elle voulait partir. Je lui ai rendu sa clef avant de revenir sur les pas et d'essayer de calmer la situation. Je finis par lui dire que si je rentre chez moi, j'aimerais reprendre la tablette... Elle se gare et c'est le moment qu'un voisin choisi pour sortir de chez lui me demander de faire moins de bruit, ce qui est compréhensible, s'il a un enfant qui dort. Par contre, son commentaire sur le fait que si on me dit de rentrer chez moi, c'est tout ce que j'ai à faire, il pouvait se le garder. Son côté petit shérif ne m'a pas plu. Surtout quand on voit les autres voisins qu elle a qui hurlent et se tapent dessus à toutes les heures... Je me suis demandé si ce n'était pas le pote de son ex et j'ai vu rouge mais je lui ai répondu calmement. On est rentrés pour parler un peu mais le calme ne revenait pas et on est partis tous les deux. J'ai demandé à Jérôme ce qu'il faisait, elle est allée voir chez Hélène mais... Finalement, on s'est retrouvés tous les deux chez moi, à discuter. On a mis un peu toutes ces choses à plat, on a beaucoup discuté et on a fini par rentrer dormir chez elle. Il y a eu des larmes et des câlins. J'ai peut-être été un peu plus ferme sur certaines choses. Je lui ai dit qu'elle me parlait moins bien depuis quelques jours, avec la petite dispute du mardi, il y avait aussi un soir où elle était de mauvaise humeur et puis comme je suis distrait, il y a toujours quelque chose à me reprocher... Et je n'ai pas envie de laisser ça dégénérer car c'est important aussi. J'ai dit aussi que je ne savais pas ce qu'il y avait après la vie mais que je voulais quelqu'un qui ait envie de construire quelque chose sur terre et pas qui refuse d'accepter la réalité ou qui a envie de mourir. Parce que c'est la seule chose qu'on puisse faire, profiter du moment présent, de nos années sur terre. Parce que peut-être que le sens de la vie, c'était justement de transmettre les bonnes choses qu'on avait apprises, en adaptant ça à notre manière, aux gens qui nous entourent. Et encore plus donner ces valeurs à un enfant. Parce que quand elle le tiendra dans ses bras, elle saura ce que c'est un amour plus inconditionnel que tous les autres, c'est encore autre chose. Je ne l'ai pas vécu mais j'ai ma filleule, comme elle a son neveu. Je lui ai expliqué que ma belle-sœur était enceinte au moment où ma grand-mère était décédée et que là, on avait été face à un choix. Soit pleurer pour ce qui n'était plus, soit sourire pour ce qui avait été et pour ce qui allait arriver. Transmettre certaines valeurs à ce petit machin et ainsi célébrer la vie tout en honorant dignement la mémoire de nos disparus. Je ne suis pas sûr que ce soit la seule chose à faire mais pour ma part je trouve que c'est la meilleure manière d'accepter parfois l'inacceptable et le manque. Sans prétention, sans croire que je suis parfait, à ma petite échelle, c'est ce que j'essaie de faire. Donner des sourires. Apaiser les âmes. Je ne crois pas qu'on puisse être heureux en prononçant de telles paroles et encore moins quand on le pense, même juste parfois... C'est bien de ne pas avoir peur de la mort et c'est vrai que c'est une idée rassurante, à ce niveau, de se dire qu'on va peut-être retrouver certaines personnes. Même si je ne crois pas qu'il faille attendre ce moment-là pour se sentir en communion. Il y aura peut-être d'autres personnes qu'on ne voudra pas abandonner, d'ici là. Reproduire les actes, les gestes, certaines paroles, c'est une autre façon de le faire. Pour qu'une mauvaise chose devienne bonne, il faut en tirer les leçons. Je refuse de la voir malheureuse sans rien faire. Tant pis si ça dégénère. Quand elle a besoin d'espace, je lui donne. Mais quand j'ai l'impression que ça ne va pas, il faut que je réagisse... Elle pense que personne ne peut la comprendre mais j'ai pourtant déjà ressenti ça. Et parfois j'aimerais tellement pouvoir parler à une personne qui n'est plus là, quand je me sens perdu. Et deux ans, c'est court et c'est très long, en même temps. J'aimerais tellement qu'elle apprenne à vivre avec. A vivre "bien", avec ça. Ce n'est pas la même chose qu'oublier. On n'est pas pour autant obligé d'être triste. Elle va sûrement mieux que ce que ça dû être et elle a sans doute encore besoin d'un peu de temps. C'est dur, parfois, de se demander si elle se sent bien. D'entendre certains mots. D'en prononcer d'autres, sans savoir la réaction qu'ils vont engendrer. De la voir pleurer, qu'elle m'en veuille, qu'elle ait l'impression que je la juge. Mais je ne suis jamais loin. Et je serai toujours là.
On peut s'arrêter, de temps en temps, pour penser, se remémorer. Mais au final, tout ce qu'on peut faire, c'est agir aujourd'hui en gardant un œil sur l'horizon, sur le futur, tout en gardant à l'esprit les leçons que le passé nous a apprises. On regardera en arrière quand on sera vieux et qu'on aura fait plein de choses... Vivons, comme on le fait si bien, même si on n'est pas riches. Intensément.
On se disputera encore, comme en montant les meubles, tout à l'heure. Mais je ne veux pas que ce soit scandale sur scandale, à partir en voiture sans savoir où on va, à laisser parler notre impulsivité, à ameuter les voisins ou... À nous faire du mal. Tout simplement.

