Crise des 3 mois: Check!

Cela fait de nouveau un petit moment que je n'ai plus écrit. Pour plusieurs raisons... D'un côté, on se voit vraiment tous les jours et donc je n'ai pas vraiment de recul sur les événements. Je pense moins pour vivre plus. D'un autre côté, les choses que je pourrais avoir à dire sont plus denses, plus complexes et il faudrait vraiment que je me pose pour presque rédiger une dissertation. Sur la différence entre passion et amour, par exemple. C'est très difficile à définir, c'est probablement subjectif et il faut encore analyser les différences entre les deux. Personnellement, j'ai parfois confondu les deux choses, peut-être parce que j'ai eu l'impression que l'une n'allait pas sans l'autre. Sinon, ce n'est pas assez fort, magique, poétique. Mais je dois bien avouer que ça m'a joué des tours de penser comme ça... Je remets l'ouvrage sur le métier à chaque étape. Et puis les discussions que j'ai pu avoir au cours de ma vie et plus récemment avec elle ont aussi fait évoluer cette manière de penser. Bien sûr, ce n'est pas l'essentiel. Bien sûr que le principal, c'est la véracité, la sincérité de l'amour. Avoir envie de comprendre l'autre, de construire quelque chose ensemble, de prendre soin de l'autre même quand il nous énerve. Mais j'aime tellement la magie et la poésie... Les jolis mots, la douceur, la tendresse... Et qu'on me chauffe, aussi, parfois, qu'on joue avec mon désir. On dit parfois que le plus important, c'est le voyage, pas la destination. Je crois que ces petites choses aident à vivre chaque moment avec une certaine légèreté et en même temps avec une réelle intensité. Ca aide à avoir le sourire en permanence. Ce n'est donc pas évident pour moi d'entendre de sa bouche qu'elle n'a jamais ressenti ça, pour moi. De savoir qu'elle avait déjà serré quelqu'un dans ses bras en ayant envie de "rentrer dedans", de ne plus jamais quitter ces bras... Mais que ce n'était pas le cas avec moi. J'ai parfois encore du mal à l'écouter parler du passé, surtout quand je ne suis pas d'humeur. Et même si cela ne suscite pas en elle de la nostalgie, un manque ou un regret. Il y a sans doute aussi moyen de faire cela de manière plus diplomate mais ce n'est visiblement pas sa spécialité... Ce qui est un peu étrange quand on sait qu'elle est assez susceptible, aussi. Il y a encore des réglages à faire, même si ils sont moins importants et conséquents. La crise des trois mois, n'est-ce pas?
Se demander si on doit "vivre ensemble", partager le loyer, décider de tout à deux... Ou pas. Parce que si je suis prêt à partager tout cela, il faut que ce soit "chez nous". Pas sûr qu'elle soit prête à me faire confiance... Or, dans ce cas, je préfère continuer à la sortir, à remplir son frigo et à l'aider occasionnellement que de sacrifier ma toute relative aisance financière pour qu'au final, cela ne change rien pour moi. Nous en sommes restés là, la dernière fois. Ces discussions ne sont pas terminées mais... Je crois qu'on parviendra à se mettre d'accord quand le moment sera venu. Je l'espère, en tout cas... Parce que je ne me sens bien et complet que quand je suis près d'elle, même si cela me fait un fameux changement. Elle n'a visiblement pas eu l'habitude d'être constamment avec quelqu'un, non plus. Ça et nos caractères fougueux, ce n'était pas forcément une évidence, à la base. Mais le mélange semble prendre, malgré tout... J'essaie de lui offrir des fleurs de temps en temps, j'ai acheté des rideaux que j'ai fait recouper par ma mère, je lui ai préparé une petite soirée sushi, parce qu'elle m'avait dit qu'elle aimait ça... Et même si ce n'est pas mon truc. J'essaie de faire pour un mieux avec ce que je peux. Je lui consacre beaucoup de mon temps, en tout cas. Je ne sais pas si cela suffit... Les projets semblent similaires, les goûts peuvent sans doute s'accorder, comme les caractères. La seule accroche possible, c'est le côté financier. C'est vraiment bidon quand même, ça! Mais c'est sans doute le lot des relations d'aujourd'hui... Les gens sont tellement peu sécurisés à ce niveau et se sont parfois déjà fait berner par des profiteurs ou des profiteuses en tout genre qu'on se méfie, qu'on a besoin de se sentir à l'abri. Triste air du temps, il faut faire avec...