Crise des 3 mois: Check!

Cela fait de nouveau un petit moment que je n'ai plus écrit. Pour plusieurs raisons... D'un côté, on se voit vraiment tous les jours et donc je n'ai pas vraiment de recul sur les événements. Je pense moins pour vivre plus. D'un autre côté, les choses que je pourrais avoir à dire sont plus denses, plus complexes et il faudrait vraiment que je me pose pour presque rédiger une dissertation. Sur la différence entre passion et amour, par exemple. C'est très difficile à définir, c'est probablement subjectif et il faut encore analyser les différences entre les deux. Personnellement, j'ai parfois confondu les deux choses, peut-être parce que j'ai eu l'impression que l'une n'allait pas sans l'autre. Sinon, ce n'est pas assez fort, magique, poétique. Mais je dois bien avouer que ça m'a joué des tours de penser comme ça... Je remets l'ouvrage sur le métier à chaque étape. Et puis les discussions que j'ai pu avoir au cours de ma vie et plus récemment avec elle ont aussi fait évoluer cette manière de penser. Bien sûr, ce n'est pas l'essentiel. Bien sûr que le principal, c'est la véracité, la sincérité de l'amour. Avoir envie de comprendre l'autre, de construire quelque chose ensemble, de prendre soin de l'autre même quand il nous énerve. Mais j'aime tellement la magie et la poésie... Les jolis mots, la douceur, la tendresse... Et qu'on me chauffe, aussi, parfois, qu'on joue avec mon désir. On dit parfois que le plus important, c'est le voyage, pas la destination. Je crois que ces petites choses aident à vivre chaque moment avec une certaine légèreté et en même temps avec une réelle intensité. Ca aide à avoir le sourire en permanence. Ce n'est donc pas évident pour moi d'entendre de sa bouche qu'elle n'a jamais ressenti ça, pour moi. De savoir qu'elle avait déjà serré quelqu'un dans ses bras en ayant envie de "rentrer dedans", de ne plus jamais quitter ces bras... Mais que ce n'était pas le cas avec moi. J'ai parfois encore du mal à l'écouter parler du passé, surtout quand je ne suis pas d'humeur. Et même si cela ne suscite pas en elle de la nostalgie, un manque ou un regret. Il y a sans doute aussi moyen de faire cela de manière plus diplomate mais ce n'est visiblement pas sa spécialité... Ce qui est un peu étrange quand on sait qu'elle est assez susceptible, aussi. Il y a encore des réglages à faire, même si ils sont moins importants et conséquents. La crise des trois mois, n'est-ce pas?
Se demander si on doit "vivre ensemble", partager le loyer, décider de tout à deux... Ou pas. Parce que si je suis prêt à partager tout cela, il faut que ce soit "chez nous". Pas sûr qu'elle soit prête à me faire confiance... Or, dans ce cas, je préfère continuer à la sortir, à remplir son frigo et à l'aider occasionnellement que de sacrifier ma toute relative aisance financière pour qu'au final, cela ne change rien pour moi. Nous en sommes restés là, la dernière fois. Ces discussions ne sont pas terminées mais... Je crois qu'on parviendra à se mettre d'accord quand le moment sera venu. Je l'espère, en tout cas... Parce que je ne me sens bien et complet que quand je suis près d'elle, même si cela me fait un fameux changement. Elle n'a visiblement pas eu l'habitude d'être constamment avec quelqu'un, non plus. Ça et nos caractères fougueux, ce n'était pas forcément une évidence, à la base. Mais le mélange semble prendre, malgré tout... J'essaie de lui offrir des fleurs de temps en temps, j'ai acheté des rideaux que j'ai fait recouper par ma mère, je lui ai préparé une petite soirée sushi, parce qu'elle m'avait dit qu'elle aimait ça... Et même si ce n'est pas mon truc. J'essaie de faire pour un mieux avec ce que je peux. Je lui consacre beaucoup de mon temps, en tout cas. Je ne sais pas si cela suffit... Les projets semblent similaires, les goûts peuvent sans doute s'accorder, comme les caractères. La seule accroche possible, c'est le côté financier. C'est vraiment bidon quand même, ça! Mais c'est sans doute le lot des relations d'aujourd'hui... Les gens sont tellement peu sécurisés à ce niveau et se sont parfois déjà fait berner par des profiteurs ou des profiteuses en tout genre qu'on se méfie, qu'on a besoin de se sentir à l'abri. Triste air du temps, il faut faire avec...

De "dégage, petit con" à "en couple"

Tout n'a pas été simple. Mais il est sans doute important d'écrire, je ne dois pas laisser autant d'espace, j'en perds les émotions instantanées. Certaines sont néanmoins plus marquantes que d'autres. Certains mots marquent aussi.

"Reprends toutes tes affaires et dégage, petit con... Je ne t'aime pas!". Le ton est bien monté... elle a cru que je ne voulais pas m'investir complètement parce que je faisais mes petits comptes de mon côté, que je regardais des maisons en vente alors qu'elle ne peut pas emprunter... elle n'avait pas compris que je préférais prendre les devants pour qu'on puisse rapidement s'atteler à la tâche pour avoir un jour ce que l'on mérite. Ce que l'on souhaite en premier pour mettre le reste en place: une maison. Je ne me suis pas tout de suite accroché à ma fierté mais je ne peux pas non plus me laisser insulter ou dire des choses pareilles. Par respect pour moi-même, d'une part; mais surtout parce que ce ne sont pas sur de pareilles bases qu'on construit une relation durable. Respect, confiance, amour... voilà l'essentiel. Les insultes, les doutes, les pensées égotiques n'ont rien à voir avec cela. Je suis loin d'être parfait mais personne ne mérite d'être traité comme ça et sûrement pas moi!

Je suis donc parti... Oh, pas très longtemps. Je pense qu'un quart d'heure après, je n'avais pas encore eu le temps d'arriver chez moi, qu'elle me disait qu'elle était allée trop loin. Ce n'est pas vraiment dans sa nature de s'excuser, ni de s'ouvrir sur son ressenti mais... Disons qu'elle l'a plus ou moins fait, à sa manière. Tout en ajoutant qu'elle ne regrettait pas cette discussion.

On en a eu d'autres, des discussions, pour mettre tout cela au clair, peaufiner nos premiers réglages. En s'ouvrant un peu, elle m'a encore dit des choses qui me font me torturer mais j'essaie de n'y accorder aucune importance ou le moins possible, en tout cas.

On a donc décidé de tout partager, ou du moins de partager encore plus, financièrement en tout cas. On va essayer de trouver une location moins chère mais tout de même assez grande pour entreposer ses meubles, qui puisse convenir pour Kenzo et qui colle géographiquement avec nos lieux de travail; dans un premier temps. Cela devrait nous permettre de mettre un peu d'argent de côté en plus, en attendant qu'elle n'ait plus cette épée de Damoclès au-dessus de la tête et que nous puissions investir ensemble. On vit pratiquement ensemble, on fera Noël chez mon frère avec les petites puces, puis chez sa mère et encore une troisième fois chez la mienne. Quand je suis allé apporter les cadeaux de ma filleule à l'occasion de la Saint-Nicolas, elle a demandé ce que faisait Magaly, j'ai trouvé cela mignon. Et puis, hier, j'ai rencontré son neveu pour la première fois. Il a l'air mignon, calme et très gentil! J'aurai sûrement l'occasion de le voir un peu plus longtemps chez sa grand-mère pour la Noël.

C'est aussi hier que j'ai reçu des notifications par poignées sur Facebook car... j'ai découvert que j'étais "en couple", en arrivant au boulot. Surprise! Je passe par toutes les émotions. C'est la première fois, pour moi, que je suis "en couple" sur Facebook. Après tout, si le mariage c'était autrefois une façon de dire au monde "C'est cette personne que j'aime et avec qui j'aimerais vivre jusqu'au bout", cela pourrait être une jolie comparaison! J'ai ressenti comme un peu de fierté...

Drôle de période où tout s'enchaîne alors que j'aurais vraiment besoin de glander. On est allés au marché de Noël de Maredsous, aussi. À la base, je voulais aller manger un bout avec mon père pour discuter de la possibilité d'occuper un bien familial en location et pour voir à quelles conditions je pourrais en bénéficier. D'apéro en digestif, en passant par le vin, on est passés chercher sa mère et on est allés à Maredsous à quatre avant de repasser chez mon père, histoire d'être bien sûr d'avoir assez bu. Je ne suis pas certain d'avoir fait une impression d'enfer mais j'avais tout de même la sensation de passer un bon moment. Jusqu'à ce que son humeur change... je ne suis pas un saint mais elle n'est pas toujours très tolérante!

Je suis un peu en stress à mon boulot, malgré une super évaluation par mon Directeur. Je me surcharge de travail, je prends tout très à cœur et j'ai parfois l'impression de pédaler dans le sable. Grosse réunion annuelle à préparer, des projets de communication pour deux événements, un salon à Paris sur lequel je pourrais me retrouver en 2016, un petit changement de lieu de travail à mi-temps qui me permettrait de mieux gagner ma vie... Et puis Louise, ma future nièce, qui se fait attendre depuis une semaine. Je n'avais pris aucune réunion à l'extérieur, mon frère m'avait demandé de rester près de mon gsm, même la nuit et... finalement, je crois que je n'aurai aucun rôle à jouer, même pas pour ma filleule. Je rêvais de lui présenter sa petite sœur en premier, de m'occuper d'elle pendant la nuit que mon frère passerait à l'hôpital, ce qui aurait probablement été un de nos plus gros moments privilégiés pour un bout de temps... mais je pense maintenant que je vais devoir faire une croix dessus et je suis très déçu. Et mon frère qui me dit encore après ça "on aura sûrement besoin de toi"... tu parles. Rester pendu au clou et en état d'alerte pour... rien, au final. J'aurais tout aussi bien pu m'en foutre et me pointer à la maternité après ma journée de boulot, ce qui sera probablement le cas en fin de compte. Comme je n'avais aucune nouvelle, j'ai accepté une réunion demain matin dans le courant de la journée. Et mon frère, en fin d'après-midi, qui se réveille et me demande si... je ne peux pas garder Élise pendant qu'elle dort entre 6 et 8h, entre le moment où il va conduire Del à l'hôpital et avant qu'il n'aille conduire ma filleule à l'école,car je n'ai visiblement pas le droit d'aller la conduire moi-même. Il aurait aussi bien aimé que je puisse être là pour réceptionner un lit, chez lui, dans la matinée. Il se fout de ma gueule... non? Bref, je suis dégoûté, après avoir été sous tension. Mais j'essaie que tout cela n'influence pas notre histoire. Elle ne veut pas foirer non plus "comme elle l'a déjà fait", apparemment, mais il semblerait qu'elle éprouve plus de difficultés à laisser ses problèmes en-dehors de la maison, il faut dire à sa décharge que je ne serais pas au top de ma forme, mentalement parlant, non plus. Elle ne veut plus se faire avoir, non plus. Peut-être qu'elle a encore peur que "je l'abandonne"... et donc, elle préfère fuir jusqu'à ses propres sentiments. Je sens que ça va mieux, depuis quelques jours, notre "connexion". On se lâche peut-être, petit à petit...